Chers amis, je voudrais vous soumettre une petite réflexion sur la progression spirituelle selon Thérèse d'Avila et le lien entre l'esprit, le coeur et le corps.
Ici l'
esprit serait le lien qui unit la personne à Dieu (le passage de la grâce), le siège de la contemplation,
le
coeur, le siège de l'intelligence, la volonté et des facultés humaines (ou bien l'âme si vous voulez), siège des aspirations profondes de l'homme vers le bien
le
corps, ben le corps quoi (le siège aussi dirons-nous de la concupiscence) par lequel nous agissons (en bien ou en mal)
1) SECOURS GENERAL DE DIEU ET CONTRIBUTION ACTIVE DE LA PERSONNE Premières demeures : le
coeur est guidé par le
corps, il est livré aux passions de la chair et ne se tourne que très peu vers l'
esprit qui peut recevoir la grâce de Dieu.
Passage des premières aux deuxièmes : baptême de
Jean le Baptiste, par l'
eau du repentir et en mettant en pratique les bonnes oeuvres que Jean le Baptiste recommande (partagé sa tunique, ne pas faire de mal, se contenter de son salaire...).
Deuxième demeure : le
corps s'accorde un peu mieux au
coeur. Le
coeur devient le maître et combat courageusement les tendances mauvaises de la chair. Il fait principalement des bonnez oeuvres pour cela.
Passage des deuxièmes au troisièmes, fidèlité dans les bonnes oeuvres.
Troisièmes demeures : le
coeur est devenu le maître du
corps. La personne est devenu quelqu'un de respectable et de raisonné, une sorte gentleman qui "mène ses affaire avec droitures", mais elle se nourrit encore trop peu de l'
esprit. Sa prière reste discursive, elle est peut-être trop raisonnable.
2) SECOURS PARTICULIER DE DIEU ET CONTRIBUTION ACTIVE DE LA PERSONNE Passage des troisièmes aux quatrièmes demeures, irruption de la grâce, rencontre personnelle avec le Christ...
Baptême dans le
sang du
Christ.
Quatrièmes demeures : le
coeur commence à se nourrir de l'
esprit et reçoit ainsi la grâce par un secours particulier, c'est-à-dire subjectif, personnel. Le
coeur commence à se dilater, par l'
esprit, mais il reste nourrit par des oeuvres de la chair. Le
coeur est un joyeux mélange de charnel et de spirituel.
Passage des quatrièmes aux cinquièmes demeures : nuit des sens ou bien purification du
coeur. La personne ayant goûté aux joies qui viennent de l'
esprit commence à se dégoûter des oeuvres de la chair en les trouvant insipides, mais il a du mal à s'en séparer ce qui provoque une sorte de douleur qui s'atténue au fur et à mesure que le
coeur se nourrit de l'
esprit.
Fidélité et détermination dans la prière
Cinquièmes demeures : le
coeur finit par se dilater et s'accorde autant qu'il est possible à l'
esprit. La contemplation est facile, la personne ressent constamment la présence de Dieu. Elle porte beaucoup de fruits quand elle témoigne du Christ. Elle n'éprouve que peu de répugnance à s'accorder en toutes choses à la volonté de Dieu.
3) SECOURS PARTICULIER DE DIEU ET CONSENTEMENT PASSIF DE LA PERSONNE Baptême dans le
feu par
l'Esprit Saint Passage des cinquièmes demeures aux sixièmes : la Trinité désire se donner à cette personne d'une manière beaucoup plus intense que précédemment, la lumière qu'elle répand sur l'
esprit devient plus puissante, elle met en lumière les zones d'ombres qui restait encore cachée. Cette action est douloureuse pour l'âme, c'est la nuit de l'
esprit.
Sixièmes demeures : les capacités du
coeur et de l'
esprit se dilatent, la lumière divine se répand d'une manière très intense, le contraste entre cette lumière et la misère de l'âme est très douloureux. Il peut y avoir quelques extases. Tant que le
coeur n'est pas purifié, il essaye de "retenir" l'
esprit qui finit par "s'envoler vers Dieu. Ce sont les
fiançailles spirituelles entre le Christ et l'âme, une première entrevue entre les deux personnes.
Passage entre les sixièmes et septièmes : "il n'y a plus qu'une porte" (Thérèse d'Avila)
Septièmes demeures : l'
esprit repose complètement en Dieu, le
coeur est en fête. Ils ne font plus qu'un, l'e
sprit est "déifié", la Trinité devient le Maître à bord. L'
esprit participe en plénitude à la vie de la Trinité.
Il s'agit du
mariage spirituel.
Après quelques temps, l'
Esprit et l'
esprit, intensifie leur relation, la Vive Flamme d'Amour de l'
Esprit Saint approfondit d'une manière plus intense leur relation. Les capacités de l'âme se dilate encore dans l'amour!
Puis l'
enfantement spirituel : le
coeur et l'
esprit de la personne étant dilatés d'une manière divine, ils peuvent "accueillir" en leur sein plein de petites âmes qui ne sont pas arrivées au même état de transformation.
L'accumulation de ces âmes produit comme une barrières entre l'
esprit (qui est perdu en Dieu) et le
coeur de cette personne. Le feu divin qui nourrissait l'
esprit et le
coeur, vient nourrir d'une manière très puissante le coeur de
toutes ces petites âmes. Le coeur de cette personne à l'impression d'être délaissé, il a l'impression que les péchés de toutes ces petites âmes qu'il porte en son sein sont les siens.
Il mange à "la table des pêcheurs" (TEJ) et enfante des milliers d'âmes à la vie divine selon la parole d'Isaïe 49, 20 (les âmes qu'elle enfante disent à cette personne) :
"fais-moi une place pour que je m'installe" et tu diras dans ton coeur : "qui m'a enfanté ceux-ci?". Pardonnez moi ce bafouillage, Jean expliquerait tout cela bien mieux qui moi, mais ça m'aide d'avoir le plan global de la transformation que Dieu
veut opérer en nous.
Il faudrait agrémenter tout ça de passage de l'Ecriture, mais il y a en plein d'autres qui l'ont déjà fait.
Bien unis par la prière et le coeur de Mairie
Jean-Baptiste