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 Evangile du dimanche et commentaire

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Espérance

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Evangile du dimanche et commentaire - Page 3 EmptyDim 28 Avr - 10:16

Dimanche 28 avril - La Divine Miséricorde


Évangile (Jn 20,19-31):

Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit: «La paix soit avec vous!». Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: «La paix soit avec vous! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie». Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit: «Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus».

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient: «Nous avons vu le Seigneur!». Mais il leur déclara: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas!».

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit: «La paix soit avec vous!». Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant». Thomas lui dit alors: «Mon Seigneur et mon Dieu!». Jésus lui dit: «Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu».

Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

COMMENTAIRE :

[size=16]L’intervention de Thomas est intéressante, car elle évoque un sujet très présent dans la pensée, à savoir, la question de la preuve. Et cette question est un fait important dans le débat entre les rationalistes et les mystiques.


Il ne s’agira pas de savoir qui a raison, mais de souligner l’une ou l’autre notion qu’il convient d’avoir à l’esprit.



Tout d’abord, il est saint et avisé de s’interroger sur ce que l’on croit.



Ensuite, il faut tout de suite rappeler que la preuve ne doit pas remplacer la foi, et ne peut pas remplacer la foi ni la fonder non plus.



La foi est une dimension essentielle à la vie, donc il n’est pas question de la substituer par autre chose. En général, on la substitue par une autre foi, et de piètre nature.



Enfin, la limite de la preuve, quand on y accède, la limite réside en ce que la preuve n’a pas la puissance de donner vie ou d’engendrer ce qu’elle veut justifier.



Précisément, ce n’est pas en mettant son doigt dans les marques des clous que l’on adhère au Ressuscité, ou du moins, que le Ressuscité se montre, c.-à-d. qu’il passe de sa position de retrait, où il est non reconnaissable, à la manifestation.



Sa manière d’apparaître se signale par les traces qu’il laisse dans notre sensibilité, par sa manière de toucher notre sensibilité ou notre intériorité, au point de la conformer, de lui donner une forme, voire une orientation.



Sa manière de se manifester, c’est par exemple en prononçant le nom « Marie », et Marie de Magdala reconnaît son nom, et se retourne pour constater ce qu’elle vient d’entendre.



Sa manière de se manifester, c’est sa façon de parler de lui-même d’après ce qu’en disent les Écritures, à deux hommes sur le chemin d’Emmaüs. Sa parole provoque cette brûlure dans le cœur qui leur fait sentir que celui qui parle est dans le vrai, il est si proche de celui dont il parle, et que sa présence est indicible, et qu’ils ne veulent pas qu’il parte. Reste ! disent-ils.



Mettre son doigt dans les marques des clous, c’est constater le passé, constater les vestiges de la mort.



Mais la mort n’a pas duré longtemps chez lui. La mort est finie pour lui.



Les preuves de quoi ? Les preuves de la croix ? Les preuves de la mort ?



De toute façon, mettre son doigt dans les marques des clous est une initiative de Thomas.  C’est ce qu’il réclamait. Néanmoins, il ne peut rien faire advenir avec ce geste.



Jésus lui dit d’ailleurs, fais-le. Et alors ?


 

C’est le Ressuscité qui vient, c’est lui qui a l’initiative de venir, de se montrer à qui il veut.


On ne peut pas l’attraper avec des preuves, le faire venir ou le retenir.



Croire dans ce contexte, c’est pareil. Ce n’est pas quelque chose que l’on saisit, que l’on maîtrise avec des démonstrations.



Il faut mettre le croire en lien avec le geste que fait le Ressuscité en l’absence de Thomas, c.-à-d., quand il souffle sur les apôtres en leur disant, « recevez l’Esprit, pour que vous ayez la vie en vous ».



« Recevez ». Ce don répond normalement à un « chercher ».



Symboliquement, nous avons le chercher de Marie Madeleine et celui d’autres femmes qui cherchent le corps du Crucifié, pour parachever sa sépulture et l’honorer comme il mérite.



Elles ont été gratifiées par bien plus précieux qu’un corps de crucifié, puisque c’est le Ressuscité, en personne, qui les trouve, et elles sont donc les premières à connaître cette bonne nouvelle ou cette révélation.



Donc, avec le « prouver », vous êtes toujours avec vous-même, vous êtes votre propre assurance, comme il avait dit à certains, vous avez déjà votre récompense, donc vous avez votre assurance. Votre preuve, et c’est vous-même. Pas lui.



Car, avoir la vie en soi, au sens exprimé par le Ressuscité, c’est avoir la vie qu’est Dieu et qu’opère l’Esprit.



Nous sommes vivants, mais notre vie ne peut nous suffire, à moins que l’on veuille la thésauriser, c.-à-d., mettre de la vie de côté comme on fait avec de l’argent, pour en profiter plus tard, quand on sera dans le besoin.



Notre vie ne peut nous suffire, car l’humain est un être vers la vie, et nous aspirons à cet au-delà de nous-même, voilà pourquoi nous investissons la nôtre, car la solution au problème de la vie est la vie même, celle que peut donner celui qui est la vie même.



Donc, dans cette dynamique du monde de la vie, la logique de la preuve fait long feu, ou la preuve tombe à l’eau.


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Père Roland Cazalis


Ac 5, 12-16 ; Ps 117 (118), 2-4, 22-24, 25-27a ; Ap 1, 9-11a.12-13.17-19 ; Jn 20, 19-31


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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Evangile du dimanche et commentaire - Page 3 EmptyDim 11 Aoû - 22:17

Homélie 19e dimanche année C

Posted: 08 Aug 2019 04:50 AM PDT



Evangile du dimanche et commentaire - Page 3 1801-1-4%2BChampaigne%2BBon%2BPasteurSois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. Voilà les premiers mots de Jésus dans l'évangile de ce dimanche. Ces paroles doivent nous fortifier dans notre confiance et notre espérance. Jésus veut en effet nous sauver et nous donner le bonheur éternel du ciel. C'est ce que nous disons dans l'acte d'espérance : Mon Dieu, j'espère avec la plus ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, la vie éternelle et toutes les grâces pour l'obtenir, parce que vous êtes infiniment bon pour nous, tout-puissant et fidèle dans vos promesses. 

Voici à ce sujet les paroles pleines de douceur et d'espérance que Jésus adressait à la mystique capucine italienne, soeur Consolata Betrone : Le 15 décembre 1935, notre Seigneur lui dit: Il arrivera souvent, Consolata, que des âmes très religieuses, surtout de celles qui me sont consacrées, me blessent dans l’intime de moi-même par cette phrase défiante : « Qui sait si je me sauverai ? » Ouvre l’évangile et tu verras ce que j’ai promis à mes brebis : « Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. » As-tu compris Consolata ? Personne ne peut me ravir une âme. Lis plus loin : « Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. As-tu compris Consolata ? Personne ne me ravira une âme… elles ne périront jamais, car je leur donne la vie éternelle. A qui s’adressent ces paroles ? A toutes les âmes. Pourquoi, dès lors me causer cet affront: « Qui sait si je serai sauvé ? » quand, dans l’Évangile, je donne la pleine assurance qu’aucune âme ne me sera ravie, que je leur donnerai la vie éternelle et qu’ainsi personne ne sera perdu ? Crois-moi Consolata, va en enfer qui veut bien y aller ; car, bien que personne ne puisse m’arracher une âme, néanmoins, l’âme dotée du libre arbitre peut s’enfuir, me trahir et me renier et par conséquent se livrer au démon. Je veillerais sur vous durant toute votre existence terrestre en vous donnant grâce sur grâce ; et, au dernier instant de votre vie, alors que je n’aurais plus qu’à recueillir les fruits de ma Rédemption, que l’âme serait à la veille de jouir de sa béatitude, je permettrais au démon, mon pire ennemi, de me ravir cette âme ? Que deviendraient alors les promesses de vie éternelle exprimées dans mon évangile ? Comment peut-on croire, Consolata, de pareilles monstruosités ?

Toutefois la suite du texte de l'évangile de ce jour nous invite à la vigilance. Car si nous manquons de vigilance, nous risquons de ne pas être prêts et au moment de notre mort et du jugement, il sera trop tard. L'espérance qui est la nôtre pour être réelle doit s'accompagner tout au long de notre vie du combat spirituel. Tant que dure cette vie sur la terre, personne ne peut avoir la certitude absolue d'être en état de grâce, à moins d'une révélation spéciale de Dieu. Cependant, celui qui prie beaucoup, en particulier qui prie beaucoup la Sainte Vierge, avec son chapelet par exemple, peut être moralement certain qu'il arrivera au salut éternel. Le saint Padre Pio disait à ce sujet : Celui qui prie beaucoup se sauve. Celui qui prie peu est en danger. Celui qui ne prie pas se damne.

Voilà, frères et soeurs, à nouveau la corde dont il nous faut tenir les deux bouts : confiance et espérance, d'une part ; vigilance et prière d'autre part. N'oublions jamais cette double nécessité. Mais je voudrais conclure sur une note de confiance malgré tout en vous citant le début de l'acte de confiance de Claude de la Colombière, le directeur de sainte Marguerite-Marie, la confidente du Sacré-Coeur, ce qui nous ramène aux paroles du début de l'évangile de ce dimanche : Je suis si persuadé, mon Dieu, que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous, je suis si persuadé qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend tout de vous, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes.



Père Simon, Monastère de Chevetogne en Belgique

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