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 28ème dimanche du temps ordinaire

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MessageSujet: 28ème dimanche du temps ordinaire   Lun 8 Oct - 9:18

28ème dimanche du temps ordinaire

Lectures du jour : http://missel.free.fr/Annee_C/TO/2/28.html

A quelques siècles de distance, le livre des Rois et l'évangile nous parlent de lépreux. D'un côté, nous avons le général Syrien Naaman. Puis l'évangile nous raconte la triste situation de dix ressortissants du peuple d'Israël. Leur maladie en faisait des exclus. On devait les éviter pour se protéger de la contagion. Pour avertir de leur présence, ils utilisaient une clochette. Quand on l'entendait, il fallait s'écarter d'eux. De plus cette terrible maladie était considérée comme le symbole et la conséquence du péché qui défigure en eux l'image de Dieu.

Leur situation nous renvoie à nous et à notre vie. Les progrès de la science permettent de guérir la lèpre. De plus en plus, on fait tout pour se protéger des épidémies qui se propagent. Les magasins d'alimentation, les cantines, les hôpitaux et tous les lieux qui accueillent du public sont soumis à des normes d'hygiène très strictes. Mais cela vaudrait la peine de voir où nous en sommes du point de vue moral. Nous sommes dans une société qui nous pousse à vivre et à penser comme tout le monde. Ce qui prime, c'est l'argent, la belle situation, les honneurs. Et pour y parvenir, on accepte toutes les compromissions. La pression sociale, c'est quelque chose de terrible car elle nous pousse à penser et à agir comme tout le monde. Aussi, en ce jour, il est important que nous nous laissions interpeller par l'évangile.

Les textes bibliques de ce dimanche nous annoncent une bonne nouvelle : Dieu est capable de guérir les lépreux ; nous l'avons vu dans la première lecture pour Naaman le Syrien. C'est aussi le cas pour les dix qui viennent trouver le Christ. Mais le plus important, ce n'est pas le miracle. Jésus ne met jamais en avant sa puissance de faiseur de miracles. Il attribue la guérison au malade lui-même : "Ta foi t'a sauvé". Le miracle n'est qu'une étape qui fait appel à la foi. Les hommes sont libres d'accepter ou de refuser ce signe que Dieu nous donne. En tout cas, ils ne se convertissent pas automatiquement. La preuve par neuf en est faite dans l'évangile de ce jour. Les dix lépreux ont été guéris mais cette guérison n'est pas le véritable salut ; elle n'en est qu'un signe. Seul le dixième a trouvé le salut parce qu'il a compris que ce maître n'est pas un simple guérisseur.

Comme les dix lépreux, nous pouvons nous aussi crier vers les Seigneur et lui demander de nous sauver. Nous le prions pour nous, pour nos malades et pour notre monde qui souffre de la violence, des guerres et de toutes sortes de malheurs. La bonne nouvelle c'est que Jésus ne fuit pas le cri de nos misères. Il est toujours attentif aux petits, aux malades, aux exclus. Il accueille tous ceux et celles qui viennent à lui. En les envoyant au prêtre, il les réintègre dans leur communauté pour qu'ils y retrouvent toute leur place. C'est sa priorité et il veut que ce soit aussi la nôtre.

Mais il reste un problème pour le dixième lépreux. Il ne peut pas aller au devant du prêtre car c'est un samaritain. De ce fait, il aurait été refoulé. Alors il fait demi tour et revient vers Jésus. A la réflexion, il ne pouvait rien faire d'autre. Les neuf autres ont suivi les prescriptions de la loi, mais ils n'ont pas vraiment rencontré Dieu. Le Samaritain a été le seul qui a accueilli le Salut. Sa prière d'action de grâce est l'expression même de la foi qui sauve. Prier ce n'est pas seulement être poli envers Dieu en lui disant merci. La vraie prière c'est celle qui nous fait accueillir le salut et qui nous ajuste à l'amour que Dieu nous porte.

C'est donc un appel à la foi qui nous est adressé en ce dimanche. Or il n'y a pas de foi sans humilité profonde et sans dépouillement de soi. Naaman s'est dépouillé de son orgueil. Il a reconnu la puissance du Dieu d'Israël et il est reparti dans son pays avec la ferme intention d'honorer ce Dieu qui l'a guéri. Aujourd'hui encore, le même Dieu continue à agir avec des moyens pauvres : Le Curé d'Ars, Bernadette de Lourdes, la bienheureuse Mère Teresa et tant d'autres… Nous chrétiens d'aujourd'hui, nous sommes envoyés pour témoigner du Salut de Dieu dans une société marquée par la lèpre de l'indifférence et du matérialisme. Beaucoup sont submergés par la tristesse et l'angoisse parce qu'ils ont perdu leurs repères, leurs raisons de vivre. Jésus ne demande qu'à les guérir de ce mal mais ils ne le savent pas.

Notre monde a besoin de témoins joyeux et lumineux qui n'ont pas peur de rendre compte de l'espérance qui les anime. Lui-même a mis sur notre route les personnes qu'il faut pour nous aider à revenir vers lui et à progresser dans la foi. D'autre part, nous sommes toujours impressionnés par les témoignages de nouveaux convertis qui ont redécouvert l'amour de Dieu dans leur vie. Des hommes, des femmes, des enfants qui étaient très loin de Dieu se mettent en route et progressent dans la foi. Pendant ce temps, d'autres qui se disent fidèles bons pratiquants ne bougent pas et refusent de s'engager.

Rassemblés pour l'évangile, nous louons Dieu pour tout ce qu'il a fait pour nous. Il nous guérit de nos lèpres ; il nous remet debout et il nous envoie vers les autres. L'action de grâce après le communion ce n'est pas seulement quelques minutes avant la sortie de la messe ; elle doit se continuer tout au long de la semaine dans notre témoignage joyeux et libéré : "Le Seigneur a fait pour moi des merveilles, Saint est son Nom."

D'après diverses sources
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Anonymou
Invité



MessageSujet: Actions de Grâce   Lun 8 Oct - 10:35

Oui Père

Rarement je ne réponds à vos textes.
Cependant celui-ci m'interpelle car au fond nous sommes tous un peu des lépreux avec la Foi Ô combien tiède qui nous fait peur de l'engagement.

Je pense que chacun de nous reste sincère au fond de lui-même dès lors que nous CROYONS que nous serons tous sauvés malgré nos imperfections.

Dieu ne nous a pas crées pour être condamnés ! par les humains peut-être car il est si facile de mettre à l'écart :
celui'celle qui ne nous ressemble pas !
celui'celle qui est pauvre dans une société de consommation !
celui'celle qui est fragile dans sa tête par les épreuves subies de la vie !
celui'celle qui handicapé ne marche pas aussi vite que nous !
celui'celle qui nous paraît moins beau au visage ingrat !
celui'celle qui remue dans les brancards pour crier JUSTICE !
celui'celle qui va mourir seul'e de trop souffrir ! etc...

Pourtant le Seigneur n'abandonne aucun de ses enfants car pourquoi nous aurait-Il crées ! je pense aussi que si c'était pour nous condamner Dieu nous aurait crées autrement donc moins fragiles !

Nos fragilités sont à mon sens uniquement des marches qu'il faut gravir pour accéder à la Vie Eternelle que Jésus nous promet, mais pour se faire Jésus met sur nos routes des Êtres capables de nous aider, de nous porter, de nous consoler, de nous donner ce coup de pouce au moment où il faut pour gravir la marche trop haute !

j'aime aussi cette image de la cordée tous encordés pour atteindre le sommet, si un "glisse" les autres redoublent d'efforts ! c'est la SOLIDARITE de notre humanité, aujourd'hui je glisse demain ce sera toi !

Puissions-nous songer à notre belle cordée sous ce soleil de DIEU.

Pourquoi Dieu nous aurait-Il menti ? de là va découler NOTRE FOI en LUI, avec LUI pour LUI et par LUI.
mariedemontfort
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