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 29ème dimanche du temps ordinaire

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MessageSujet: 29ème dimanche du temps ordinaire   Dim 14 Oct - 23:27

29ème dimanche du temps ordinaire

Lectures du jour : http://missel.free.fr/Annee_C/TO/2/29.html

La première lecture nous parle de bataille. En écoutant ce texte, une jeune femme du quart monde s'est sentie interpellée ; elle y reconnaissait sa vie : "Tu comprends, disait-elle, il faut que je me batte chaque jour, il faut que je me retrousse les manches, car si je ne le fais pas, personne ne le fera pour nous. Il y a des fois où je baisse les bras. Je n'en peux plus et je m'effondre. Heureusement, il y a des amis. Ils me disent que je ne peux pas laisser les enfants comme ça. Alors, ils me portent à bout de bras et je repars."

En donnant ce témoignage, cette femme venait d'ouvrir une page vivante de l'Ecriture. Ce qu'elle passait au fil de l'épée, c'était le dégoût de la vie et le désir d'en finir. Malgré leur dénuement, ses amis l'aidaient à retrouver la joie de vivre. Depuis les origines, l'Eglise a vu dans ce texte l'illustration de la nécessité de prier sans relâche. Pour cette prière, Moïse a pu être aidé par son frère Aaron et son ami Hour. Nous aussi, nous avons besoin d'être aidés et soutenus dans notre prière. C'est la force qu'apporte un groupe de prière.

Dans l'évangile c'est le même appel qui nous est adressé. Voici encore un témoignage : Une maman racontait un jour comment, pendant toute une semaine, elle s'était installée sur les sièges du hall de l'inspection académique. Tous les jours, elle venait réclamer une place d'apprentissage pour son fils. Excédés de la voir s'installer chaque matin, les employés ont fini par lui donner satisfaction. Pour elle, ce n'était que justice. A travers son insistance, cette maman donnait une puissance inégalée à la prière. Ce n'était pas pour elle qu'elle était là. Sa seule préoccupation était l'avenir de son enfant.

Alors, imaginons un peu la force de la prière au Seigneur, si nous faisions, nous aussi le siège de son antichambre chaque matin. Et si nous nous y mettions à deux ou trois avec toutes nos prières ! Si nous nous tournions vers Dieu en ne pensant qu'à son amour, le monde en serait sûrement bouleversé. "Mais le Fils de l'homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ?"

Prenons le temps d'accueillir cet évangile et de nous en imprégner. Il nous annonce une bonne nouvelle : Notre Dieu n'est pas un juge semblable à celui de la parabole ; il est Père, un Père plein d'amour. C'est ainsi que le Père nous a appris à le prier. "Un pauvre a crié, Dieu entend ; il le délivre de toutes ses angoisses." Comprenons bien : Notre prière n'a pas pour but d'éveiller Dieu ou de capter son attention. Il sait de quoi nous avons besoin avant que nous le lui demandions. Saint Jean affirme qu'il ne sélectionne pas nos demandes. Il nous écoute quoi que nous lui demandions.

Nous sommes donc invités à une folle confiance, une confiance qui ne baisse jamais les bras et qui ne laisse aucune place au doute. Ce qui importe, c'est que cette prière soit faite au nom de Jésus : "Tout ce que vous demanderez en mon nom dans une prière pleine de foi, vous l'obtiendrez." (Mt 21, 22) Le problème c'est que nous faisons souvent l'expérience du silence de Dieu et de la prière inexaucée. A ce sujet, quelques précisions s'imposent :

1. La prière ne remplace pas notre actions : le peuple d'Israël a été sauvé grâce à la prière de Moïse mais aussi au combat de Josué sur les champs de bataille. La veuve de l'évangile combat sans cesse et avec courage. C'est aussi vrai pour nous aujourd'hui. La prière ne nous dispense pas de prendre nos responsabilités. Un cierge ne peut obtenir un examen si l'on n'a pas travaillé. Dieu n'est pas le bouche-trou de nos paresses ni l'encouragement de nos fuites. La prière seule ne suffit pas ; l'engagement seul non plus. Il nous faut tenir les deux à la fois, la prière et l'engagement.

2. La foi donne force à la prière. Dans l'évangile, Jésus nous parle d'un juge sans justice qui finit par satisfaire la plaignante pour retrouver le calme. Il est tout l'opposé de Dieu, le juste juge car il est bienveillant et attentif. Le risque de ne pas être exaucé ne vient pas de Dieu mais de nous. Si Jésus nous demande d'insister dans la prière c'est d'abord pour qu'elle se purifie, pour qu'elle soit vraiment ajustée à l'amour passionné de Dieu pour nous et pour le monde.

3. La foi nous permet de voir l'exaucement effectif de nos prières. La supplication de Jésus à Gethsémani n'a pas été exaucée tout de suite. De même celle de Maximilien Kolbe condamné à mourir de faim dans un bunker. Et pourtant ces prières n'ont pas été perdues. Elles ont été exaucées plus tard et autrement.

Chaque dimanche nous nous réunissons à l'église au nom du Seigneur. Il est présent au milieu de nous. Prions-le avec confiance et persévérance en nous appuyant les uns sur les autres. Nous ferons nôtres les intentions de prières des voisins et celles de l'Eglise universelle. Le Christ présent au milieu de nous nous entend. Il nous entend d'autant mieux que nous sommes davantage unis à nos frères et sœurs du monde entier. Que cette bonne nouvelle affermisse notre foi !
D'après diverses sources

http://dimancheprochain.over-blog.com/ (Ceux qui le souhaitent peuvent s'abonner gratuitement à la newseletter)

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