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 11ème dimanche du temps ordinaire

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MessageSujet: 11ème dimanche du temps ordinaire   11ème dimanche du temps ordinaire EmptyLun 9 Juin - 14:57

11ème dimanche du temps ordinaire

Lectures du jour : Lectures du jour : http://missel.free.fr/Annee_A/TO/1/11.html

Appelés et envoyés
"La moisson est abondante et les ouvriers peu nombreux." Cette parole de Jésus nous rejoint aujourd'hui. Ce constat est douloureusement ressenti par nos évêques qui réfléchissent en ce moment sur les besoins du diocèse et des communautés chrétiennes. Ils examinent les postes à pourvoir, les changements d'activités ou de missions à effectuer. Compte tenu de l'état actuel du nombre de prêtres, de leur état de santé et de leur âge, ce n'est pas une tâche facile pour un évêque.

Or voilà que les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de l'appel de Dieu. Moïse a été appelé par le Seigneur. Il est devenu son interlocuteur sur la montagne sainte. Ce n'est pas pour lui-même que Dieu l'appelle mais pour la libération du peuple d'Israël et pour le service de l'alliance. Quand Dieu appelle quelqu'un c'est toujours en vue d'une mission. Il veut faire de nous des hommes et des femmes libres, des partenaires. Il a vu la misère de son peuple. Cela, il ne peut pas le supporter. Il nous envoie donc vers nos frères.

Ce message, nous le retrouvons dans l'évangile. Jésus vient de commencer sa prédication. Il est saisi de pitié par ces foules qui viennent à lui car elles sont comme des brebis sans berger. Il est touché au plus profond de lui-même, dans sa tendresse humaine et divine pour les pauvres et les petits. La situation de tous ces gens lui fait mal au cœur. La mission de ses apôtres va donc s'enraciner dans cette "pitié" du Seigneur pour tous ces gens qui sont là devant lui. Ils seront envoyés pour témoigner de cette tendresse de Dieu pour les petits, les pauvres et les exclus.

Le Christ n'a pas changé. Il voit la détresse matérielle et spirituelle des foules d'aujourd'hui. Si nous sommes un peu attentifs à ce qui se passe autour de nous et dans le monde, nous voyons bien le désarroi et le découragement qui se lisent sur les visages. Comme celles d'autrefois, les foules d'aujourd'hui sont sans vrai berger. Beaucoup sont entre les mains des mercenaires ou de semeurs d'illusions. Nous voyons des enfants et des jeunes sans repère et sans avenir, des adultes sans raison de vivre. Des croyants quittent l'Eglise parce qu'ils ne s'y sentent pas accueillis ni écoutés. Ils s'en vont parce qu'ils ne trouvent pas de réponse à leurs interrogations ni à leurs besoins spirituels. Avec Jésus, laissons-nous prendre aux entrailles par cette détresse qui nous interpelle.

Face à cette urgence, nous attendrions un projet pastoral avec des mesures pratiques et immédiates. Or voilà que la première mesure que nous propose Jésus c'est de nous mettre en prière : "Priez le Père d'envoyer des ouvriers pour sa moisson." Le Christ lui-même passait de longs moments, parfois des nuits entières à prier le Père, surtout avant de prendre les décisions les plus importantes. Le Royaume de Dieu ne peut advenir sans notre prière. C'est une des principales demandes du "Notre Père" : "Que ton Règne vienne…"

Si Jésus insiste si fortement sur l'importance de la prière c'est parce qu'elle nous met au diapason du cœur de Dieu. Elle n'est pas un refuge pour nous dispenser de nos engagements. Nous ne prions pas pour demander au Seigneur d'envoyer les autres mais pour lui demander de nous aider à entrer dans sa volonté. Nous nous tournons vers lui pour lui demander de nous transformer, de faire de nous des ouvriers passionnés et efficaces pour la mission.

Trop souvent, nous avons tendance à nous lamenter sur ce qui ne va pas, le manque de prêtres, les églises à moitié vides, le nombre d'enfants qui ne vont plus au catéchisme… Cela ne sert à rien de gémir et de rappeler ce qui se faisait autrefois. Il y a bien mieux à faire. Nous avons besoin d'un nouveau regard sur le monde d'aujourd'hui, un regard optimiste et généreux. Grâce à la prière, nous apprenons à aimer nos frères tels qu'ils sont, comme le Père les aime. Nous entrons en communion avec les sentiments du Père et du Christ. Nous devons aimer ce temps qui est le nôtre avec ses ombres et ses défaillances. L'Evangile c'est la bonne nouvelle annoncée aux petits et aux exclus. Ils ont la première place dans son cœur.

Après ce temps de prière, Jésus choisit les Douze pour leur confier l'annonce de l'évangile. Il leur adresse des recommandations précises : "N'allez pas chez les païens !" C'est trop tôt. Allez d'abord chez le peuple élu. C'est lui qui convertira le monde païen. Le Christ nous envoie auprès de nos frères chrétiens pour qu'ensemble nous soyons ses témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. L'annonce de l'évangile a besoin de communautés unies, vivantes et engagées. Il continue à appeler des prêtres, des diacres, des religieux et religieuses, des chrétiens généreux qui s'engagent résolument à sa suite.

"Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement !" Le don de Dieu est toujours gratuit et sans mérite de notre part. Accueillons cette gratuité du Seigneur et apprenons à vivre dans la gratuité… Cela signifie plusieurs choses : Ne pas rechercher la considération ni la gloire de ce monde, aimer nos frères sans attendre qu'ils le méritent, ne jamais dire : "Ces gens-là ne sont pas intéressants. C'est tous les jours que nous sommes sauvés et pardonnés gratuitement. Jésus compte sur nous. Le maître d'œuvre c'est lui. Nous ne sommes pas à notre compte mais au sien. Demandons-lui qu'il nous donne la fougue et la fidélité de Moïse. Qu'il nous envoie son Esprit pour que nous donnions gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement. Qu'il nous apprenne à écouter sa voix et à observer son alliance.
D'après diverses sources

Jean C
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MessageSujet: Re: 11ème dimanche du temps ordinaire   11ème dimanche du temps ordinaire EmptyLun 9 Juin - 22:39

Un autre commentaire


L'Urgence de la Mission

L'évangile de ce dimanche débute par une notation capitale: le sentiment qui étreint Jésus et qui motive son activité:
Jésus, voyant les foules, eut pitié d'elles
parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger.

Jésus nous regarde: mais où vont donc ces gens pressés qui font "leurs courses"(en effet), se bousculent dans les grandes surfaces, se dépêchent pour gagner un stade ou une salle de concert, se ruent vers la mer et les aéroports?...Il suffit d'une affiche, d'un slogan publicitaire, d'une rumeur pour mobiliser la multitude. Moutons de panurge attirés ci et là, tiraillés, stressés, jamais satisfaits.

"Jésus a pitié": le terme français, dégoulinant de condescendance, ne convient absolument pas. La traduction exacte est: "Il est étreint aux entrailles". Le verbe vient du mot "matrice"et il n'est jamais utilisé que pour Jésus. A la manière d'une maman bouleversée à la vue de son enfant malade, Jésus est bouleversé dans la profondeur de son être: tant de malheurs, de handicaps, de violences, de guerres, de désespoirs! …
Il veut rendre sens à notre vie, guider les peuples vers la Vie !

L'image des brebis égaillées n'est pas banale: on la trouve notamment dans le fameux chapitre 34 du prophète Ezéchiel où Dieu accusait les autorités d'Israël, rois et prêtres (habituellement dénommés "les pasteurs") de ne pas accomplir leur tâche:
"Malheur aux bergers qui se paissent eux-mêmes…Vous n'avez pas guéri la brebis malade, vous n'avez pas cherché la brebis perdue. Vous avez exercé votre autorité par la violence…Les bêtes se sont dispersées faute de berger…."
C'est pourquoi Dieu faisait la promesse solennelle de venir un jour s'occuper lui-même de son peuple:
" Ainsi parle le Seigneur Dieu: je viens chercher moi-même mon troupeau pour en prendre soin…Je le rassemblerai des différents pays…Je ferai paître mon troupeau selon le droit".

Et très curieusement le texte continuait:
" Je susciterai à la tête de mon troupeau un berger unique: ce sera mon serviteur David…Moi, le Seigneur, je serai leur Dieu et mon serviteur David sera Prince au milieu d'eux…
Je conclurai avec mon troupeau une alliance de paix…"

Ainsi en assumant le titre de ce Berger, Jésus prétend bien être ce Messie, fils de David, authentifié par Dieu, présence même du Dieu Pasteur, qui doit venir rassembler les hommes dans l'alliance de paix.

L'URGENCE DE LA MOISSON

Il dit alors à ses disciples: " La moisson est abondante et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson".

Changement de registre. Dans la Bible, l'image de la moisson désigne le temps du jugement final de Dieu: avec Jésus, ce moment décisif est arrivé. Il a semé le grain de la Parole: même s'il y eut beaucoup de pertes, le grain a poussé dans de bons cœurs. A présent, Dieu instaure son règne et les hommes sont appelés à y entrer. Avec Jésus survient la plénitude définitive de l'homme.

Afin de réaliser son œuvre, il a besoin de collaborateurs mais au lieu de leur crier: " Foncez vite!", il recommande de PRIER.
Car on ne s'auto-proclame pas "évangéliste", on ne décide pas soi-même de travailler à la moisson de Dieu. Vertus, intelligence, bonne volonté sont radicalement insuffisantes. Il importe au préalable de regarder le monde avec les yeux du Christ, de communier à son amour "viscéral", de reconnaître sa propre impuissance, d'être angoissé par l'urgence de sauver l'humanité. C'est pourquoi le disciple, d'abord, PRIE.
Avant de courir vers les gens, il tombe à genoux et se tourne vers le Père car Lui seul peut le choisir, l'envoyer, l'adapter à sa tâche.
Et ses élus ne seront pas souvent ceux ou celles que nous aurions choisis nous-mêmes selon nos critères !

CHOIX ET MISSION DES DOUZE APOTRES

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. (suit la liste des 12…)

La "moisson-mission" n'est pas une tâche à hauteur d'homme: il faut accepter que Jésus communique son propre pouvoir. Les dons fondamentaux ne sont pas l'intelligence, l'éloquence, le prestige mais la force divine d'exorciser le mal dans l'esprit et dans le corps de l'homme.

Ces Douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes:
" N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.
Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche; guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons.
Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement."

Donc la première mission concerne d'abord le peuple juif mais on sait que l'évangile se terminera par l'ouverture au monde entier: " Allez dans toutes les nations…". Il faut commencer par "les croyants" mais, devant leurs réticences, les apôtres se tourneront de plus en plus vers l'universel. L'échec renvoie toujours à de nouveaux horizons.

Les envoyés calqueront leur conduite sur celle du Maître: ils resteront des itinérants sans jamais s'installer; ils seront les hérauts du Règne de Dieu et ils accompliront des signes de guérison.
Et bien entendu, ils rempliront leur mission dans un désintéressement total. Comme Jésus, ils vivront dans la dépendance de ceux qui voudront bien les accueillir. L'Eglise doit être la société de la gratuité.
Leur amour mutuel, leur pauvreté, leur empressement joyeux, leur certitude d'accomplir la tâche la plus essentielle de l'histoire et les résultats stupéfiants de leur action – voilà ce qui étonnera et pourra convertir. Ainsi se réalisera peu à peu l'unification de l'humanité.

La mission s'origine dans la compassion du Cœur du Seigneur devant l'immense malheur de l'humanité. Qui n'est pas ému par la misère humaine ne peut être apôtre.
Quel regard portons-nous sur le monde ? De dédain ? De jalousie ? D'indifférence ?
D'où la 1ère nécessité= prier. La prière nous fait communier à la Miséricorde.
Ne pas nous arrêter à une émotion. Ne pas attendre que d'autres agissent.
L'amour du Christ nous presse: la mission est la première urgence.
Evangéliser avant de catéchiser; appeler à la conversion avant de" sacramentaliser"
Le Christ est l'unique berger, le seul qui peut offrir nourriture de vérité, eau de la grâce;le seul qui peut nous unir, le seul pour nous conduire au terme..
Joyeuse annonce du Seigneur, le Bon Pasteur, qui vient unifier les hommes dans le droit et la justice.
R. Devillers, dominicain (avec son aimable autorisation)
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