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 le pardon merveilleux de Sainte Augustine...

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coeurtendre

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MessageSujet: le pardon merveilleux de Sainte Augustine...   le pardon merveilleux de Sainte Augustine... EmptyJeu 12 Juil - 19:40

Sainte Augustine PIETRANTONI
Olivia (surnommée Livia) Pietrantoni naît près de Tivoli (Latium) en 1864, deuxième de onze enfants, dans une famille de petits agriculteurs à la foi et aux vertus solides. Sa première communion la marque profondément. Elle seconde sa mère avec amour auprès de ses petits frères; elle travaille beaucoup à la ferme et même à l'extérieur. Aussi ne peut-elle pas fréquenter régulièrement l'école. Pourtant ses compagnes l'appellent le "professeur". A partir de 12 ans, durant les mois d'hiver, elle travaille comme "saisonnière" dans la région de Tivoli pour la récolte des olives. Là elle assume une responsabilité religieuse et morale auprès de ses jeunes compagnes et tient tête à des employeurs sans scrupules. Puis elle décide de donner son amour au Christ, mais ce n'est pas pour fuir le travail comme on le lui reproche. A 22 ans, elle entre à Rome chez les sœurs de la Charité fondées par Ste Jeanne-Anthide Thouret. Devenue Sœur Agostina, elle soigne d'abord les enfants à l'hôpital du Saint-Esprit, puis les malades gravement atteints de tuberculose, si bien qu'elle contracte elle-même la maladie, mais elle en guérit miraculeusement. Dans le climat anti-religieux de l'époque, on bannit les crucifix de l'hôpital, on voudrait même en chasser les sœurs; du moins leur interdit-on de parler de religion aux malades, mais soutenue par la Sainte Vierge, elle parvient à accomplir sa mission humaine et religieuse. Certains malades se montrent violents et obscènes. Elle répond par la charité et la prière. Le pire de tous, Joseph Romanelli, finit par se rendre odieux à tout le monde et le directeur le chasse, mais c'est à Sœur Agostina qu'il s'en prend et il lui fait savoir qu'il la tuera. Effectivement, il la frappe le 13 novembre 1894. Elle meurt en priant et en pardonnant.

ange ostie ange
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coeurtendre

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MessageSujet: "Les Témoins du pardon"   le pardon merveilleux de Sainte Augustine... EmptyJeu 12 Juil - 19:46

Sophie dit Pour moi : Le pardon est un mouvement de l'âme, un mouvement du coeur. Il ne signifie pas que la personne qui a cherché à me faire du mal est excusée, car si elle m'a blessé d'une manière volontaire, c'est qu'elle a voulu me faire mal ! Je peux pardonner mais je reste quand même très méfiante envers cette personne car je me dis : Jamais 1 sans 2 et jamais 2 sans 3 conclusion, si elle l'a déjà fait et elle est capable de le refaire ...

Gilles dit:on pardonne moins si non jamais à la persone qui dans l'aveuglette de l'égoïsme ramasse un tat de personne innocente sur son passage: écraser les autres par aveuglette d'égoïsme, d'autorité ou d'irresponsabilité! c'est gents là ne mérite pas la seconde chance mais le classemnt à vie... Wink

Lise dit; je connait un père de famille qui etait alcolique, il batait sa femme et ses enfants, et il ont tous vécu dans la terreur. une fois adulte leur vie a été une catastrophe, un s'est suicider, trois sont alcoolique, un vi en hermite et parle a personne , et j'en passe .. enfin bref cette famille disloquer est la faute d'un egoiste pervers, qui a la fin de sa vie a été abondoner par toute sa famille et il est mort seul et dans la soufrance. faut-il lui pardoner? je pense que oui par ce qu' il a eu ce qu'il meritai la vie c'est charger de venger sa famille. et c'est certain de ses enfants on reussit tant bien que mal à s'en sortir. et comme je disai ses enfant sont adulte et il sont capable de reconstruire leur vie, tout depend deux maitenant, et s'il font le choix de sombrer, c'est leur choix...

KIM DIT:[/size]pourquoi moi je lui pardonne? par ce que je me rapelle juste d'un vielle homme doux et gentil qui venai me voir en cachette et me donait des chocolats, il na pas acheter mon pardon, il la gagné. en me racontant sa vie et son repentir. à six ans on ne peut pa comprendre certaine chose, mais une fois adulte on se rend compte que l'etre humain est faible et lui en vouloir c'est s'en vouloir a soi même.


Aline dit:Tout depend de la personne, c'est très dure pour moi de pardonner un proche de la famille, je pourrai même dire que je ne lui pardonne jamais, il y a une personne dans ma famille qui m'a fait du mal et je n'arrive tjs pas à lui pardonner. Par contre en amour, je peux, mais je reste tjs rancunière au fon de moi, et je commence à me mèfier. Rolling Eyesje comprend parfaitement ton probleme puisk j'ai vecu la meme chose et mes deux pere mon trahis.


Suzane dit: je ne vai pa rentrer dans les details mais, l'un ma trahis pour ne pa m'avoir proteger alor ke j'etai k'une gamine, et l'autre de ne pas m'avoir accepter. kan on vie avec ses parent et k'on ateint l'adolecence, ya bien sur un conflit, on remet en cause les principe de ses parent, et on les juges pour le mal k'ils font et on en arrive meme a les detester.

Mais j'ai compri une chose, je ne peu pa changer mes parents, les un sont morts et les autre on eu une dure vie. les choix k'il ont fait etait les seule ki leur paraissait bien a l'epoque, meme si c'etai mal pour moi. chacun est comme il est. et une foi k'on a compri ca on arrive a pardonner. dit toi bien ke pardonner a ses parent est tre important pour toi, par ce ke sinon trainera ta deception toute ta vie. il faut areter de juger les gens pour ce k'il ont fait, et vivre avec eux les moment present en oubliant le passé, mes parent j'ai du aprendre a les connaitre une fois ke je ne vivai plus avec eux. et je me sui rendu compt ke leur defaut ki me fesai rager a l'epok me font sourir a present. bien sur je ne leur ferai pa confiance en ce ki concerne ma vie, mais aujourdui , nous sommes des adulte et moi surtou je reagi en tan k'adulte. s'il n'etai pa mes parent je n'aurai eu aucun scrupule a couper les pont, ais non je ne peu pa j'ai besoin de les voir fière de moi meme s'il n'ont rien fait pour.

Voila ce ki en ai pour mes parent. En ce ki concene les amis c'est un peu pareil. un ami a moi ke je pensai conaitre, a trahis ma confiance en lui. alor j'ai couper les pont. il est revenu me dire k'il a été aveugler par une autre femme. lor je lui ai pardoner, mais il a perdu ma confiance. il est faci de pardonner, mais la confiance je ne la donne k'une seule fois. aprè il peut toujour rever. j'estime ke c'est plus important ke le pardon, puisk kan tu fait confiance a kelkun tu lui confi ta vie. et s'il n'ai pa a sa hauteur et bien du vent...

finaement chacun est juge en lui meme de la gravité de l'erreur comise par autrui a son egard. si on estime ke l'erreur en kestion a été faite dans un moment d'garement, il serai stupide de garder sa rancune. mais si la personne a conscienment trahis, a ce moment keke chose se brise en nous a jamais et il est tre dificile de la reparer.

je dirai pour finir ke dans la vie, il ya des foi ou on fait des choix k'on croi bon et ki finalement ne sont pa bon a jamais. aprenons a tirer des lecon de nos erreur et a pardoner, par ce ke comme moi je ne suis pa parfaite, les autre ne le sont pa non plu, et kan moi je fait des erreur , les autre peuvent aussi en faire. ainsi va le monde et il ne faut pa oublier ;


Johane dit je prends exemple sur dieu et je pardonne , j'ai eu mon lot de coup dur comme tout le monde mais je ne suis pas rancunière même si des fois c extremement difficile pour moi mais je passe outre et je m'efforce de surpasser cela , des fois je m'engueule d'être trop gentille

YANNICK DIT:Bonjour, Je pardonne à ceux qui s'excusent honnêtement mais mon comportement devient plus méfiant vers eux, je mets les cartes sur la table , noir sur blanc et je continue mon chemin.pour ceux qui ne s'excusent même pas , ils ne méritent pas à mon avis le pardon, je les ignore ou je garde une relation trés distante et froide avec eux! pas question de les garder dans ma liste amis ou autres! ceci dit , je trouve dans la plupart des cas des excuses pour eux, il en a ceux qui considere l'excuse comme une faiblesse, à ceux la je leur explique que ce n'est pas le cas, blablabla,...s'ils ne prennent pas la leçon, supprimer de ma liste aussi.....

Denis dit:ce sentiment que malgrè tout ce qui se dit autour de moi et toute les tentatives de tout le monde que j'essaye de retrouver un sentiment perdu depuis des années: tout ça; empêche de pardonner celui qui devais te protéger, accomplir sa mission jusqu'au bout: certe ils nous ont donné la vie! mais la responsabilité reste où devant les parents qui deviennent irresponsable, négligeant à un moments cruciale de la vie de leurs enfants! un parent égoïste n'est pas la faute de l'enfant!?

On grandi, on devient adulte, peut même parent! mais la blessure reste en nous! les sequelle son là en voyant d'autres membres de la famille sentant la même chose que toi, souffrir pour la même chose! à qui pardonner alors?? devant le non pardon à un parent si proche! par la suite le fait de ne pas pardonner un ami ou un camarade ou un mari devient une banalité: car le coeur trouve du mal à pardonner le plus important! il ne se génera pas devant les autres... Mais la vie devient alors plus dure! car le repère du padron est déjà fixé et il a placé la barre si haute pour penser aux autres... qelqu'un soit le degré de la blessure: je classe et je n'accorde même le moment de l'écoute ou des excuses; l'autre devient un élément transparent, inexistant! y'a pas de reprises! pas de seconde chance!c'est le fruit amèere de ce qu'on risque de retenir à bas âge où le sens du mot est encore indéfinissable dans nos ptites têtes....


Rolande dit: il ya des moment ou les erreur des autre ne doivent pa diriger notre vie. Quand on est faible et fragil, on encaisse les coups et on se retrouve impuissant. mais je pense ke lorsk'on est en mesure de maitriser sa vie, il est de notre devoir de reparer les sequelle, et les traumatismes. on devient fataliste, le pardon vien alor, peut-etre pa la confiance ni les sentiment. mais avec le temps on devient sage, on regarde le monde avec des yeux conprehensif, on a compri ke l'important nous l'avons acompli nous meme, et ce ke nous sommes devenu, nous le devons a nous meme. c'est une fierté d'autant plus grande. dans les cicle de l'identité, il ya une grande part de resilience, et ce ki a evoluer dans des base fragil et incertaine, devient fort et entier. l'adulte a l'enorme responsabilité de ne pas refaire les meme erreur ke ses parent. et il a une responsabilité d'autant plus grande ke celle de ne pa metre les erreurs k'il peut cometre sur le compt de l'education k'il a eu, par ce ke il peut choisir, il fait la diference, et il peut se guerrir.
c'est important de faire le deuil du malheur sinon toute notre destiné y reste ataché...


Anne dit: aprenons a tirer des lecon de nos erreur et a pardoner, parce que comme moi je ne suis pa parfaite, les autre ne le sont pa non plu,..... Tu nous niaise la en disant que tu n'es pas parfaite. On sait tous que tu l'es, n'est ce pas la gang ? Parce que nous autres, on te crois sur parole. Alors dis nous, es tu parfaite, ou bien tu n'es pas parfaite, comme les tous les autres ? Anne, j'ai une petite question pour toi, tu sais tu n'es pas la premiere fille qui me dit etre parfaite, moi j'aimerai savoir, pkoi c'est juste la gente feminine qui ne cesse de proclamer la perfection ? est ce quelqu'un, homme ou femme, sur ce forum avait deja rencontre un homme dire: je suis un homme parfait ?
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MessageSujet: Seigneur, combien de fois devrai-je pardonner?   le pardon merveilleux de Sainte Augustine... EmptyJeu 12 Juil - 20:17



Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (18 : 21- 35)

Alors Pierre, s’avançant, lui dit : « Seigneur, combien de fois devrai-je pardonner les offenses que me fera mon frère ? Irai-je jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répond : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix-sept fois. A ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d’un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. L’opération commencée, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Cet homme n’ayant pas de quoi payer son dû, le maître donna l’ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ces biens, et d’éteindre ainsi la dette. Le serviteur alors se jeta à ses pieds et prosterné il disait : « Consens-moi un délai et je te rendrai tout. » Apitoyé, le maître le relâcha le serviteur et lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers ; il le prit à la gorge, le serra à l’étrangler et il lui disait : « Rends tout ce que tu dois. » Son compagnon alors se jeta à ses pieds et le suppliait en disant : « Consens-moi un délai et je te rendrai. » Mais l’autre n’y consentit pas ; au contraire, il s’en alla le faire jeter en prison, en attendant qu’il eût remboursé son dû. Ses compagnons, témoins de cette scène, en furent bien navrés et ils allèrent raconter toute l’affaire à leur maître. Alors celui-ci le fit venir et lui dit : « Serviteur méchant ! toute cette somme que tu me devais, je t’en avais fait remise, parce que tu m’avais supplié ; ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j’ai eu pitié de toi ? » Et dans son courroux, son maître le livra aux tortionnaires, jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout son dû. C’est ainsi que vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » Commentaire


le pardon merveilleux de Sainte Augustine... A_lettrinela vue du titre, beaucoup penseront retrouver un commentaire sur les fondements historiques de leur vie religieuse et de leur spiritualité. L’Évangile de Matthieu comporte en son quatrième discours intitulé « Discours ecclésiastique » (18) les règles fondamentales qui doivent régir l’Église de Jésus et les relations entre frères et sœurs de la communauté ecclésiale. Le passage de ce dimanche est concentré sur le pardon fraternel. Après la préoccupation de convertir le coupable, celle du pardon occupe donc une place de premier choix. Mais quel progrès enregistré depuis le temps de Caïn et Abel ! (Gn.

4) LE PARDON FRATERNEL
Avec l’évangile de Jésus, tel que rapporté par l’évangéliste Matthieu, nous atteignons à une très grande perfection au sujet des relations fraternelles. Le vieux Lamech (Gn. 4 : 24) avait un chant d’une férocité tribale peu ordinaire : « Femmes de Lamech, écoutez ma parole : J’ai tué un homme pour une blessure, un enfant pour une meurtrissure. C’est que Caïn est vengé sept fois, mais Lamech le sera septante fois sept fois. » Dieu se devait d’intervenir et il n’y manqua point dans la suite des temps. La loi du Talion s’imposa avec toute la casuistique possible : « Œil pour œil, dent pour dent. » (Lv.24 : 10-23) Pour une dent cassée, il devenait légitime de rendre la pareille à la partie adverse, mais pas plus. Au temps de Jérémie, la loi fit un pas de plus dans l’ordre de la perfection : « Mais toi, Yahvé Sabaot, qui juges avec justice et scrutes les reins et les cœurs, puissé-je voir la vengeance que tu tireras de ces gens, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. » (Jr. 11 : 20) Ces appels à la vengeance divine s’expriment de façon extrême dans les «Psaumes de vengeance » . ( 31 : 18 ; 59 : 12+ ; 69 : 23-29 ; 83 : 10-19 ; 109 et 139 : 19-22) Sous le régime de la rétribution temporelle, ces psaumes de vengeance, que Jésus lui-même a chanté avec la synagogue, expriment davantage qu’un ressentiment personnel, un besoin de justice en face des puissances du mal toujours actives en ce monde.

L’évangile va rejeter totalement la loi du talion et exiger de la victime la prière et l’amour pour les ennemis (Mt. 5 : 44) A la suite de J`sus et de sa prière sur la croix : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » , Matthieu prône chez ses disciples l’obligation d’accorder le pardon jusqu’à septante fois sept fois. L’ancienne mesure de la vengeance devient celle du pardon et la mesure du pardon sera de pardonner sans mesure.

LE DÉBITEUR IMPITOYABLE
Pour donner plus de force à son enseignement, à la suite de Jésus, Matthieu convie ses fidèles à la cour céleste. Le spectacle offert dépasse toute imagination. Une dette proprement démesurée amène un fonctionnaire de très haut rang devant le banc de son juge. L’extravagance de la situation nous situe tous, tant que nous sommes, débiteurs insolvables, en une incommensurable détresse, devant Dieu et sa miséricorde. Relisons le chapitre 11e du prophète Osée. Dans le cas présent, la situation devient inimaginable : le droit coutumier palestinien admettait la vente d’un Israélite uniquement dans le cas de vol et l’impossibilité de restitution, mais le débiteur insolvable et sa femme et ses enfants était exemptée de cette vente comme esclave. (Ex. 22) Cela relevait du droit païen. Or le maître ému de pitié, pris de compassion, remet inconditionnellement toute la dette à son serviteur.

Si l’auditoire a pu être soulevée d’admiration devant la générosité du maître, l’indignation l’emportera devant la conduite de l’homme gracié. D’un bout à l’autre de la parabole, nous demeurons toujours dans l’invraisemblance. Quelle marge entre les dix mille talents du premier et les cent deniers du second ! L’enseignement de la parabole n’en ressort que plus clairement. On remémore ici l’exemple de la paille et de la poutre. Le débiteur impitoyable était dans son droit d’exiger la remise de la dette. Mais c’est ici que l’évangéliste situe la pointe du récit : « Ne fallait-il pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon ! » «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. » (5 : 7) Avoir pitié, être miséricordieux, voilà bien des termes usuels dans le vocabulaire de Matthieu. Mais la prosternation de la détresse humaine devant la pitié de Jésus exige de celui qui fait appel à sa miséricorde un cœur miséricordieux.

Ce devoir de miséricorde est chez Matthieu une vertu caractéristique de la religion de Jésus qui mange avec les pécheurs : c’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice. » (9 : 13 ; 23 : 23) Histoire de bonté infinie et de tendresse privilégiée, le temps de Jésus devait un temps de pitié des frères les uns pour les autres. « Pardonne-nous nos offenses…remets-nous nos dettes comme nous remettons à qui nous doit, » prions-nous dans le Pater.
Se référant à l’invective du prophète contre la religion de façade : « Ce peuple m’honore des lèves, mais son cœur reste loin de moi, » (28 : 13) Matthieu insiste en terminant sur l’authenticité du pardon : il doit venir du fond du coeur. Au soir de la vie vous serez jugés sur l’amour. L’Église, lieu de pardon. Si tous en étaient convaincus ! Sa constitution aussi fondamentale qu’historique.
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