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 Contes chrétiens de Noël

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Fanny

Fanny


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MessageSujet: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyLun 3 Déc - 15:43

Il m'a paru bon de placer ici, chers amis, des contes de Noël - bien entendu, édifiants spirituellement -, mais aussi des histoires vécues ou entendues ayant trait à la Nativité de Notre-Seigneur. Pour Lui rendre Gloire, ainsi qu'à la Sainte Mère de Dieu.

Vous êtes tous et toutes invités à offrir et déposer ici les trésors sunny de vos textes ou témoignages, comme le Père Jean et renaître ont commencé à le faire sur le forum de prière. Very Happy

Voici un premier conte... drunken



Like a Star @ heaven



La dernière visiteuse.



C’était à Bethléem à la pointe du jour. L’étoile venait de disparaître, le dernier pèlerin avait quitté l’étable, la Vierge Like a Star @ heaven avait bordé la paille, l’enfant I love you allait dormir enfin. Mais dort-on la nuit de Noël ?…

Doucement la porte s’ouvrit, poussée, eût-on dit, par un souffle plus que par une main, et une femme parut sur le seuil, couverte de haillons, si vieille et si ridée que, dans son visage couleur de terre, sa bouche semblait n’être qu’une ride de plus.

En la voyant, Marie prit peur, comme si ç’avait été quelque mauvaise fée qui entrait. Heureusement Jésus dormait ! L’âne et le bœuf mâchaient paisiblement leur paille et regardaient s’avancer l’étrangère sans marquer plus d’étonnement que s’ils la connaissaient depuis toujours. La Vierge, elle, ne la quittait pas des yeux. Chacun des pas qu’elle faisait lui semblait long comme des siècles.

La vieille continuait d’avancer, et voici maintenant qu’elle était au bord de la crèche. Grâce à Dieu, Jésus dormait toujours. Mais dort-on la nuit de Noël ?…

Soudain, il ouvrit les paupières, et sa mère fut bien étonnée de voir que les yeux de la femme et ceux de son enfant étaient exactement pareils et brillaient de la même espérance.

La vieille alors se pencha sur la paille, tandis que sa main allait chercher dans le fouillis de ses haillons quelque chose qu’elle sembla mettre des siècles encore à trouver. Marie la regardait toujours avec la même inquiétude. Les bêtes la regardaient aussi, mais toujours sans surprise, comme si elles savaient par avance ce qui allait arriver.

Enfin, au bout de très longtemps, la vieille finit par tirer de ses hardes un objet caché dans sa main, et elle le remit à l’enfant.

Après tous les trésors des Mages et les offrandes des bergers, quel était ce présent ? D’où elle était, Marie ne pouvait pas le voir. Elle voyait seulement le dos courbé par l’âge, et qui se courbait plus encore en se penchant sur le berceau. Mais l’âne et le bœuf, eux, le voyaient et ne s’étonnaient toujours pas.

Cela encore dura bien longtemps. Puis la vieille femme se releva, comme allégée du poids très lourd qui la tirait vers la terre. Ses épaules n’étaient plus voûtées, sa tête touchait presque le chaume, son visage avait retrouvé miraculeusement sa jeunesse. Et quand elle s’écarta du berceau pour regagner la porte et disparaître dans la nuit d’où elle était venue, Marie put voir enfin ce qu’était son mystérieux présent.

Eve (car c’était elle) venait de remettre à l’enfant une petite pomme, la pomme du premier péché (et de tant d’autres qui suivirent !). Et la petite pomme rouge brillait aux mains du nouveau-né comme le globe du monde nouveau qui venait de naître avec lui.


Jérôme et Jean Tharaud.
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Fanny

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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyMar 4 Déc - 15:56

Ce si beau conte de Léon Tolstoï, sunny je vous le dédie, cher coeurtendre, au nom de tous nos amis, en remerciements pour vos profonds écrits et votre activité de modérateur sur Agape. I love you cheers

Je sais que vous connaissez ce merveilleux récit, proche du sens de l'Evangile, il vous ressemble. Very Happy


Like a Star @ heaven

sunny Là où est l’amour, là est Dieu sunny

Par Léon Tolstoï. Traduit du russe par E. Halperine-Kaminsky.



Il y avait dans une ville un savetier appelé Martin Avdiéitch. Il occupait dans un sous-sol une pièce éclairée d’une fenêtre. La fenêtre donnait sur la rue ; on voyait passer le monde, et, bien qu’il n’aperçût que leurs pieds, Martin reconnaissait les gens à leurs bottes.
Il vivait là depuis longtemps, et connaissait beaucoup de monde. Il était rare qu’une paire de bottes ne lui passât pas une fois ou deux entre les mains. Il ressemelait les unes, rapiéçait les autres ; parfois il renouvelait les empeignes. Et souvent il voyait à travers la fenêtre l’œuvre de ses doigts.
Avdiéitch avait beaucoup d’ouvrage, car il travaillait proprement, fournissait de la bonne marchandise, ne surfaisait personne et livrait au jour dit. Et tous l’appréciaient et la besogne ne chômait jamais.
De tout temps, Avdiéitch s’était montré un brave garçon. Mais, en prenant de l’âge, il se mit à songer davantage à son âme et à se rapprocher de Dieu. Alors qu’il travaillait encore chez son patron, sa femme était morte, lui laissant un petit garçon de trois ans.
Ses enfants ne vivaient pas. Les aînés, il les avait tous perdus. Il voulut d’abord envoyer son fils à la campagne, chez sa sœur ; puis il eut pitié et pensa : – Il lui serait trop dur, à mon Kapitochka, de vivre dans une famille étrangère. Je veux le garder avec moi.
Et Avdiéitch quitta son patron et s’établit à son compte avec son fils. Mais Dieu ne bénit pas Martin dans ses enfants. Comme il commençait à grandir et à aider son père, Kapitochka tomba malade : il dépérit pendant une semaine et mourut.
Avdiéitch ensevelit son enfant et désespéra de tout. Il était si désolé qu’il se prit à murmurer contre Dieu. Il se sentait si malheureux, Martin, qu’il demandait souvent la mort au Seigneur, lui reprochant de ne pas l’avoir pris, lui, un vieillard, à la place de son fils unique et adoré. Il cessa même de fréquenter l’église.
Voici qu’un jour, vers la Pentecôte, arriva chez Avdiéitch un de ses pays, un pèlerin toujours en marche depuis huit ans. Ils causèrent, et Martin se plaignit amèrement de ses malheurs.
– Je n’ai plus même envie de vivre, homme de Dieu, disait-il. Je ne demande qu’à mourir. C’est tout ce que j’implore de Dieu. Je n’ai maintenant plus d’espérance.
Et le petit vieux lui répondit :
– Ce n’est pas bien de parler ainsi, Martin. Il ne nous appartient pas de juger ce que Dieu a fait, c’est au-dessus de notre intelligence. Dieu seul est juge de ce qu’il fait. Il a décidé que ton fils mourrait, et que toi tu vivrais : c’est que cela vaut mieux ainsi. Et ton désespoir vient de ce que tu veux vivre pour toi, pour ton propre bonheur.
– Et pourquoi vit-on ? demanda Avdiéitch.
Et le vieux dit :
– C’est pour Dieu qu’il faut vivre. C’est lui qui te donne la vie, c’est pour lui que tu dois vivre. Quand tu commenceras à vivre pour lui, tu n’auras plus de chagrin, et tu supporteras tout facilement.
Martin garda un moment le silence. Puis il reprit :
– Et comment vivre pour Dieu ?
Et le vieux répondit :
– Comment vivre pour Dieu ? C’est ce que le Christ a révélé. Sais-tu lire ? Achète l’Evangile et lis. Là, tu apprendras comment il faut vivre pour Dieu. Là, tu trouveras réponse à tout ce que tu demandes.

Ces paroles allèrent au cœur d’Avdiéitch. Il s’en alla le jour même acheter un Nouveau Testament en gros caractères et se mit à lire.
Il voulait lire seulement pendant les fêtes ; mais, une fois qu’il eut commencé, il se sentit dans l’âme un tel apaisement qu’il prit l’habitude de parcourir tous les jours quelques pages. Parfois, il s’oubliait si bien dans sa lecture, que tout le pétrole de sa lampe était consumé, sans qu’il pût s’arracher au livre saint.
Il lisait ainsi chaque soir. Et plus il lisait, plus il comprenait clairement ce que Dieu lui voulait, et comment il faut vivre pour Dieu ; de plus en plus la joie pénétrait dans son cœur.
Naguère, avant de se coucher, il lui arrivait de soupirer, de gémir en évoquant le souvenir de Kapitochka. Maintenant, il se contentait de dire :
– Gloire à Toi ! Gloire à Toi ! Seigneur. C’est Ta volonté.
Depuis ce temps, la vie d’Avdiéitch changea du tout au tout. Il lui arrivait auparavant, les jours de fêtes, d’entrer au traktir 1 boire du thé ; et il ne se refusait pas non plus un verre de vodka. Il se laissait aller à boire avec un ami, parfois, et sorti du traktir, non pas ivre, mais un peu gai, à dire des folies, à héler et injurier les passants.
Mais tout cela était loin. Sa vie s’écoulait maintenant paisible et heureuse. Il se mettait à l’ouvrage dès l’aube, accomplissait sa tâche, décrochait sa lampe, la posait sur la table, retirait son livre du rayon, l’ouvrait et lisait. Et plus il lisait, plus il comprenait, et plus sereine était son âme.
Il lui arriva une fois de lire plus tard que de coutume. Il en était alors à l’Evangile selon saint Luc. Il lut, au chapitre VI, les versets suivants :

« A celui qui te frappe à une joue, présente-lui aussitôt l’autre ; et si quelqu’un t’ôte ton manteau, ne l’empêche point de prendre aussi l’habit de dessous.
« Donne à tout homme qui te demande, et si quelqu’un t’ôte ce qui est à toi, ne le redemande pas.
« Et ce que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-le-leur aussi de même. »


Il lut ensuite les autres versets où le Seigneur dit :

« Mais pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur, tandis que vous ne faites pas ce que je dis ?
« Je vous montrerai à qui ressemble tout homme qui vient à moi, et qui écoute mes paroles, et qui les met en pratique ;
« Il est semblable à un homme qui bâtit une maison, et qui, ayant enfoui et creusé profondément, en a posé le fondement sur le roc ; et quand il est survenu un débordement d’eaux, le torrent a donné avec violence contre cette maison, mais il ne l’a pu ébranler parce qu’elle était fondée sur le roc.
« Mais celui qui écoute mes paroles, et qui ne les met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur la terre sans fondement, contre laquelle le torrent a donné avec violence, et aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison-là a été grande. »


Avdiéitch lut ces paroles, et son cœur fut pénétré de joie. Il ôta ses lunettes, les posa sur le livre, s’accouda sur la table et demeura pensif. Et il compara ses propres actes avec ces paroles, et il se dit :
– Ma maison est-elle fondée sur le roc ou sur le sable ? C’est bien si c’est sur le roc. On se sent si léger, lorsqu’on se trouve seul et que l’on a agi comme Dieu l’ordonne ! Tandis que si l’on se laisse distraire de Dieu, on peut retomber dans le péché. Je vais tout de même poursuivre ; ceci est très bon. Que Dieu m’assiste !
Après avoir ainsi pensé, il voulut se coucher. Mais cela le peinait trop de s’arracher à son livre. Et il se mit encore à lire le septième chapitre. Il lut l’histoire du centenier et du fils de la veuve ; il lut la réponse de Jésus aux disciples de saint Jean. Il arriva au passage où le riche Pharisien convia chez lui le Seigneur ; il lut comment la pécheresse lui oignit les pieds et les lava avec ses larmes, et comment il lui remit ses péchés. Puis il en vint au verset 44, et il lut :

« Alors, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ?Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour les pieds ; mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
« Tu ne m’as point donné de baiser ; mais elle, depuis qu’elle est entrée, n’a cessé de me baiser les pieds.
« Tu n’as point oint ma tête d’huile ; mais elle a oint mes pieds d’huile odoriférante. »


Il lut ce verset et pensa :

« Tu ne m’as point donné d’eau pour les pieds, tu ne m’as point donné de baiser, tu n’as point oint ma tête d’huile. »
Et Avdiéitch ôta de nouveau ses lunettes, posa son livre et se reprit à réfléchir.
« Sans doute il était comme moi, ce Pharisien. Moi aussi, j’ai songé uniquement à moi : pourvu que je busse du thé, que j’eusse chaud, que je ne manquasse de rien, je ne pensais guère au convié. C’est à moi seul que je songeais, et du convié nul souci. Et le convié, quel est-il ? Le Seigneur lui-même !… S’il était venu chez moi, aurais-je donc agi de la sorte ? »
Et Avdiéitch, s’accoudant sur ses deux mains, s’endormit sans s’en apercevoir.
– Martin ! fit tout à coup une voix à son oreille.
Martin se réveilla en sursaut de son assoupissement.
– Qui est là ?
Il se retourna, regarda vers la porte : personne.
Il se rendormit.
Soudain, il entendit bien distinctement ces paroles :
– Martin ! Eh ! Martin ! Regarde demain dans la rue. Je viendrai te voir.
Avdiéitch revint à lui, se leva de sa chaise et se frotta les yeux. Et il ne savait pas lui-même si c’était en rêve ou en réalité qu’il avait ouï ces paroles.
Il éteignit sa lampe et se coucha.
Le lendemain, avant l’aurore, il se leva, fit sa prière à Dieu, alluma son poêle, y mit à cuire du stchi 1, de la choucroute, du kacha, fit bouillir son samovar, passa son tablier et s’assit près de la fenêtre pour travailler.
Et tout en travaillant, il songeait à ce qui lui était arrivé la veille ; et il ne savait que penser. Il lui semblait, tantôt qu’il avait été le jouet d’une illusion, tantôt qu’on avait réellement parlé.
– Ce sont des choses qui arrivent, se dit-il.
Martin restait ainsi à travailler et à regarder par la fenêtre, et, quand passait quelqu’un dans des bottes qu’il ne connaissait pas, il se courbait pour voir, à travers la fenêtre, non seulement les pieds, mais encore le visage.
Un dvornik 1 passa, dans des valenki 2 neuves, puis le porteur d’eau, puis un vieux soldat du temps de Nikolaï, chaussé de vieilles valenki déjà ressemelées et armé d’une longue pelle.
Il s’appelait Stépanitch, et il vivait chez un marchand du voisinage qui l’avait recueilli par charité. Il était chargé d’aider les dvorniks.
Le vieux soldat se mit à déblayer la neige devant la fenêtre d’Avdiéitch. Celui-ci le regarda et reprit sa besogne.
– Je suis, sans doute, bien sot de guetter ainsi, pensait Avdiéitch en se raillant lui-même. C’est Stépanitch qui déblaye la neige, et moi je crois que c’est le Christ qui vient me voir. Je divague, vieille cruche que je suis.
Pourtant, après dix autres aiguillées, il regarda de nouveau par la fenêtre ; et il vit Stépanitch qui, ayant appuyé sa pelle contre le mur, se reposait et se réchauffait.
– Il est vieux, ce bonhomme-là, se disait Avdiéitch. On voit qu’il n’a même plus la force de déblayer la neige ; il faudrait peut-être lui donner du thé, j’ai justement mon samovar qui va s’éteindre.
Il piqua son alène dans l’établi, se leva, posa le samovar sur la table, versa de l’eau dans la théière et frappa à la fenêtre. Stépanitch se retourna et s’approcha. Le savetier lui fit signe et alla ouvrir la porte.
– Viens donc te réchauffer, dit-il, tu dois avoir froid.
– Que le Christ nous sauve ! Oui, c’est vrai, les os me font mal, répondit Stépanitch.
Le vieux entra, secoua la neige de ses pieds, les essuya de peur de salir le parquet et vacilla sur ses jambes.
– Ne te donne pas la peine d’essuyer tes pieds, je nettoierai cela ; cela ne fait rien, viens donc t’asseoir, dit Avdiéitch, prends donc un peu de thé.
Il remplit deux verres, et en poussa un vers son hôte ; lui-même il versa le sien dans sa soucoupe et se mit à souffler dessus.
Stépanitch but, retourna son verre, posa dessus le restant de sucre et remercia. Mais on voyait qu’il en désirait encore.
– Prends-en encore, dit Martin.
Et de nouveau il emplit les deux verres.
Tout en buvant, Avdiéitch regardait à tout moment dans la rue.
– Attends-tu quelqu’un ? interrogea l’hôte.
– Si j’attends quelqu’un ? J’ai honte de dire qui j’attends. Je ne sais si j’ai ou non raison d’attendre, mais il y a une parole qui m’est allée au cœur… Etait-ce un rêve, ou je ne sais quoi ?…Vois-tu, mon frère, je lisais hier l’Evangile de notre petit Père le Christ, combien Il souffrit, comment Il marchait sur la terre. Tu en as entendu parler, n’est-ce pas ?
– Oui, j’en ai entendu parler, répondit Stépanitch. Mais nous autres, gens ignorants, nous ne savons pas lire.
– Eh bien ! je lisais donc comment Il marchait sur la terre… J’ai lu, sais-tu, comment il est venu chez le Pharisien et comment l’autre n’est point allé au-devant de Lui… Je lisais donc, mon frère, hier, justement cela, et je pensais : « Comment pouvait-on ne pas honorer de son mieux notre petit Père le Christ ? Si, par exemple, me disais-je, pareille chose m’arrivait, à moi, comme à un autre, je ne saurais même pas comment L’honorer assez. Et lui, le Pharisien, il ne L’a pas bien accueilli ! » Voilà ce que je pensais. Et je m’assoupis. Et quand je fus assoupi, mon frère, je m’entendis appeler par mon nom. Je me lève, et la voix me semble murmurer : – « Attends-moi, qu’on dit, je viendrai demain. » Et ainsi deux fois de suite… Eh bien ! me croiras-tu ? cela m’est resté à la tête. J’ai beau me gronder moi-même, je L’attends toujours, Lui, notre petit Père !


- traktir : taverne où l’on boit surtout du thé.
- stchi : espèce de potage aux choux.
- dvornik : concierge.
- valenki : bottes de feutre.

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Fanny

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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyMar 4 Déc - 17:54

2/2

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Stépanitch hocha la tête sans répondre. Il acheva son verre, le coucha sur la soucoupe ; mais Avdiéitch le releva de nouveau et reversa du thé :
– Prends donc pour ta santé ! Je songe que Lui, notre petit Père, quand Il marchait sur la terre, Il ne rebutait personne, et Il recherchait surtout les humbles. Il venait toujours chez les humbles ; ses disciples, Il les prenait parmi nous autres, des pêcheurs, des artisans comme nous. « Celui qui s’élève sera abaissé, disait-il ; celui qui s’abaisse sera élevé… » Vous m’appelez Seigneur, qu’il dit, et moi, je vous lave les pieds ; celui qui veut être le premier doit être le serviteur des autres… Car, disait-il, « heureux les pauvres d’esprit ; le royaume des cieux leur est ouvert ».
Stépanitch avait oublié son thé. C’était un homme vieux et sensible. Il écoutait, et les larmes coulaient le long de ses joues.
– Eh bien ! prends-en encore, lui dit Avdiéitch.
Mais Stépanitch fit le signe de croix, remercia, repoussa le verre et se leva.
– Je te remercie, dit-il, Martin Avdiéitch, de m’avoir traité de la sorte, et de m’avoir satisfait l’âme avec le corps.
– A ton service. A une autre fois. Je suis toujours content qu’on vienne me voir, dit Avdiéitch.
Stépanitch partit. Martin se versa ce qui restait de thé, le but, enleva la vaisselle et vint se rasseoir auprès de la fenêtre à travailler.
Il coud, et, tout en cousant, il regarde par la fenêtre et attend le Christ. Et il ne fait que penser à Lui, et il repasse dans son esprit ce qu’Il a fait, ce qu’Il a dit.
Deux soldats passèrent, l’un dans des bottes d’ordonnance, l’autre dans des bottes à lui, puis un barine en galoches vernies, puis un boulanger avec sa corbeille.
Voici qu’en face de la fenêtre apparut une femme en bas de laine, en souliers de paysanne. Elle dépassa la fenêtre et s’arrêta tout contre le mur. Avdiéitch, se penchant, regarde à travers la vitre. Il voit une femme étrangère, avec un enfant dans les bras, appuyée au mur, et tournant le dos au vent. Elle essayait d’abriter son nourrisson, mais sans y parvenir, car elle n’avait rien pour l’envelopper. Cette femme portait des vêtements d’été en fort mauvais état.
Et Avdiéitch, de derrière sa fenêtre, entendit l’enfant crier et sa mère le consoler, mais
sans succès.
Il se leva, ouvrit sa porte, sortit et cria dans l’escalier :
– Bonne femme ! Eh ! bonne femme !
L’étrangère l’entendit et se tourna vers lui :
– Pourquoi donc rester au froid avec ton enfant ? Viens donc dans ma chambre, tu seras mieux pour le soigner… Par ici ! Par ici !
La femme, toute surprise, voit un vieillard en tablier et en lunettes qui lui fait signe de venir. Elle le suit.
Elle descend l’escalier et pénètre dans la chambre.
– Ici, viens donc ici, lui dit le vieillard. Assieds-toi plus près du poêle. Chauffe-toi et fais téter le petit.
– C’est que je n’ai plus de lait, répondit-elle. Depuis ce matin, je n’ai moi-même rien mangé.
Et elle donna cependant le sein à son nourrisson.
Avdiéitch hocha la tête. Il s’approcha de la table, prit du pain, un bol, ouvrit le poêle où cuisait le stchi, sortit un pot de kacha ; mais comme le kacha n’avait pas eu le temps de bouillir, il versa seulement du stchi dans le bol et le posa sur la table. Il coupa du pain, décrocha une serviette et mit le couvert.
– Assieds-toi, qu’il dit ; mange, bonne femme ! Moi je garderai un peu ton enfant. J’ai
eu aussi des enfants, moi, et je sais les soigner.
La femme fit le signe de la croix, se mit à table et mangea, tandis que Martin, s’étant assis sur le lit avec l’enfant, lui envoyait des baisers pour le consoler. Comme l’enfant pleurait toujours, Avdiéitch imagina de le menacer avec son doigt, qu’il approchait et éloignait alternativement de ses lèvres, mais sans le lui mettre dans la bouche car ce doigt était noir de poix. Et le petit, regardant fixement le doigt, cessa de crier et se mit même à rire, à la grande joie d’Avdiéitch.
Tout en mangeant, l’étrangère racontait qui elle était, d’où elle venait :
– Moi, qu’elle dit, je suis la femme d’un soldat. Mon mari, on l’a fait partir, voilà déjà huit mois, je n’ai plus eu de ses nouvelles. Je vivais de mon emploi de cuisinière, lorsque j’accouchai ; avec un enfant, on n’a plus voulu me garder, et voilà trois mois que je suis sans place. J’ai mangé tout ce que j’avais ; j’ai voulu me proposer comme nourrice ; on m’a rebutée : « Trop maigre ! » me dit-on. Alors je me suis rendue chez une marchande où se trouve placée notre petite baba : là, on promit de me prendre. Je pensais que la chose allait se faire tout de suite, mais on m’a dit de revenir l’autre semaine ; et elle demeure bien loin… Je suis exténuée, et j’ai fatigué aussi mon pauvre petit. Heureusement que ma patronne a pitié de nous, et nous laisse, au nom du Christ, dormir chez elle. Autrement je ne saurais que devenir.
Avdiéitch soupira et dit :
– Et tu n’as pas de vêtements chauds ?
– Non. J’ai engagé hier, pour vingt kopecks, mon dernier châle.
La femme s’approcha du lit et prit l’enfant. Avdiéitch se leva, se dirigea vers le mur, chercha, et apporta une vieille poddiovka.1
– Prends, qu’il dit : c’est mauvais, mais cela te servira toujours pour envelopper.
L’étrangère regarda la poddiovka, regarda le vieillard, prit la poddiovka et fondit en larmes. Avdiéitch se détourna, non moins ému ; puis il alla vers son lit, retira le petit coffre, l’ouvrit, chercha et vint se rasseoir en face de la femme.
Et la femme dit :
– Que le Christ te sauve, petit grand-père ! C’est Lui sans doute qui m’a conduite devant ta fenêtre. Sans cela, l’enfant aurait pris froid. Quand je suis partie, il faisait chaud, et maintenant, quel froid ! La bonne idée qu’Il t’a inspirée, Lui, notre petit Père, de regarder par la fenêtre et d’avoir pitié de moi !
Avdiéitch sourit :
– C’est Lui, en effet, qui m’a inspiré cette idée, dit-il. Ce n’était point par hasard que je regardais par la fenêtre.
Et il raconta son rêve à la femme, comment il avait ouï une voix, et comment le Seigneur lui avait promis de venir chez lui ce jour même.
– Tout peut arriver, repartit la femme, qui se leva, prit la poddiovka, enveloppa l’enfant, s’inclina et remercia Avdiéitch.
– Prends, au nom du Christ, dit Avdiéitch en lui glissant dans la main une pièce de vingt kopecks, prends ceci pour dégager le châle.
La femme se signa, Martin se signa aussi, puis il la reconduisit.
Et l’étrangère s’en alla. Après avoir mangé du stchi, Avdiéitch se remit à la besogne. Tout en tirant l’alène, il ne perdait pas la fenêtre de vue ; et chaque fois qu’une ombre se profilait, il levait les yeux pour examiner le passant. Il en passait qu’il connaissait, d’autres qu’il ne connaissait point ; mais ceux-ci n’avaient rien de remarquable.
Voilà qu’il vit s’arrêter, juste en face de sa fenêtre, une vieille femme, une marchande ambulante, qui tenait à la main un petit panier de pommes ; il n’en restait plus beaucoup, elle avait sans doute vendu les autres. Elle portait sur son dos un sac de menu bois, qu’elle avait dû ramasser dans quelque chantier, et s’en retournait chez elle. Comme le sac lui faisait mal, apparemment, elle voulut le changer d’épaule : elle le posa donc à terre, mit le panier de pommes sur une poutre, et se prit à tasser le bois. Pendant qu’elle était ainsi occupée, un gamin, venu on ne sait d’où, avec une casquette déchirée, déroba une pomme dans le panier et voulut se sauver.
Mais la vieille s’en aperçut. Elle se retourna et saisit le petit par la manche. L’enfant se débattit, mais elle le maintint avec ses deux mains, lui arracha sa casquette et lui tira les cheveux.
Le gamin hurle, la vieille tempête ; Avdiéitch, sans prendre le temps de piquer son alène, la jette par terre et court à la porte. Même il trébucha dans l’escalier et laissa tomber ses lunettes. Il se précipita dans la rue ; la vieille tirait toujours les cheveux au petit, le tançait d’importance et le menaçait du gorodovoï.1
L’enfant se débattait, niait :
– Je n’ai rien pris, disait-il, pourquoi me battre ? Laissez-moi !
Avdiéitch voulut les séparer. Il prit le gamin par la main et dit :
– Laisse-le, babouchka. Pardonne-lui, au nom du Christ.
– Je vais lui pardonner de telle sorte qu’il s’en souviendra jusqu’à la prochaine correction. Je vais le conduire au poste, le vaurien.
Martin supplia la vieille.
– Laisse-le, qu’il dit, babouchka, il ne le fera plus. Laisse-le donc, au nom du Christ.
La vieille lâcha prise ; le gamin allait se sauver, mais Avdiéitch le retint.
– Demande à présent pardon à la babouchka, et ne recommence plus à l’avenir : car je t’ai vu prendre la pomme.
Le petit se mit à pleurer et demanda pardon.
– Voilà qui est bien, et maintenant voici une pomme !
Et Martin prit dans le panier une pomme qu’il tendit à l’enfant.
– Je vais te la payer, babouchka, continua-t-il en s’adressant à la vieille.
– Tu le gâteras, ce mauvais garnement, fit la vieille. Il fallait le récompenser de telle façon qu’il y pensât toute la semaine.
– Eh ! babouchka ! babouchka ! nous en jugeons ainsi, mais Dieu n’en juge pas ainsi : s’il faut le fouetter pour une pomme, à nous, pour nos péchés, que faudrait-il nous faire ?
La vieille garda le silence.
Et Martin raconta à la vieille la parabole du créancier qui remit sa dette à son débiteur, et du débiteur qui vint pour tuer son bienfaiteur.
La vieille écoutait, le gamin écoutait aussi.
– Dieu nous commande de pardonner, dit Avdiéitch, car autrement il ne nous sera point pardonné à nous-même… de pardonner à tous, et surtout à ceux qui ne savent ce qu’ils font
La vieille hocha la tête et soupira :
– Je ne dis pas non, fit-elle. Seulement, les enfants ne sont déjà que trop portés à faire le mal.
– Alors c’est à nous, les vieux, de leur montrer le bien
– C’est ce que je dis aussi, répliqua la vieille. Moi-même, j’avais sept enfants ; il ne me reste qu’une fille…
Et la vieille se mit à raconter comme elle vivait chez sa fille, et combien elle avait de petits-enfants.
– Tu vois, dit-elle, ma faiblesse ? Et pourtant je travaille. Mes petits-enfants… j’ai pitié d’eux, ils sont si gentils, si empressés à courir à ma rencontre ! Et Aksioutka ! En voilà une qui n’irait avec personne autre que moi ! « Babouchka, qu’elle dit, chère babouchka !… »
Et la vieille s’attendrit tout à fait.
– Certainement, ce n’est qu’un enfantillage ; que Dieu le garde ! fit la vieille en se tournant vers le gamin.
Mais comme elle allait pour recharger le sac sur ses épaules, le petit accourut en disant :
– Donne, babouchka, je vais te le porter ; c’est sur mon chemin.
La vieille hocha la tête et lui donna le sac.
Et ils s’en allèrent tous deux côte à côte ; la vieille avait même oublié de réclamer à Avdiéitch le prix de la pomme. Et Martin, resté seul, les regardait et les écoutait marcher et causer.
Il les suivit des yeux, puis il rentra chez lui, retrouva ses lunettes intactes dans l’escalier, ramassa son alène et se remit à l’ouvrage. Il travailla un moment ; mais il n’y voyait déjà plus assez pour passer son fil ; et il aperçut l’allumeur qui s’en allait allumer les réverbères.
– Il faut que j’éclaire ma lampe, se dit-il.
Il apprêta sa petite lampe, la suspendit et reprit sa besogne. Il termina une botte et l’examina : c’était bien. Il ramassa ses outils, balaya les rognures, décrocha la lampe, qu’il posa sur la table, et prit l’Evangile sur le rayon.
Il voulut ouvrir le volume à la page où il en était resté la veille, mais il tomba sur une autre page.
Comme il ouvrait l’Evangile, il se rappela le songe de la veille ; et aussitôt il crut entendre remuer derrière lui.
Avdiéitch se retourna et vit, lui semblait-il, des gens dans le coin… C’étaient des gens en effet, mais il ne pouvait les distinguer. Et une voix lui murmura à l’oreille :
– Martin ! Eh ! Martin ! Est-ce que tu ne me reconnais pas ?
– Qui es-tu ? fit Avdiéitch.
– Mais c’est Moi ! fit la voix ; c’est Moi !
Et c’était Stépanitch, qui, surgissant du coin obscur, lui sourit, se dissipa comme un nuage et s’évanouit.
– Et c’est aussi Moi ! fit une autre voix.
Et du coin obscur surgit la femme avec l’enfant ; la femme sourit, l’enfant sourit, et tous deux s’évanouirent.
– Et c’est aussi Moi ! fit une autre voix.
Et la vieille surgit avec l’enfant qui tenait une pomme : tous deux sourirent, et ils s’évanouirent.
Et Avdiéitch se sentit la joie au cœur. Il fit le signe de la croix, mit ses lunettes et lut l’Evangile à la page où il s’était ouvert.

Et dans le haut de la page, il lut : « J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez accueilli. »

Et au bas de la page : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (S. Matthieu, XXV)

Et Avdiéitch comprit que le songe ne l’avait pas trompé, qu’en effet le Sauveur sunny était venu chez lui ce jour-là, et que c’était Lui qu’il avait accueilli.


- poddiovka : caftan de dessous
- gorodovoï : sergent de ville


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MessageSujet: Conte triste de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyMar 4 Déc - 20:50

Les emplettes de Noël !

"À la dernière minute, je me suis dépêchée de me rendre au magasin à rayons pour faire mes emplettes de Noël. Quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait, je me suis mise à maugréer. ''Je vais passer un temps interminable ici et j'ai encore tant de choses à faire. Noël commence vraiment à devenir une corvée. Ce serait tellement bien de me coucher et de me réveiller seulement après... ''

Mais, je me suis fait un chemin jusqu'au département des jouets et là, j'ai commencé à maugréer contre les prix des jouets en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec. Je me suis retrouvée dans l'allée des jouets. Du coin de l'œil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ cinq ans qui tenait une jolie petite poupée contre lui...

Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui: ''Ma tante, es-tu certaine que j'ai pas assez de sous? '' La dame lui répondit avec un peu d'impatience: '' Tu le sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter''.

Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes. Puis elle partit rapidement. Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.

Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée. '' C'est la poupée que ma petite sœur désirait plus que tout pour Noël. Elle était sûre que le père Noël la lui apporterait.''

Je lui dit alors qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement: '' Non, le Père Noël ne peut aller là où ma petite sœur se trouve maintenant... Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte''.

Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. '' Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi ! Alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur''.

Mon coeur s'est arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: '' J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin ''. Puis, il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin sur laquelle il tenait la poupée en me disant: '' Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite sœur''. Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouillai dans mon sac à main, sortis une liasse de billets et demandai au petit garçon: '' Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûr ? '' '' Ok '' dit-il '' Il faut que j'en aie assez ! ''

Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée, et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: '' Merci Jésus de m'avoir donné assez de sous'' . Puis, il me regarda et dit: '' J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma sœur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman, mais n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches... ''

Quelques minutes plus tard, sa tante revient et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis je me suis rappelé un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La jeune fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allait la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon?

Deux jours plus tard, je lu dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pu m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire ou était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa sœur était tellement incroyable. Et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé..."

source : funfou.com
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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyVen 7 Déc - 21:29

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LES DEUX SAPINS DE L'EGLISE SAINTE-AURELIE DE STRASBOURG


I love you Une terrible famine toucha l'Alsace en 1771, c'est à la Noël de cette année que se déroule notre histoire recueillie par Auguste Lamez lui-même né cette année-là. La veille de Noël, un garçonnet de la campagne avait arraché deux petits sapins dans la forêt qu'il chercha à vendre en ville. Ce fut en vain, tout le monde avait déjà acheté son sapin et partout il trouva le même refus.
Le pauvre gamin était tout au désespoir, car à la maison attendait un père malade et des frères et sœurs manquant de tout, même du plus petit bout de pain. Ce fut finalement le jardinier Heidel, près de l'église Sainte-Aurélie, qui prit l'enfant en pitié. Certes, il avait déjà acheté son sapin, mais il paya tout de même les deux petits arbres en donnant une grosse miche de pain au gamin. Le jardinier, avant de se rendre à l'église pour assister à la messe, planta ses sapins devant la maisonnée où il habitait.

Et la tradition assure que, à la sortie de la messe, les deux arbres avaient tant poussé que tous virent là un signe du ciel, un miracle. En tout cas, une gravure ancienne nous montre ces deux sapins dans l'enclos de la demeure du jardinier, juste devant l'église Sainte-Aurélie.


LA ROSE DE MARIA STEIN


Jadis on pouvait voir, près d'une croix rurale placée sur le chemin qui conduit du château du Landskron au pèlerinage de Marie Stein, un grand églantier qui comptait un gros bouton de rose ; mais il ne s'ouvrait jamais. La nuit de Noël toutefois, la vie soudainement se manifestait dans le plant. Le bouton s'ouvrait doucement et, à l'instant même où on pouvait entendre l'appel des cloches de l'église du pèlerinage annoncer la communion, la rose était grande ouverte, magnifique. Une lumière irréelle se dégage alors de l'églantier et inonde toute la région assurant grande fertilité aux champs du pays. Si ce miracle pouvait être vu par un humain, il était assuré du bonheur pour toute sa vie.
La croyance que les arbres fruitiers puissent être en fleurs la nuit de Noël était d'ailleurs fortement répandue en Alsace ; et de nombreuses légendes placent ce miracle à travers le pays.



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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyVen 7 Déc - 22:31

UNE HISTOIRE VRAIE… Noël 1966


11 décembre 2002. 01h17

France Inter. La musique me fige et des frissons soufflent sur ma peau. Un air magique, comme cette voix lointaine qui m’avait promis, autrefois, une belle destinée. Je téléphone au standard. Je demande les références du CD. Une petite voix, nommée Romane, répond à mon attente. Mais, à ma surprise, Romane me demande si je veux bien parler de Noël, comme ça, sur France Inter. Interloquée, je veux d’abord refuser… mais, elle insiste. “ Je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre que vous le ferez très bien ” dit-elle. J’accepte. Je ne sais pas dire non. Bien qu’au fond j’attends depuis… depuis quand au juste ? Un signe du ciel ou une réponse à une question lancée dans le désespoir du silence qui m’emprisonne. Parce que ce que je vais vous lire là. C’est une histoire vraie ! ! !


Un Noël dans mon Village, là-bas, en Yougoslavie. Maintenant, il faut dire Serbie. Mais pas trop fort. Ça fait encore mauvais genre. Chut ! C’est au sud de Belgrade à vingt kilomètres de la frontière macédonienne. Ceux qui ont traversé la Yougoslavie pour aller en Grèce ont aussi traversé mon village. Son nom ? LEVOSOJE.

Chaque semaine précédant Noël, deux marchands ambulants, cahotant à dos d’âne sur les chemins boueux, débarquaient au village. Ils élisaient domicile chez les villageois. Chacun son tour, en principe. Ma grand-mère s’acquittait souvent de cette mission charitable - oh ! Pas bien difficile au fond - avec cette spontanéité propre aux femmes de la Méditerranée qui mêlent tous les folklores, toutes les langues et toutes les religions dans le même chaudron de l’hospitalité. Ça m’a valu d’obtenir plus de breloques que mes petites camarades. Les jalouses ! Jugez des cadeaux : un bracelet, un collier, une broche, des crayons, un cahier… Que sais-je encore ? C’était aussi leur façon de payer le gîte et le couvert et la seule de dire merci à la mamie. Ils l’appelaient BABA, ce qui veut dire MAMIE en serbe. La générosité et la bonne cuisine de Baba étaient connus et reconnus. Mais ils choisissaient BABA comme aubergiste surtout pour les histoires qu’elle contait les soirs de veillées. Ils disaient que c’était la meilleure conteuse à 500 km à la ronde. Et que des histoires inédites !

Le jour de Noël, le 6 janvier là-bas, grand-père allait chercher de la paille dans la grange. Il vidait la cuisine qui faisait habituellement office de salle à manger, et rangeait la table et les chaises dans la cave. Il ne laissait que le poêle à bois. Il prenait plaisir à disposer un tapis de paille en forme de cercle, à même le sol, au milieu de la cuisine. Il était fier de son tapis et répétait sans cesse : “ Vous avez vu, c’est de la belle paille… celle qui ne pique pas ! ”
Après avoir répété la même phrase à l’envi et de plus en plus fort pour que grand-mère entende, il lui renvoyait un sourire et un petit clin d’œil plein de malice. À l’époque, je ne comprenais pas trop pourquoi. Maintenant, je crois savoir pourquoi ils aimaient tellement la paille et pourquoi il prétendait qu’elle ne piquait pas. Ma grand-mère n’avait pas les yeux bleus, mais j’ai souvent entendu mon grand-père lui dire : “ T’as de beaux yeux tu sais. ” Et ma grand-mère répondait : “ Je sais, je sais. Mais on ne le saura jamais assez ”. Et mon grand-père souriait.
Puis grand-père creusait aussi un trou d’environ 15 centimètres de diamètre dans un angle de la cuisine. Le sol n’était pas carrelé, mais en terre. Le trou, c’était pour le jeu des Noix, en fin du repas.
Grand-mère préparait le repas dès le matin de très bonne heure.
Le cassoulet, la pita, de la pâte feuilletée, des œufs, du fromage et des poireaux, le poisson, des gâteaux au chocolat et enfin le fameux pain avec la pièce de monnaie.
Ah ! Ce pain ! Un pain béni que le patriarche de la maison rompait avant d’en distribuer un morceau à chaque membre de la famille, présent ou absent, après que grand-mère se fût signée de sa croix et fait sa prière pour les présents, les absents et les pauvres. Celui ou celle personne qui découvrait la pièce devait acheter du sel et ainsi, la chance pour l’année lui serait garantie.
Je ne me rappelle pas l’avoir gagné, cette petite pièce. Ma grand-mère me rassurait : “ Le Petit Jésus a plus d’un tour de magie pour te donner la chance, et ça, toute l’année. La plus belle chance, c’est la santé, le sourire et ça, il te l’a donné. Le reste, c’est simple. Il suffit d’imaginer ”.
C’est ainsi qu’est né mon AMIGENI, un petit garçon sorti de mon imagination, puis une héroïne du nom de VREMIA et d’autres encore, mais tout ça, à dire vrai, c’est rien que des mensonges que je me raconte à moi-même, comme on dit, des histoires inventées que j’écris à longueur de journée sur le clavier d’un ordinateur. Modernité oblige.
Il y avait aussi une assiette vide au cas où quelqu’un arriverait à l’improviste. On l’appelait l’assiette du pauvre.
Au centre du tapis reposaient tous les plats. Après le cérémonial de la distribution du pain, venait celui de l’assiette du Bon Dieu. Mamie-Baba prenait une assiette vide et y mettait un peu de tout, de la pita, quelques noix, du poisson et des haricots et une part de gâteau. Elle remplissait l’assiette. Le salé et le sucré mélangés, immangeable ! Elle portait l’assiette dehors sur la terrasse. Elle disait : “ C’est la part du Bon Dieu ”. J’ai compris bien plus tard que le Bon Dieu revêtait aussi la peau des petits chats, puisque le lendemain, l’assiette était vide.
Après le dîner, chacun s’armait de son paquet de noix. La bataille pouvait commencer. Celui qui mettait sa noix dans le trou empochait les autres noix. Un jeu de billes de chez nous, en somme.
Puis Grand-mère racontait des histoires toute la soirée et grand-père s’occupait du poêle à bois.
Les histoires de Baba avaient toujours une morale bien à elle. Celle de l’année 1966 m’est restée à jamais gravée dans la mémoire de petite immigrée serbe. Sans doute parce que ce fut la dernière fois que je fêtais Noël un 6 janvier, et aussi le dernier avec ma grand-mère. Car les années suivantes j’ai fêté NOEL le 24 décembre et le 6 janvier. Mais je ne recevais pas des cadeaux deux fois. Je suis arrivée en France à treize ans en 1967. Je ne parlais pas un mot de français.
À la fin de l’histoire, Mamie m’a dit :
“ Tu vois Zoritza, mon cadeau n’est pas celui que tu crois. Ce n’est pas celui-là le plus beau. Les chaussures seront bientôt trop petites pour toi, la jupette sera un mouchoir de poche avant que tu ne sois grande, le bracelet, tu pourras le perdre, le collier, on te le volera un jour et la broche, tu t’en lasseras. Alors que les histoires que je t’ai racontées, elles seront toujours en toi, dans ton cœur et dans ta tête. Un jour, à ton tour, tu les raconteras à tes enfants et petits-enfants. Et si tu fais un vœu ce soir, tu pourras raconter ton Noël au monde entier. Un jour, une petite voix te demandera de parler de Noël. ”
Dis Romane, tu connais ma grand-mère ?
Où l’as-tu rencontrée ?

Zorica Sentic Histoire vraie Ecrite dans la nuit du 11 au 12 décembre 2002


PS: S'il y a un copyright à cette histoire, peut-être faudra-t-il l'enlever. On verra ben Smile
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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyDim 9 Déc - 15:11

cheers flower I love you Like a Star @ heaven Contes chrétiens de Noël 145359 Merci, chère renaître et chère cébé pour vos contributions : elles enchantent ce temps de l'Avent!!

Pour les droits de reproduction et d'auteur, c'est à chacun(e) de voir ; j'y ai aussi songé... Smile

Poursuivons... Redescendons dans notre coeur d'enfant qui s'émerveille chaque année du mystère de Noël. sunny


cheers



Very Happy DEUX NAISSANCES DANS UNE GROTTE Very Happy


La guerre de Trente Ans qui a tant dévasté l'Alsace n'aura pas épargné la vallée de Munster. Là, un lieu-dit "Schlüpfelmatten" rappelle une vieille histoire. Le site est un étroit passage dans la vallée par où les chemins se faufilent difficilement. C'est par là que la plupart des habitants de la vallée se sauvèrent à l'arrivée des Suédois et c'est par là aussi que deux familles de Soultzeren cherchèrent le salut en se réfugiant dans une grotte toute proche.
La providence voulut que les deux mères accouchèrent la même nuit, la nuit de Noël. L'une mit au monde un garçon, l'autre une fille. Et il n'y avait même pas de bœuf, ni d'âne pour réchauffer les nouveau-nés transis de froid. Certes, une vieille femme avait caché une vache dans la forêt qui leur fournit au moins le lait. Heureusement que l'une des mères avait emporté un de ces gros manchons dans lesquels les femmes passent leurs mains pour les réchauffer. On glissa donc les petits dans ce nid de chaleur, I love you I love you et l'hiver se passa bien.
Les enfants devinrent de solides rejetons, heureux de vivre. Devenus des adolescents, la guerre enfin finie, des temps plus heureux étant arrivés, ils se marièrent.



colors LA CLOCHETTE D'ARGENT DE GUTZWILLER colors


Cette histoire remonte loin dans le temps. Un soir de Noël un vieil homme, qui s'était quelque peu attardé chez des amis à Magstatt, se mit en route pour gagner Koetzingue. Déjà l'appel des cloches saluant la fin de l'opération du "Heilwoog" s'était éteint dans la nuit, et seule la neige crissait sous les pas du vieillard.
Soudainement, un agréable tintement parvint à ses oreilles, d'abord éloigné, à peine audible, puis de plus en plus proche et de plus en plus fort. Les sons semblaient surgir du vallon où avait existé un village, maintenant disparu, nommé Gutzwiller. Cela ressemblait presque à un chant angélique, aux sons d'une harpe. Du coup le vieil homme s'arrêta, conquis.
D'un coup tout l'espace retentit de la sonnerie joyeuse des cloches appelant à la messe de minuit. Les messagères répondaient les unes aux autres, mais au-dessus de toutes sonnait le ton argentin de la cloche de l'église disparue de Gutzwiller que ses anciens habitants avaient sauvée en la jetant au fond de la source afin de la soustraire à l'ennemi. Des promeneurs affirmaient d'ailleurs l'avoir entendue sonner au fond de l'eau.

Notre homme scruta l'obscurité, cherchant des yeux le site du village. Brusquement la vallée s'éclaira, les maisons surgissaient de la terre, leurs fenêtres étaient gaiement illuminées, éclairant le vieux saule rabougri qui se dresse près de la source. Lentement tout s'effaça, la nuit reprit ses droits, le tintement s'éteignit, tout redevint silence. C'est la morsure du vent du nord qui arracha le vieil homme de son étonnement. Il comprit pourtant qu'il venait d'assister à un miracle, la cloche de Gutzwiller qui annonçait la naissance du Christ ! sunny
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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyLun 10 Déc - 18:12

I love you ostie LA MESSE DES ÂMES ostie I love you



Mon grand-père, le vieux Chatton, s’en revenait un soir de Paimpol où il avait été toucher des rentes. C’était la veille de Noël. Tout le jour il avait neigé, en sorte que la route était toute blanche ; blancs aussi étaient les champs et les talus. Craignant de perdre son chemin dans toute cette neige, mon grand-père faisait marcher son cheval au pas. Comme il arrivait près de la vieille chapelle en ruine qui est en contrebas de la route, sur le bord du Trieux, il entendit sonner minuit. Et aussitôt une cloche aux sons grêles se mit à tinter, comme pour la messe.
– Tiens, pensa mon grand-père, on a donc restauré la chapelle de Saint-Christophe. Je ne m’en suis pas aperçu ce matin, à mon passage. Il est vrai que je n’ai pas regardé de côté. La cloche tintait toujours. Il résolut d’aller voir ce que cela signifiait. La chapelle se dressait, comme toute neuve, sous la lumière de la lune. A l’intérieur étaient allumés les cierges dont les reflets rougeâtres éclairaient les vitraux. Grand-père Chatton mit pied à terre, attacha son cheval à une barrière qui était là, et pénétra dans la « maison du saint ». Elle était pleine de monde. Et tout ce monde était dans le recueillement ! Pas même un de ces bruits de toux qui rompent à tout moment le silence dans les églises. Le vieux s’agenouilla sur les dalles, à l’entrée du porche. Le prêtre était à l’autel. Son acolyte allait et venait par le chœur. Grand-père se dit :
– Au moins, je n’aurai pas manqué la messe de minuit. Et il se mit à prier, selon l’usage, pour ceux de ses parents qu’il avait perdus. Le prêtre cependant venait de se tourner vers l’assistance, comme pour la bénir. Grand-père remarqua qu’il avait les yeux étrangement brillants. Chose plus étrange, ces yeux semblaient l’avoir distingué, lui, Chatton, dans toute cette foule, et leur regard restait posé sur lui, fixement. C’était au point que grand-père en éprouva une sorte de gêne. Le prêtre, ayant pris une hostie dans le ciboire et la tenant entre ses doigts, demanda d’une voix sourde :
– Y a-t-il quelqu’un qui puisse recevoir ? Personne ne répondit. Par trois fois, le prêtre répéta sa question. Même silence parmi les fidèles. Alors, grand-père Chatton se leva. Il était indigné de voir tout ce monde demeurer comme indifférent à la parole d’un prêtre.
– Ma foi, monsieur le recteur, s’écria-t-il, je me suis confessé ce matin avant de me mettre en route, dans l’intention de communier demain, jour de Noël. Mais si cela peut vous faire plaisir, je suis prêt à recevoir, dès maintenant, le corps et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le prêtre aussitôt descendit les marches de l’autel, pendant que grand-père traversait la foule pour aller s’agenouiller à la balustrade du chœur.
– Ma bénédiction sur toi, Chatton, dit le prêtre, dès que grand-père eut avalé l’hostie. Une nuit de Noël qu’il neigeait comme ce soir, je refusai d’aller porter le viatique à un moribond. Voilà trois cents ans de cela. Pour que je fusse délivré, il fallait qu’un vivant acceptât de communier de ma main. Merci à toi ! Tu me sauves, et tu sauves en même temps toutes les âmes défuntes qui sont ici présentes. Au revoir, Chatton, au revoir, à bientôt, dans le paradis ! A peine achevait-il ces mots que les cierges s’éteignirent. Grand-père se retrouva seul dans un édifice en ruine et qui n’avait pour toit que le ciel ; il se retrouva seul au milieu des grandes ronces et des bouquets d’orties qui avaient envahi toute la nef. Il eut mille peines à s’en dépêtrer. Il remonta à cheval et continua son chemin. Rentré chez lui, il dit à sa femme :
– Il faudra te résigner à me perdre avant qu’il soit longtemps. J’ai déjà reçu le viatique. Mais console-toi. Ce viatique doit me conduire tout droit en paradis. sunny Quinze jours après, il mourut.


Dernière édition par le Lun 10 Déc - 21:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Conte de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyLun 10 Déc - 20:43

Conte de Noël
Lorsque les bergers s'en furent allés et que la quiétude fut revenue, l'enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là… tremblant et apeuré.
- Approche, lui dit Jésus. Pourquoi as-tu si peur ?
- Je n'ose… je n'ai rien à te donner, répondit le garçon.
- J'aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né.
Le petit étranger rougit de honte.
- Je n'ai vraiment rien… rien ne m'appartient ; si j'avais quelque chose, je te l'offrirais… regarde.
Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu'il avait trouvée.
- C'est tout ce que j'ai, si tu la veux, je te la donne.
- Non, rétorqua Jésus, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi. J'aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
- Je veux bien, dit l'enfant, mais que puis-je pour toi ?
- Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s'approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l'entendre, il chuchota dans l'oreille de l'enfant Jésus :
- Je ne peux pas… mon dessin est trop moche… personne ne veut le regarder !
- Justement, dit l'enfant dans la crèche, c'est pour cela que je le veux… Tu dois toujours m'offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi.
Ensuite, poursuivit le nouveau-né, je voudrais que tu me donnes ton assiette.
- Mais je l'ai cassée ce matin ! bégaya le garçon.
- C'est pour cela que je la veux… Tu dois toujours m'offrir ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller…
Et maintenant, insista Jésus, répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t'ont demandé comment tu avais cassé ton assiette…
Le visage du garçon s'assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :
- Je leur ai menti… J'ai dit que l'assiette m'avait glissé des mains par inadvertance ; mais ce n'était pas vrai… J'étais en colère et j'ai poussé furieusement mon assiette de la table, elle est tombée sur le carrelage et elle s'est brisée !
- C'est ce que je voulais t'entendre dire ! dit Jésus. Donne-moi toujours ce qu'il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je veux t'en décharger… Tu n'en as pas besoin… Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.
Et en l'embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :
- Maintenant que tu connais le chemin de mon Cœur, j'aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours…
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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyMar 11 Déc - 15:50

L'enfant et le lépreux

L'enfant Jésus venait de naître et deux lépreux, amis des bergers, étaient venus s'incliner devant lui. Le premier dit à Jésus : "Fils du Très Haut, guéris-moi de ma lèpre, toi qui viens sauver le monde !" Et à l'instant même il fut guéri. Le second lépreux, à son tour, vint auprès de l'enfant et, à la stupeur de Marie, de Joseph et des bergers, il se contenta de dire à l'enfant : "Jésus, j'aimerais simplement poser ma main sur la tienne". Marie l'invita à s'approcher. Tout tremblant, il mit sa main dans la main de Jésus et s'en retourna avec sa lèpre.

Le lépreux qui avait été guéri s'empressa d'oublier sa lèpre et devint un homme au cœur dur. Le malheur des autres le laissait de glace.

Le second lépreux reprit sa vie de misère jusqu'au jour où un petit enfant en larmes passa au bord de la route et vint se réfugier dans ses bras. Tout ému, le lépreux posa sa main dans la sienne et l'enfant fut rempli d'une joie telle qu'il se dépêcha de tout raconter à ses parents et à ses amis.

Et depuis ce jour-là, quiconque mettait sa main dans celle du lépreux repartait avec au cœur, une joie à nulle autre pareille.
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MessageSujet: Re: Contes chrétiens de Noël   Contes chrétiens de Noël EmptyMar 11 Déc - 15:52

Quel cadeau à Jésus ?

Lorsque les bergers s'en furent allés et que la quiétude fut revenue, l'enfant de la crèche leva sa tête et regarda vers la porte entrebâillée. Un jeune garçon timide se tenait là… tremblant et apeuré.
- Approche, lui dit Jésus. Pourquoi as-tu si peur ?
- Je n'ose… je n'ai rien à te donner, répondit le garçon.
- J'aimerais tant que tu me fasses un cadeau, dit le nouveau-né.
Le petit étranger rougit de honte.
- Je n'ai vraiment rien… rien ne m'appartient ; si j'avais quelque chose, je te l'offrirais… regarde.
Et en fouillant dans les poches de son pantalon rapiécé, il retira une vieille lame de couteau rouillée qu'il avait trouvée.
- C'est tout ce que j'ai, si tu la veux, je te la donne.
- Non, rétorqua Jésus, garde-la. Je voudrais tout autre chose de toi. J'aimerais que tu me fasses trois cadeaux.
- Je veux bien, dit l'enfant, mais que puis-je pour toi ?
- Offre-moi le dernier de tes dessins.
Le garçon, tout embarrassé, rougit. Il s'approcha de la crèche et, pour empêcher Marie et Joseph de l'entendre, il chuchota dans l'oreille de l'enfant Jésus :
- Je ne peux pas… mon dessin est trop moche… personne ne veut le regarder !
- Justement, dit l'enfant dans la crèche, c'est pour cela que je le veux… Tu dois toujours m'offrir ce que les autres rejettent et ce qui ne leur plaît pas en toi.
Ensuite, poursuivit le nouveau-né, je voudrais que tu me donnes ton assiette.
- Mais je l'ai cassée ce matin ! bégaya le garçon.
- C'est pour cela que je la veux… Tu dois toujours m'offrir ce qui est brisé dans ta vie, je veux le recoller…
Et maintenant, insista Jésus, répète-moi la réponse que tu as donnée à tes parents quand ils t'ont demandé comment tu avais cassé ton assiette…
Le visage du garçon s'assombrit, il baissa la tête honteusement et, tristement, il murmura :
- Je leur ai menti… J'ai dit que l'assiette m'avait glissé des mains par inadvertance ; mais ce n'était pas vrai… J'étais en colère et j'ai poussé furieusement mon assiette de la table, elle est tombée sur le carrelage et elle s'est brisée !
- C'est ce que je voulais t'entendre dire ! dit Jésus. Donne-moi toujours ce qu'il y a de méchant dans ta vie, tes mensonges, tes calomnies, tes lâchetés et tes cruautés. Je veux t'en décharger… Tu n'en as pas besoin… Je veux te rendre heureux et sache que je te pardonnerai toujours tes fautes.
Et en l'embrassant pour le remercier de ces trois cadeaux, Jésus ajouta :
- Maintenant que tu connais le chemin de mon Cœur, j'aimerais tant que tu viennes me voir tous les jours…
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