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 Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire

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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyLun 14 Jan - 7:19

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

« Convertissez- vous et croyez à l’Évangile »
(Mc 1, 14-20)

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez- vous et croyez à l’Évangile. » Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs. Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.


MÉDITER AVEC LES CARMES :

La première chose que Jésus a proclamée au début de son ministère est une parole d'espérance : " Les temps sont accomplis, le Règne de Dieu est tout proche", les temps sont accomplis, ceux dont Dieu gardait le secret. Et parce que Dieu a jugé que le monde avait suffisamment mûri, son Règne est là, parmi les hommes, en son Fils, Jésus de Nazareth.
En réponse à cette avance inouïe que Dieu nous fait en son Fils, que nous demande-t-il ? Deux choses indissociables : la conversion et la foi : "convertissez-vous" … "croyez à la bonne nouvelle", croyez à l'espérance.
La conversion et la foi : impossible de vivre l'une sans l'autre. Si nous nous convertissons, si nous tournons le dos à nos idoles, c'est pour donner notre foi à Jésus-Christ ; et inversement, venir à Jésus-Christ, c'est accueillir un amour qui nous transforme, et c'est cela, la conversion.
Puisque le temps se fait court, puisque déjà, dans le Christ, nous touchons au port, notre rapport aux choses se présente autrement : "Que ceux qui achètent soient comme s'ils ne possédaient pas ; que ceux qui tirent profit de ce monde, comme s'ils n'en profitaient pas vraiment".
Là encore, il n'est pas question de déprécier le travail d'un homme ni de dévaloriser sa compétence, mais simplement – et c'est tout un programme – de ne pas s'aliéner dans les choses, les choses possédées comme les choses à faire.
Le but est que le travail et l'usage de ce monde redeviennent un service de Dieu et de l'homme, et une attente active de la venue du Maître.
Puisque le temps se fait court et que chaque jour la vie éternelle est à portée de notre foi, notre propre cœur peut jeter l'ancre dans le monde de Dieu où Jésus est entré : "Que ceux qui pleurent soient comme s'ils ne pleuraient pas, ceux qui se réjouissent comme s'ils ne se réjouissaient pas".
Certes, il faut rire et chanter, demeurer jeune avec les jeunes ; certes, il faut compatir et ne pas se cuirasser contre le chagrin. Le but réel n'est pas de se déshumaniser par une sorte d'indifférence à la douleur et à la joie, mais de replacer toute joie et toute souffrance sur l'axe de l'espérance chrétienne, car "elle passe, elle est en train de passer, la figure de ce monde".
On peut suivre Jésus de bien des manières. On peut le suivre seul, on peut le suivre avec femme et enfants, avec mari et famille. On peut le suivre dès sa jeunesse, ou dans la longue patience de la vie monastique. C'est toujours le service du même Seigneur, l'épanouissement de la même foi, de l'unique baptême.
Jésus passe à toute heure de la vie au bord du lac de notre histoire personnelle, familiale, communautaire. Dans un instant, présent en nous par son Eucharistie, il nous fera réentendre l'appel du premier jour, et en silence, dans notre cœur, nous nous lèverons pour le suivre.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyMar 15 Jan - 6:57

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :
Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 FR-Evangile-illustre-2016-01-12-2019-01-15


« Il enseignait en homme qui a autorité »
(Mc 1, 21-28)

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.


MÉDITER AVEC LES CARMES :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 Neige-soleilGIMP


Cette question du possédé, le monde plus que jamais la pose à Celui qui nous a aimés et s'est livré pour nous, car la prophétie du vieillard Syméon continue de s'accomplir sous nos yeux : l'Enfant né de Marie continue d'être "un signe en butte à la contradiction, afin que soient révélées les pensées des cœurs".
Avec Jésus Messie la lumière est entrée dans le monde, une lumière qui est vie, et, dans l'histoire de l'humanité comme dans le cœur de chaque homme, cette lumière trace une frontière mouvante entre ce qui appartient déjà au monde futur et ce qui reste emprisonné dans les ténèbres du refus, de la tristesse et de la haine.
Non, le Messie de Dieu n'est pas venu "pour notre perte" ; il est venu au contraire "pour le relèvement d'un grand nombre dans l'Israël de Dieu", mais rien ni personne ne l'empêchera d'être à jamais ce qu'il est : le Saint de Dieu, le Dieu trois fois saint venu sanctifier les hommes. Nous savons que la sainteté de notre Dieu est à la fois : une distance infinie par rapport à tout ce que nous connaissons de limité, de fini, de souillé et de périssable ; une majesté fascinante, ou si l'on veut une emprise souveraine sur le cosmos et sur le cœur humain ; une extraordinaire densité d'être et d'amour qui s'ouvre, par grâce, à la communion des hommes.
Ce Jésus, Saint de Dieu, Dieu saint venu dans notre chair, rien ni personne ne l'empêchera de parler avec l'autorité qu'il tient de son Père, et de révéler ce Père aux petits et aux humbles.
Ce Christ, tel que vous l'avez reçu dans la bonne nouvelle de l'Évangile, tel que vous avez appris à le connaître dans le cœur à cœur de l'oraison et dans la louange communautaire, c'est en lui qu'il vous faut marcher, parce qu'il est votre vie, et tout ce que vous avez à dire ou à faire doit être puisé dans l'amour du Christ par les racines de la prière ; c'est en lui qu'il vous faut bâtir, parce qu'il est la pierre d'angle choisie par le Père, et que toute pierre vivante qui vient s'ajouter à la construction s'aligne nécessairement sur cette première pierre pour trouver la dimension verticale et horizontale de la charité.
Ainsi, en vous appelant à entrer toutes ensemble dans la construction du Temple saint, Jésus le Christ vous a étroitement rapprochées dans l'amour, dans la joie fraternelle et par le signe certain de la présence de l'Esprit. Vous avez expérimenté combien ce rapprochement des cœurs a facilité l'épanouissement de votre intelligence spirituelle, et vous a aidées à pénétrer le mystère de Dieu, "le Christ parmi vous, espérance de la gloire".
Une fois de plus ce sacrifice de louange et cette Eucharistie vous rassemblent toutes dans le Christ, Sagesse de Dieu venue converser avec les hommes, et par la communion au Corps de Jésus vous allez avoir accès aux mêmes trésors de sagesse spirituelle et de connaissance. "Pour le bel ordre qui règne chez vous", pour la solidité de votre foi au Christ, débordez d'action de grâces et prenez la coupe du Seigneur, coupe de passion et coupe de joie.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyMer 16 Jan - 7:02

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1273

« Il guérit beaucoup de gens »
(Mc 1, 29-39)

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.


MÉDITER AVEC LES CARMES :

Dès le premier jour où Jésus, après son baptême, est revenu chez lui, en Galilée, il a été happé par sa mission.
De toute la région on venait à lui, soit pour l'entendre quand il prêchait dans les synagogues avec une autorité toute nouvelle, soit pour se faire guérir ou lui amener des malades.
Ce que saint Marc nous décrit aujourd'hui est un peu une journée type de Jésus, et encore ce jour-là a-t-il été plutôt calme, car après la prédication à la synagogue, la petite troupe des disciples a respecté le repos sacré pour le jour du Seigneur.
Souvent les guérisons commençaient tard : on amenait les malades après la journée de travail, et l'on attendait que le soleil fût couché pour ne pas les transporter en pleine chaleur. Quand les derniers repartaient, guéris, la nuit était parfois fort avancée.
Comment Jésus équilibrait-il cette vie surmenée ? – par la prière. Souvent les disciples l'entendaient se lever, bien avant le jour, et ils se disaient : "Jésus s'en va prier". Il s'éloignait dans un lieu solitaire, et là, dans le silence, il parlait à son Père avec ses mots d'homme ; il le louait avec les Psaumes d'Israël, il accueillait dans sa volonté d'homme le vouloir de Dieu.
Mais ce matin-là, tout au début de la mission de Jésus, les disciples n'avaient pas encore pris l'habitude de voir le Maître gagner la solitude, et, une fois réveillés, Simon-Pierre en tête, ils partent à sa poursuite. L'ayant enfin trouvé, ils lui disent :"Tout le monde te cherche !"
La réponse de Jésus va les surprendre :"Allons ailleurs !"
Les Apôtres arrivaient pour lui dire, en somme :"Tu as réussi ! C'est fait ! Les gens t'ont compris ! Ils veulent t'entendre de nouveau !" Et Jésus leur déclare : "Allons dans les bourgs voisins, afin que j'y prêche aussi, car c'est pour cela que je suis sorti".
C'est pour cela qu'il avait quitté Nazareth.
C'est pour cela qu'il était venu d'auprès de Dieu.
C'est comme si Jésus leur disait : "Savez-vous ce qu'est ma mission ? Savez-vous ce que c'est que la mission ?"
Comme les disciples, nous serions tentés parfois de dire à Jésus :"C'est fait, Seigneur ; notre groupe t'a trouvé ; ensemble nous t'avons écouté ; nous sommes bien ensemble, et bien avec toi. Chez nous, tout le monde te cherche ! Viens parmi nous. Reste chez nous !"
Dans la vie personnelle de prière, - et pour nous dans la vie d'oraison continuelle - un désir semblable pourrait nous monter au cœur, qui nous ferait dire à Jésus : " Enfin, Seigneur, je t'ai trouvé, retrouvé ! Enfin j'expérimente ta présence ! Reste avec moi, puisque je te cherche !" Et le Seigneur nous dit : "Allons ailleurs ! Allons vers ceux qui ne me connaissent pas ! Allons, moi avec vous et vous avec moi, pour que l'amour dont mon Père m'a aimé soit connu jusqu'aux confins de la terre."
"Allons ailleurs, nous dit Jésus, allons au-delà, allons plus loin, allons jusqu'aux extrémités du monde, car c'est pour cela que je suis sorti du Père. Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie".
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyJeu 17 Jan - 8:16

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1274

« La lèpre le quitta et il fut purifié »
(Mc 1, 40-45)

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.  


MÉDITER AVEC LES CARMES :

Le lépreux vient à Jésus comme à la chance unique de sa vie :
Il supplie à genoux, il veut recouvrer la santé, il veut redonner un sens à sa vie, et reprendre sa place dans la communauté.
En effet, impur, intouchable, on le considère comme frappé d'un châtiment de Dieu, et il est mis, avec tous les lépreux, au ban de la société. Il ne peut entrer dans une ville ou un village, tout au plus peut-il mendier à la porte, et tout le monde doit s'éloigner de lui.
Jésus, qui a pitié de lui, le guérit, mais veut garder la discrétion, parce qu'il veut faire l'œuvre de Dieu sans éclats, sans propagande, comme le Serviteur de Yahweh qui ne crie pas sur les places.
Cependant l'homme, une fois guéri, s'empresse de proclamer la nouvelle, de sorte que Jésus ne peut plus entrer ouvertement dans une ville ; "il se tient dehors, dans les lieux déserts, et l'on vient à lui de toutes parts".
Étrange récit, qui oppose ainsi deux sortes de contagion : La contagion de la lèpre, qui éloigne tout le monde du lépreux, la contagion de la sainteté, qui attire à Jésus tous les hommes.
Le lépreux ne peut entrer en ville à cause de la crainte des habitants ; Jésus non plus ne peut entrer désormais, mais à cause de l'enthousiasme des foules.
Revenons un instant sur la démarche du lépreux.
"Si tu le veux, tu peux me guérir !", dit-il à Jésus.
Moi, je ne peux rien contre ce mal. Personne n'y peut rien.
Mais toi, il te suffit de le vouloir, et la maladie obéira !
Quelle foi, quelle confiance, dans cet appel du lépreux !
Et Jésus a aimé sa spontanéité, la véhémence de son désir, puisqu'il lui a répondu tout de suite : "Je le veux: sois purifié !"
Jésus le veut, Jésus le veut toujours, à toute heure de notre vie.
Parfois, c'est nous qui ne le voulons pas vraiment.
Nous connaissons les misères qui nous collent au cœur, mais nous disons :"Après tant d'années, c'est incurable ! Je suis incurable !"
C'est alors que nous n'osons plus espérer.
Nous nous en tenons à ce que nous voyons en nous, sans regarder suffisamment ce que Jésus nous donne à voir en Lui : sa miséricorde, son désir de nous faire vivre, la force de son amitié de Sauveur.
Souvent c'est l'image de nous-mêmes qui nous désole. Mais la première pauvreté de cœur que Dieu nous demande, c'est de lâcher justement l'image de nous-mêmes pour ne garder dans les yeux que son visage à lui.
Sainte Thérèse de Lisieux écrivait à sa sœur Céline :
"Si tu veux supporter en paix l'épreuve de ne pas te plaire à toi-même, il est vrai que tu souffriras, parce que tu seras à la porte de chez toi, mais ne crains pas : plus tu seras pauvre, plus Jésus t'aimera."
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyVen 18 Jan - 8:30

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1276

« Le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés »
(Mc 2, 1-12)

Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison. Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »


MÉDITER AVEC LES CARMES :

De la foi ou de l'incroyance, qu'est-ce qui l'emportera dans le cœur des hommes ? C'est le drame qui traverse tout le ministère de Jésus, et il est déjà présent dès les premiers jours à Capharnaüm.
La foi, elle existe réellement chez ces hommes qui apportent le brancard ; une foi décidée, active, presque impatiente. Ils souffrent de voir souffrir cet handicapé, leur ami, et ils savent que Jésus est pour lui la dernière chance, une vraie chance comme Dieu seul en envoie.
Et c'est pourquoi leur foi se traduit en charité : coûte que coûte il faut traverser l'indifférence de la foule ; par tous les moyens il faut ménager à l'infirme une rencontre avec Jésus ; il faut que, pour un instant au moins, ce pauvre qui ne peut plus rien passe avant les autres. Si Jésus voit cet homme, ce paquet de souffrance et de misère, c'est gagné d'avance.
L'incroyance est là, elle aussi, présente au rendez-vous, dans le cœur de quelques scribes, des intellectuels bien assis pour écouter, pour peser, pour juger. Ils ont bien compris, pourtant ; ils ont raisonné juste, et posé la vraie question : "Qui peut remettre les péchés, sinon Dieu seul ?" Mais ils se dérobent devant la vraie conclusion ; ils fuient devant l'acte de foi. Plutôt que d'admettre : "Cet homme fait les œuvres de Dieu", ils préfèrent dire : "Cet homme blasphème !"
Il en sera ainsi dans tous les temps. Il se trouvera toujours des hommes pour refuser le paradoxe du Christ, pour ramener le Christ aux dimensions de l'ordinaire, et pour trouver insoutenable que Jésus Christ, vrai homme, agisse aussi en vrai Dieu.
Mais ne jetons pas trop vite la pierre aux scribes, et mesurons bien ce que l'attitude de Jésus devait avoir de déroutant.
Le brancard descend par le trou du toit ; l'homme est là, aux pieds de Jésus, plus immobile que jamais. Tout le monde attend la parole de guérison, mais les mots qui viennent semblent ignorer la souffrance physique : "Mon enfant, les péchés te sont remis".
Jésus n'a pas répondu au niveau de la demande, parce qu'il veut situer d'emblée son action au niveau de l'essentiel et du définitif. On demande la santé du corps ; il donne la liberté du cœur. On réclame de pouvoir agir ; il donne d'être selon Dieu. Au risque de décevoir le paralysé, au risque d'inquiéter les scribes, il dit tout de suite la parole du salut, parce qu'il est le Fils de l'Homme qui apporte le salut d'auprès de Dieu.
Mais pourquoi cette hâte, pourquoi bousculer et désappointer ainsi l'espérance immédiate ? Saint Marc nous le dit en toutes lettres : "Jésus, voyant leur foi, dit au paralysé : tes péchés sont remis". Jésus a vu leur foi, il compte sur leur foi, et il veut répondre à leur audace par son audace de Fils de Dieu. Voilà pourquoi il leur révèle d'un coup de quoi est faite l'initiative du Père.
La guérison viendra, mais dans un second temps, comme une récompense de la foi, et comme un signe pour ébranler l'incroyance des scribes : "Je te l'ordonne, prends ton brancard et va-t’en chez toi !"
Brusquement, tout l'intérêt se porte sur le paralysé. Depuis le début, il n'a rien dit ; mais voilà que Jésus lui demande d'être actif dans sa propre guérison : "Lève-toi !". Va-t-il se lever ? Sur la seule parole de Jésus, osera-t-il faire tous ces gestes impossibles ? C'est en obéissant à la parole qu'il va traduire sa foi ; et son corps va se dénouer, se déplier, tout au long de cette minute de confiance, la guérison accompagnant l'obéissance au Christ.
Des années durant on l'avait traîné sur sa civière, et voilà qu'il emporte lui-même, avec ce brancard, tout son passé de misère et de désespoir ; voilà que, sur l'ordre de Jésus, il enlève lui-même tous les signes de sa paralysie.
Ainsi, au oui que Dieu prononce sur le monde, en Jésus Christ, répond le oui de l'homme à Jésus Christ.
Oui de la foi, qui balaye courageusement toutes les impressions d'impuissance ; oui de l'espérance, quand l'homme fait fond sur Dieu, alors même que Dieu déplace sans cesse les points d'appui ; oui de la charité active, qui ne s'arrête jamais avant que l'autre ait rencontré Jésus.
À travers cet épisode de l'Évangile, Jésus vient nous redire : "Ce qui paralyse, c'est le péché".
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptySam 19 Jan - 9:30

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1278

Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs
(Mc 2, 13-17)

En ce temps-là, Jésus sortit de nouveau le long de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il aperçut Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre. Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

MÉDITER AVEC LES CARMES :

Nous voici rassemblés autour de la table du Christ, tous invités, tous heureux d'être là, à la fois accueillants et accueillis : accueillant la parole de Jésus accueillis dans son amour.
Notre regard, instinctivement, fait le tour de la table. Surprise : il n'y a que des pécheurs ! Pas des pécheurs à la manière de Matthieu le publicain, des hommes que l'on montrait du doigt à cause de leur métier ; mais des pécheurs et des pécheresses à la manière des psalmistes, qui découvrent chaque jour le péché leur péché, tapi au fond du cœur.
De fait nous arrivons tous à l'Eucharistie, non pas comme des justes, pleine­ment ajustés au vouloir du Dieu sauveur, mais avec des pesanteurs, des crispations et des refus, avec des joies et des craintes qui ne sont pas selon Dieu.
Et malgré notre désir de nous ouvrir à la vie que Jésus nous apporte, jour après jour nous lui avouons notre malaise. Nous sommes inquiets du temps qui a passé, du temps qui passe et qui accentue notre dérive, à distance de l'appel entendu et de l'amour promis.
Des pécheurs et des malades : voilà ce que nous sommes, autour de la table de Jésus. Mais une fois de plus, aujourd'hui, sa parole nous apporte une lumière qu’inverse en joie toute tristesse, même et surtout celle du péché : "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades".
La voilà, la révélation capable d'illuminer tous les visages, autour de la table des pécheurs : Jésus veut être lui-même notre médecin !
C'est lui qui d'abord va se charger du diagnostic. Nous, nous souffrons, et nous lui disons notre souffrance ; mais c'est lui qui va nommer notre mal, mettre le doigt sur les causes et refaire avec nous l'histoire de nos misères, pour les guérir jusqu'à la racine.
Car c'est lui aussi qui va trouver les remèdes et qui va rythmer la cure, pour peu que nous nous laissions faire.
Qu'est-ce qui pourrait nous détourner de lui faire confiance ? Pour lui, pour Jésus médecin, nous n'avons pas de secrets, et nous savons d'avance qu'aucune rechute ne l'étonne et qu'aucune plaie ne le rebute.
Il a l'habitude des malades et des convalescents, et tous ceux, toutes celles qu'il invite pour l'expansion du Royaume, sont des malades qu'il a guéris et des pécheurs qu'il a pardonnés.
Nous le savons bien, nous qui souvent mangeons à sa table : l'appel à la prière que nous entendons ne fait que rendre plus vive la conscience de notre pauvreté et plus urgente notre conversion à l'Evangile.
Quelles que soient les grâces du passé, quelles que soient les faveurs que Jésus nous réserve, notre vie, jusqu'au bout, sera une histoire de salut, l'histoire d'une guérison. C'est cette certitude qui nous rend chaque jour si confiants et heureux, à la table des pécheurs.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyDim 20 Jan - 6:58

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L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1280

« Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit »
(Jn 2, 1-11)

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.


MÉDITER AVEC LES CARMES :

Ce miracle de Cana est dans toutes nos mémoires, et nous sommes habitués à admirer comment le Fils de Dieu, à la prière de Marie sa mère, a anticipé le moment où il devait commencer à révéler sa gloire. Aujourd'hui, pour aborder ce miracle par un autre angle, nous allons nous tenir du côté des serviteurs, qui n'ont rien dit, mais ont tout vu, qui n'ont fait que des actions tout ordinaires, mais ont collaboré d'abord sans le savoir à un grand miracle.
Ils ont eu au début affaire à la seule mère de Jésus, qui leur a dit seulement : "Faites tout ce qu'il vous dira". Et que leur a dit Jésus ? - "Remplissez d'eau ces cuves !" Voilà ces hommes en plein désarroi. Ils avaient vidé les cuves après les ablutions rituelles des convives, et Jésus leur demande de les remplir de nouveau d'eau propre. Une vingtaine de seaux par cuve, et il y en avait six ! Tout ce travail pour rien, pensent-ils. A quoi bon toute cette eau puisque les convives maintenant sont attablés ? Il faut vraiment que Marie se soit montrée convaincante : elle était si impressionnante dans sa certitude ! Pour elle ils vont obéir, et sans rechigner, puisqu'ils remplissent les cuves jusqu'au bord.
Et Jésus de leur dire : "Puisez maintenant et portez-en à l'ordonnateur du festin."
On assiste alors à un curieux manège : ceux qui parlent ne savent rien, et ceux qui savent tout se taisent. Entre les cuves et le verre du marié, l'eau s'est changée en vin. Or les serviteurs savaient bien qu'ils avaient puisé de l'eau. On entend l'ordonnateur du festin féliciter le marié, qui n'y comprend rien ; mais pas un mot de Marie, et silence total aussi de la part des serviteurs. Jésus a opéré le miracle, mais jusqu'au bout il a voulu se servir de l'action des serviteurs, et c'est avec l'eau propre de l'obéissance que Jésus a régalé la noce.
L'Évangéliste ne nous dit pas comment le miracle a été salué ni comment le rôle de Marie a été reconnu. Très sobrement il mentionne que ce fut le premier des signes opérés par Jésus, et que les disciples commencèrent à voir sa gloire, c'est-à-dire l'union indicible du Père et du Fils.
Si simple et si dépouillé, notre récit se montre plein d'enseignements pour nous, humbles tâcherons de l'Évangile.
D'abord nous sommes certains de rester dans la volonté de Dieu quand nous suivons à la lettre les directives de notre Mère. "Faites tout ce qu'il vous dira !" Toute sa spiritualité est là dans ce simple conseil qu'elle donne à ceux et celles qui veulent bien lui faire confiance. "Qu'il me soit fait selon ta parole" : c'est bien la même pente du cœur vers la volonté de Dieu, et c'est là, à cette liberté de cœur, qu'elle veut nous conduire.
Ensuite, par notre obéissance, nous devenons des ouvriers et ouvrières du miracle. Jésus, qui pourrait assurer seul la joie de toute une noce, veut donner à ces hommes très humbles la joie d'avoir puisé de l'eau. C'est Jésus qui fait tout, et c'est Jésus qui nous donne de tout faire, dès lors que nous ne nous laissons pas rebuter par les dehors apparemment inutiles de l'obéissance.
D'ailleurs, pour reprendre les propres termes d'un père de l'Église : "Ils n'ont pas tout bu ; nous en buvons encore !" et bien que serviteurs, nous sommes des invités de la noce du Fils de Dieu. La seule chose importante est que Jésus, dès qu'il aura parlé, nous trouve prêts à remplir à ras bords toutes les cuves de notre passé, pour qu'il y verse le vin nouveau que lui seul peut apporter.
Enfin, selon les paroles de la petite Thérèse, qui ont dans son esprit valeur d'explication : quand la Vierge Marie semble ne pas répondre à notre détresse, c'est qu'elle ne veut pas. Point final.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyLun 21 Jan - 8:43

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1a12

« L’Époux est avec eux »
(Mc 2, 18-22)

En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »


MÉDITER AVEC LES CARMES

Souvent, quand les Évangiles nous rapportent côte à côte plusieurs paraboles de Jésus, elles se mettent l'une l'autre en valeur. Et c'est le cas aujourd'hui, au moins si nous recevons les paraboles pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire non pas des énoncés clos et définitifs, mais de petits programmes de réflexion.
La première est sans doute la plus transparente : on ne se met pas à jeûner quand la noce commence. Pourquoi ? Parce que ce serait faire affront aux jeunes mariés, parce que cela détonnerait dans l'ambiance de joie des deux familles et des amis.
Conclusion : il faut savoir s'adapter aux divers moments de l'œuvre de Dieu. Il y a un temps pour l'ascèse, et ce temps-là n'est jamais révolu ; il y a aussi le temps de la joie pour les amis de l'époux, mais c'est toujours l'Époux qui en donne le signal, puisque c'est lui avant tout qu'il s'agit de réjouir.
La deuxième parabole nous fait déjà réfléchir davantage ; car il y a deux manières de raccommoder : Ou bien on raccommode du vieux avec de l'usagé… dans ce cas on n'aura aucune surprise au lavage, mais le raccommodage n'aura pas rajeuni le paletot, et il durera peut-être fort peu longtemps ; ou bien on raccommode le vieux avec une pièce écrue, et dans ce cas, au lieu de réparer, on prépare de plus grandes déchirures, bien pires que le premier accroc.
On débouche donc sur une simple question de bon sens : faut-il, ou non, raccommoder ? Quand l'étoffe est trop mûre, cela ne sert à rien, car on ne fait que prolonger un vêtement qui a déjà fait son temps. Il est des moments où il faut savoir faire peau neuve et changer le vêtement.
Puisque l'Évangile est là, c'est lui qu'il faut revêtir, pense Jésus, sans essayer de rafistoler les usages pharisiens qui ont fait leur temps. D'ailleurs l'Évangile n'est pas fait pour qu'on y taille des pièces. C'est un vêtement sans couture qu'il faut revêtir tel quel, et l'on a intérêt à le choisir dès le début plutôt ample, car on rétrécit toujours tant soit peu au grand lavage de la vie.
Quant à la parabole du vin et des autres, elle est à quatre entrées, qu'il faut essayer successivement.
Si l'on met du vin vieux dans de vieilles outres, la formule est bonne, au moins tant que l'outre reste saine, car il ne sert rien d'avoir une outre parfumée si elle fuit.
Si l'on verse du vin vieux dans des outres neuves, c'est une solution de sécurité, mais un peu aux dépens de la qualité, car les outres neuves sont sous-employées, et le vin cesse de bien vieillir, occupé qu'il est à parfumer les outres trop fraîches.
Si le vin est nouveau et les outres vieilles, c'est la catastrophe : on se retrouve sans vin ni outres.
Ce que Jésus veut retenir du vin nouveau, c'est avant tout sa force de fermentation, comme pour le levain dans la pâte, qui est lui aussi symbole du Royaume, du Règne de Dieu dans un cœur. Le levain est bon, la semence est bonne, le vin est noble et fort, mais c'est à la pâte de lever, c'est au champ à produire, c'est à l'outre de tenir la pression, au long des jours, des mois, des années.
Pour le vin nouveau, il faut des outres neuves, qui résistent à la pression. De toute évidence, Jésus voit dans le vin un symbole de l'Évangile, de la nouveauté absolue qu'il apporte. Mais n'allons pas croire que l'outre sera fournie par nous, comme si nous pouvions, par nos seules forces, adapter notre cœur à la pression de l'Évangile.
La grâce de Jésus ne s'arrête pas à mi-chemin : elle nous donne à la fois le contenu et le contenant. En même temps qu'elle verse le vin nouveau, elle rajeunit l'outre. À vin nouveau, outres neuves, et tout vient de Dieu.
Ce qui nous revient, c'est de laisser Dieu transformer l'outre qu'est notre cœur, c'est d'accepter à longueur de vie la pression du vin, c'est de laisser vieillir le vin dans son outre aussi longtemps que Dieu voudra.
Car lorsqu'on a reçu de Dieu et le vin nouveau et l'outre nouvelle, il faut encore du temps, beaucoup de temps, et toute notre vie le vin nouveau reste en nous espérance de bon vin, tout comme l'Évangile qui est versé en nous reste pour nous espérance de sainteté.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyLun 21 Jan - 10:03

Méditation du Pape François



Le chrétien qui se dissimule derrière l’idée que « l’on a toujours fait ainsi... » commet un péché, en devenant idolâtre et rebelle et en vivant une vie rapiécée, à moitié, car il ferme son cœur aux nouveautés de l’Esprit Saint. C’est une invitation à se libérer des habitudes, pour laisser place aux surprises de Dieu.
 
Cette attitude nous est enseignée par Jésus dans l’Évangile, quand les docteurs de la loi lui reprochent le fait que les disciples ne jeûnent pas : “Mais cela s’est toujours passé ainsi, pourquoi les tiens ne jeûnent-ils pas ?” Et Jésus répond par ce principe de vie : “Personne ne coud une pièce de drap non foulé à un vieux vêtement ; autrement, la pièce neuve tire sur le vieux vêtement et la déchirure s’aggrave. Personne non plus ne met du vin nouveau dans des outres vieilles ; autrement, le vin fera éclater les outres, et le vin est perdu tout comme les outres. Mais du vin nouveau dans des outres neuves !” ». En substance, la loi est au service de l’homme, qui est au service de Dieu et c’est pourquoi l’homme doit avoir le cœur ouvert. Le comportement de celui qui dit : « L’on a toujours fait ainsi... » naît d’un cœur fermé. Au contraire, Jésus nous a dit : “Je vous enverrai l’Esprit Saint et il vous conduira jusqu’à la pleine vérité” ». Ainsi, si tu as le cœur fermé à la nouveauté de l’Esprit, tu n’arriveras jamais à la pleine vérité. Et ta vie chrétienne sera une vie à moitié, une vie rapiécée, raccommodée par de nouvelles choses, mais sur une structure qui n’est pas ouverte à la voix du Seigneur : un cœur fermé, car tu n’es pas capable de changer les outres.
 
Les chrétiens obstinés dans le “on a toujours fait ainsi, tel est le chemin, telle est la voie”, pèchent : ils pèchent par divinisation. Et cela est aussi un péché d’idolâtrie : l’obstination. Le chrétien qui s’obstine pèche. Il pèche par idolâtrie. Face à cette vérité, la question à se poser est la suivante : Quelle est la route à suivre ? Il s'agit d'ouvrir son cœur à l’Esprit Saint, de discerner quelle est la volonté de Dieu. Il était habituel, à l’époque de Jésus, que les bons israéliens jeûnent. Cependant, il existe une autre réalité : il existe l’Esprit Saint qui nous conduit à la pleine vérité. Les habitudes doivent aussi se renouveler face à la nouveauté de l’Esprit, aux surprises de Dieu.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyMar 22 Jan - 7:09

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1285

« Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat »
(Mc 2, 23-28)

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. » Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ? Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. » Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »


MÉDITER AVEC LES CARMES :

"Le sabbat a été fait pour l'homme", dit Jésus.
Le repos hebdomadaire a été donné à l'homme, et c'est un cadeau de Dieu, pour libérer l'homme de la contrainte du travail, de la fièvre dans l'œuvre de ses mains ou de son Esprit, de l'esclavage des choses à maîtriser, à conquérir, à posséder.
Le sabbat a été donné aux hommes pour qu'ils aient dès ici-bas accès au Repos de Dieu, en prenant du repos pour Dieu ; et l'arrêt du travail doit permettre aux hommes de se servir des créatures pour la louange et l'action de grâces.
L'homme peut alors entrer dans la joie de Dieu lorsque, ayant achevé la création, il vit que "tout cela était bon".
Le repos du septième jour, c'est ainsi le moment où le croyant retrouve l'harmonie que Dieu a voulue entre l'homme et le monde, le monde fait pour l'homme.
Les ennemis de Jésus en étaient venus à fausser le sabbat. Au lieu du repos offert, ils ne voyaient plus qu'un repos prescrit. Dans le repos libérateur, ils ne voyaient que le repos obligé. Ce que Dieu avait donné pour le bonheur et la liberté, les hommes l'accaparaient pour asservir les cœurs ; et au lieu de se laisser attirer par une qualité nouvelle de la vie, le jour du sabbat, ils s'enfermaient dans des minuties désolantes : même pas le droit de froisser des épis !
Jésus vient. Il se heurte à l'étroitesse des Pharisiens, et il dit, calmement : "Le Fils de l'Homme est maître, même du sabbat !"
Oui, Jésus Fils de l'Homme est plus grand que David, et ce que David a fait parce que ses compagnons avaient faim, dans des circonstances exceptionnelles, lui peut le faire d'une manière permanente.
Il est maître du sabbat, parce qu'il est le gérant des cadeaux de Dieu. Lui, le propre Fils de Dieu, vient proposer de nouveau le repos aux hommes, et il interprète pour eux la manière de le vivre. Dieu avait donné le sabbat au dernier jour de la création ; Jésus transforme le sabbat parce qu'il inaugure la nouvelle création. Et désormais, pour ses disciples, le jour de repos sera lié au jour de la Résurrection ; les chrétiens se reposeront le dimanche, le jour où Jésus est entré dans la vie nouvelle, dans le Repos du Père.
De cela nous lisons un pressentiment dans le livre du Deutéronome, où Moïse dit aux fils d'Israël : "Vous vous reposerez le jour du sabbat parce que Dieu vous a libérés". Nous disons aujourd'hui, en langage chrétien : nous nous reposons le Jour du Seigneur parce que le Christ, définitivement, nous a libérés par sa Résurrection.
Et cela éclaire notre dimanche d'une lumière très paisible et très douce.
Parce que Jésus nous a donné un peu de sa liberté de Fils, nous sommes nous aussi un peu maîtres du sabbat, car nous pouvons choisir, personnellement, en foyer, en famille, la manière dont nous allons vivre le repos que Dieu nous offre.
Dans nos démarches, qu'est-ce qui va être libérateur ? Qu'est-ce qui va susciter à l'égard de Dieu la gratuité et l'action de grâces ? Qu'est-ce qui va nous remettre en harmonie avec le monde, en communion et en joie avec ceux que Dieu nous a donnés à aimer ?
À ces questions-là, c'est à nous de répondre, et cela nous rendra très heureux.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyMer 23 Jan - 7:05

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1287

« Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? »
(Mc 3, 1-6)

En ce temps- là, Jésus entra de nouveau dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.


MÉDITER AVEC LES CARMES

"Le Fils de l'homme est maître, même du sabbat", ainsi se terminait l'Évangile que nous lisions hier, et nous avons du mal à imaginer à quel point de telles paroles pouvaient remuer, étonner, chacun des auditeurs de Jésus.
Le Fils de l'homme, c'est-à-dire l'envoyé de Dieu tel que le décrivait le prophète Daniel, est maître, même du sabbat, comprenons : il a le pouvoir d'interpréter aux hommes la volonté de Dieu, même le commandement du repos sabbatique.
Sur un point, les adversaires de Jésus ne se trompaient pas : Jésus revendiquait bien une sorte d'égalité avec Dieu, et cela devait effectivement paraître blasphématoire... À moins que Jésus ne donne des preuves de sa mission, et de son pouvoir divin. Et c'est ce qu'il fait en appelant le paralysé : "Viens te mettre là, devant tout le monde...". L'homme n'a rien demandé, et c'est Jésus qui prend l'initiative, mais, comme toujours dans les Évangiles, le miracle s'adressera directement à la foi, ici à la foi de tous les témoins dans la synagogue, et Jésus joint à son geste de guérison une catéchèse sur le sabbat, qui est en même temps un enseignement sur sa personne.
Les théologiens, du temps de Jésus, se rendaient compte que Dieu ne cessait pas vraiment d'œuvrer le jour du sabbat, sinon, disaient-ils, la nature et les vivants cesseraient d'exister. Or les hommes continuent de naître et de mourir, même le jour du sabbat. Un rabbi (R.Yohanan) expliquait :"Dieu a gardé dans sa main trois clés, qu'il ne confie à personne : la clé de la pluie, la clé de la naissance, la clé de la résurrection des morts (jugement)". Aucun doute pour les rabbins : Dieu utilisait ces clés même le jour du sabbat.
On saisit, dès lors, le raisonnement de Jésus : "Vous me reprochez de sauver une vie le jour du sabbat. Mais vous admettez bien que ce jour-là Dieu fasse œuvre de vie ! Laissez-moi donc agir pour la vie, et reconnaissez que je fais l'œuvre même de Dieu …"Je suis maître du sabbat... J'ai reçu la clé du sabbat !".
La main paralysée qui se remet à vivre, c'est, aux yeux de Jésus, une preuve de son pouvoir divin : tout comme Dieu, uni à son Père, Jésus a la puissance de faire vivre et revivre. Pour ses ennemis aveuglés, ce miracle est une raison de le faire mourir : "Une fois sortis, les Pharisiens se réunirent avec les politiciens (partisans d'Hérode) pour voir comment faire mourir Jésus". C'est la tentation de l'incroyance à toute époque : on retourne contre Dieu même ses preuves d'amour.
Quant à nous qui avons trouvé en Jésus Sauveur le sens de notre vie, de notre présence sur terre et de tous nos dévouements, approchons-nous, dans la foi, pour être guéris des paralysies de notre intelligence et de notre cœur ; approchons-nous de Jésus, maître de la vie, et tendons-lui, sans attendre, notre âme desséchée.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyJeu 24 Jan - 8:41

Bonjour,

ÉVANGILE DU JOUR :
(Mc 3, 7-12)

En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

COMMENTAIRE de l'Évangile :

Ils veulent toucher le Christ ! A plusieurs centaines, sans un minimum de discipline la chose peut rapidement devenir dramatique et le Christ fait œuvre de prudence en demandant d’avoir une barque à sa disposition. La foi de ces personnes s’exprime par le toucher, parce que la foi est charnelle, incarnée. Il faut toucher le Christ pour qu’il agisse en nous. Dire croire en Lui sans chercher à le toucher est un intellectualisme vain, un profond manque de cohérence. La plénitude de la divinité réside en Lui. Nous pouvons nous aussi toucher le corps du Christ aujourd’hui, dans l’Eucharistie, dans le malade, le pauvre ou le petit dont on prend soin. Comment allez vous toucher le corps du Christ aujourd’hui ?

Source : Fidesco Dieu avec nous aujourd'hui :
http://dieuavecnousaujourdhui.com/newsletter/edition-du-jeudi-24-janvier-2019/?mail=bigdolu@gmail.com&utm_source=Dieu+Avec+Nous+Aujourd%27hui&utm_campaign=f8e3d88d27-EMAIL_CAMPAIGN_2019_01_23_05_02&utm_medium=email&utm_term=0_381fe93147-f8e3d88d27-124479225
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyVen 25 Jan - 8:41

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1290

« Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile »
(Mc 16, 15-18)

En ce temps-là, Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »


MÉDITER AVEC LES CARMES :

L'Évangile que nous lisons aujourd'hui tranche un peu sur tous les autres de cette semaine. Il ne s'agit plus d'un récit vivant et coloré, mais d'une sorte de résumé des apparitions de Jésus Ressuscité.
Nous le trouvons tout à la fin de l'Évangile de Marc ("finale longue de Marc"), qui fait partie des Écritures inspirées, bien que probablement Marc ne soit pas l'auteur de ces quelques versets. Les matériaux ont été pris, semble-t-il, dans les traditions de Luc et de Jean ; et, de toute façon, nous avons là une relique authentique de la première génération chrétienne. C'est à ce titre que l'Église l'accueille dans sa liturgie pascale.
Tout au long de cette semaine, nous avons pu relever trois constantes dans les récits d'apparitions du Sauveur : L'initiative venait de Jésus, la reconnaissance de Jésus se faisait toujours progressivement, chaque rencontre du Ressuscité débouchait sur une mission pour les disciples.
Aujourd'hui encore, l'initiative de Jésus est soulignée : Jésus apparut (se fit voir), Jésus se manifesta sous une autre forme, Jésus se manifesta aux Onze eux-mêmes.
Le thème de la reconnaissance de Jésus est présent, lui aussi, mais renversé, en quelque sorte : l'Évangile souligne par trois fois l'incrédulité des compagnons de Jésus : Ils refusent de croire Marie-Madeleine, ils refusent de croire les deux disciples qui revenaient de la campagne (=Emmaüs), Jésus lui-même reproche aux Onze leur entêtement à ne pas croire ceux qui l'avaient vu ressuscité.
Mais l'accent principal de l'Évangile porte aujourd'hui sur la mission universelle. Il ne s'agit plus seulement de porter la nouvelle à Pierre et aux autres disciples rassemblés à Jérusalem, mais de partir dans le monde entier et de proclamer la victoire de Jésus à toute la création.
Si nous laissons l'Esprit Saint nous interroger à partir de ces paroles de l'Évangile d'aujourd'hui, nous nous rendons très vite compte que ces quelques versets, d'apparence anodine, reflètent exactement notre situation actuelle de témoins du Christ et les principales tensions que nous connaissons dans notre itinéraire spirituel.
Tensions dans notre vie face aux initiatives de Jésus. Nous l'avons découvert, reconnu, accueilli, au moment du premier don, mais, les années passant, il nous arrive de constater que, par moments, nous avons transféré notre trésor ailleurs et que notre cœur est ailleurs aussi, là où se trouve l'autre trésor.
Dès lors Jésus vivant, Jésus ressuscité, quand de nouveau il prend l'initiative de nous rencontrer, de croiser notre route, nous apparaît comme un étranger, difficilement reconnaissable.
Tensions au cœur même de notre foi et de notre espérance, lorsqu'il s'agit justement de rejoindre le Vivant, le Ressuscité, non pas dans l'euphorie d'une présence sentie, claire pour les yeux et chaude pour le cœur, mais humblement, quotidiennement, à partir du témoignage des Écritures et sous les traits de sa communauté souffrante. C'est la difficulté de croire sans avoir vu, de tout miser sur la parole du Maître.
Tensions, enfin, au niveau de la mission.
À qui, en effet, Jésus confie-t-il le message universel ? A ceux et à celles qu'il vient de trouver incrédules, entêtés, lents à croire. Pourtant "il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu". Porteurs d'une nouvelle bouleversante pour le monde, nous portons en même temps le poids de nos lenteurs, de nos velléités, de nos réticences et de nos reprises. Jésus nous confie la flamme qui peut allumer dans le monde l'incendie de la charité, mais nous la portons "dans des vases d'argile".
L'amour du Christ, toutefois, est si fort, si personnel, si rédempteur, qu'il nous interdit de nous laisser paralyser par notre misère. La mission est là, belle, urgente, décisive, et "il est fidèle, le Dieu qui nous a appelés à la communion de son Fils". C'est encore lui qui fera cela.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptySam 26 Jan - 9:48

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1292

« Les gens affirmaient : Il a perdu la tête »
(Mc 3, 20-21)

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »


MÉDITER AVEC LES CARMES :

Jésus vient de redescendre de la montagne où il a appelé ses douze disciples, et le voilà de nouveau à Capharnaüm, "à la maison", c'est-à-dire : Soit la maison de Pierre où il était comme chez lui, soit une maison du bourg, transformée en lieu de rassemblement pour la petite troupe.
Et dès les débuts de son ministère il devient signe de contradiction : Les gens s'attroupent, enthousiastes, et le réclament à toute heure, si bien que Jésus, comme un médecin surmené, n'a même plus de temps de souffler au moment des repas ; d'autres s'inquiètent et prennent peur. Qui sont-ils ? Non pas des ennemis (il n'en a pas encore), mais ses cousins de Nazareth. On raconte des choses bizarres sur lui, qu'il opère des guérisons - même le jour du sabbat - qu'il accueille des pécheurs et mange avec eux. Il paraît même qu'il a pris parmi ses disciples le percepteur de Capharnaüm.
Tout cela fait mauvais effet. On jase dans toute la contrée, et on prend ses proches à partie : "Vous ne devriez pas le laisser faire" ; Tant et si bien que les cousins de Nazareth ont décidé de passer à l'action : "Où est-ce qu'il a la tête ? Qu'est-ce qui lui prend ? Allons le chercher, nous le ramènerons de force à son atelier. Il ne va quand même pas continuer à jeter le discrédit sur toute la famille !"
"Il a perdu la tête !"
C'est ce qu'on a dit de Jésus quand il s'est mis à prêcher son Évangile ; c'est ce que l'on dit parfois d'un chrétien quand il se met à vivre l'Évangile de Jésus. Ne parlons pas ici des chrétiens excentriques : il y en aura toujours, et ce n'est pas d'eux qu'il faut attendre le vrai témoignage évangélique. Parlons des chrétiens ordinaires, de nous tous : y a-t-il dans notre vie, dans nos espoirs, dans nos projets, dans nos désirs, ce petit brin de folie évangélique qui nous ferait ressembler à Jésus ?
Non pas un brin d'excentricité, non pas ces outrances de langage ou de comportement qui dénaturent plutôt le témoignage rendu à Jésus, mais cette folie de confiance, d'amour et de service qui fait l'authenticité chrétienne.
Il est fou de s'engager pour toujours, mais cette folie-là nous tient à cœur, car c'est à Jésus que nous avons tout donné.
Il est fou de ne pas vivre à notre compte, mais nous resterons fous, parce que "notre vie n'est plus à nous-mêmes, mais à Celui qui est mort et ressuscité pour nous".
Il est fou, aux yeux du monde, de ne rien garder dans les mains, de ne pas chercher le repos, de se vouloir sans cesse en route, en exode, en exil, de se hâter "comme un voyageur" ; mais rien ne nous fera changer d'idée, car nous ne pouvons servir Dieu et l'argent, chercher le Christ et les honneurs, avoir faim de l'Esprit et soif de confort ; nous ne pouvons chercher en même temps le règne de Dieu et notre règne, le règne de la réussite, de la renommée, le règne de nos goûts. Et nous ne voulons pas mettre notre cœur là où n'est pas notre vrai trésor.
Il est fou de choisir la voie de l'humilité, de la douceur, de l'obéissance, de réagir à l'agressivité par le sourire, de porter à longueur de vie les fardeaux des autres, et les autres même quand ils sont lourds.
Il est fou de rester à Nazareth, dix ans, vingt ans, trente ans, sans vouloir autre chose que ce que Dieu a choisi ; mais cette folie-là, Dieu l'aime; et il nous a choisis pour devenir fous, car : "Ce qui est folie dans le monde, Dieu l'a choisi pour confondre les sages ; ce qui est faible dans le monde, Dieu l'a choisi pour confondre ce qui est fort ; ce qui, aux yeux du monde, est vil et méprisé, "ce qui n'a pas d'allure", ce qui n'est pas, Dieu l'a choisi pour réduire à rien ce qui est, afin qu'aucune créature ne puisse s'enorgueillir devant lui.
Mieux vaut être, avec Jésus, crucifié, que de crucifier Jésus pour rester avec les sages.
Mieux vaut revenir à la folie de notre premier don, à ce jour où nous n'avions plus rien, que de parvenir à notre dernier jour les mains pleines et le cœur rempli de nous-mêmes.
Mieux vaut entrer dans la folie de la croix et retrouver Jésus qui, par amour, a passé pour fou, car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyDim 27 Jan - 7:10

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1294

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture »
(Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21)

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole. C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi, afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus. En ce temps-là, lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur. Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »  


MÉDITER AVEC LES CARMES :

Pour les lecteurs du monde grec qu'il veut atteindre, saint Luc a soigné son prologue. Dans une longue phrase, noble et presque solennelle, qui ne nomme encore ni Dieu ni Jésus, il annonce un récit et précise son dessein, en s'adressant à Théophile, un personnage en vue, dédicataire de son œuvre. Et il commence par se situer dans une tradition : "Beaucoup, dit-il, ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous." Une génération entière sépare déjà Luc de l'époque de Jésus. Durant plusieurs décennies, les "témoins oculaires" de la vie de Jésus sont devenus "serviteurs de la parole" ; ce sont eux qui ont transmis leurs souvenirs concernant les paroles et les actes de Jésus, puis les premiers pas de l'évangélisation ; et sur cette base d'une tradition orale mouvante et diversifiée, plusieurs écrivains déjà ont travaillé.
Luc ambitionne un récit plus large, appuyé sur une enquête encore plus exigeante : "J'ai décidé, moi aussi, après m'être informé exactement de tout depuis le début, d'en écrire pour toi l'exposé suivi, illustre Théophile." De fait Luc, dans son œuvre articulée en deux parties, accordera une place de choix au début de la vie de Jésus, puis aux débuts de l'expansion de l'Église. L'Évangile sera suivi des Actes d'apôtres, ce qui permettra à Luc de manifester plus amplement la portée des faits racontés : non seulement les événements "se sont accomplis" parmi les témoins, mais ils ont été l'accomplissement tant de l'ancienne Alliance que des paroles mêmes de Jésus.
Luc veut donc apporter à la prédication chrétienne la contribution d'un historien, telle qu'on la comprenait de son temps. Dans la littérature hellénistique, en effet, l'histoire était censée à la fois renseigner et convaincre. À l'époque de Luc les contemporains de Jésus commençaient à disparaître, et les prédicateurs chrétiens se heurtaient déjà, dans l'opinion publique, à des rumeurs ou à des insinuations contradictoires au sujet de Jésus et de son œuvre. Un ancrage conscient dans les faits s'imposait donc à la jeune Église.
Mais les convictions que Luc s'efforce d'inculquer dépassent le simple souci de l'histoire, et son propos est finalement catéchétique et théologique, comme il le déclare clairement à Théophile : "J'ai décidé d'écrire pour toi un exposé suivi, pour que tu te rendes compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus."
Disciple passionné d'un Jésus qu'il n'a pas connu, Luc veut aider les croyants dans leur acte de foi. Pour lui, le message que l'Église transmet s'enracine directement dans l'œuvre et la pensée de Jésus ; le socle de la foi, c'est la vie "parmi nous" de l'Envoyé de Dieu, telle que l'ont racontée les témoins oculaires.
C'est encore cette force irremplaçable du témoignage que Luc mettra en relief dans le second prologue qui, selon la coutume grecque, introduira l'autre volet de son récit, les Actes d'apôtres : "J'ai donc fait mon premier livre, ô Théophile, sur tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le début jusqu'au jour où, après avoir, par l'Esprit Saint, donné des ordres aux Apôtres qu'il avait choisis, il fut emporté. Et c'est encore à eux qu'après sa passion il se présenta vivant avec bien des preuves, leur apparaissant pendant quarante jours et leur disant ce qui concerne le Royaume de Dieu" (Ac 1,1-3).
Certes, ce témoignage des disciples s'inscrit dans le témoignage fondamental de l'Esprit Saint qui, le premier, a authentifié l'œuvre de Jésus et qui accompagne le labeur de ses Apôtres (Ac 5,32; 10,44; 15,8 ); mais l'Esprit lui-même, depuis la Pentecôte, suscite la parole des serviteurs et des servantes de Dieu (Ac 2,4.18; 4,38 ). Habité et poussé par ce même Esprit du témoignage, Luc, à sa manière personnelle, offre à chacun de refaire pour son compte le parcours initiatique qui l'a conduit, lui, "le cher médecin" (Col 4,14), de l'écoute à la foi, puis de l'adhésion à Jésus au service de la parole.
Ainsi, dans l'œuvre de Luc, la foi tend la main à l'intelligence, non pour effacer le mystère du Fils de Dieu fait homme, mais pour inciter tout croyant à investir dans la découverte du Christ le meilleur de lui-même, de son cœur et de sa liberté.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyLun 28 Jan - 8:28

Bonjour,

L'ÉVANGILE DU JOUR :

Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 1296

« C’en est fini de Satan »
(Mc 3, 22-30)

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Ce Jésus est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »


MÉDITER AVEC LES CARMES

L'accusation est lourde : "Ce Jésus est possédé par Beelzébūl. Il est de mèche avec le chef des démons. Il est manipulé par un esprit impur." Des scribes sont venus dire cela de Jérusalem, de Jérusalem où il n'a pas encore prêché ! Ils diffusent leur critique dans la foule, et Jésus les fait venir pour rétablir la vérité.
Il leur répond d'abord, selon son habitude, par des paraboles.
La première a trait aux phénomènes de division : un royaume, une dynastie, une famille, ne tiendront pas s'ils sont divisés. Satan ne va donc pas se faire des alliés pour se faire chasser par eux ! À mots couverts, Jésus répond donc aux scribes : "C'est une ânerie que vous me sortez là !"
Deuxième parabole : cette fois il s'agit de contre-attaque. Si l'on veut entrer dans la maison de l'homme fort, il faut d'abord le ligoter. Alors seulement on peut piller ses biens. Et c'est bien cela que Jésus est venu faire : se montrer plus fort que la puissance du mal, ligoter l'Adversaire et délivrer les hommes qu'il a pris sous sa coupe.
Dans la pensée de Jésus, il faut articuler les deux paraboles pour que sa réponse se dégage avec toute sa force : n'attendez pas que le règne du mal explose de l'intérieur : c'est de l'extérieur qu'il faut l'attaquer, avec la puissance que Dieu donne.
Après les paraboles, Jésus propose en clair son enseignement. Tout sera pardonné aux humains, tout : les fautes contre le prochain comme les offenses à Dieu, même répétées. Voilà le principe, et il est d'une générosité inouïe jusqu'alors, digne de l'amour que Dieu manifeste. Tout est pardonnable, mais ajoute Jésus, si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il reste sans pardon à jamais.
Dans le cadre de l'incident que rapporte l'Évangile, ce que vise Jésus est très clair : blasphèment contre l'Esprit Saint ceux qui refusent de voir à l'œuvre en lui la puissance de Dieu, et surtout ceux qui dénaturent ses exorcismes en les attribuant à la puissance du mal.
Si nous cherchons le sens de la parole sévère de Jésus dans notre vie concrète, un obstacle nous arrête tout de suite : il nous est impossible de l'appliquer à qui que ce soit, en disant, par exemple : "Cet homme, cette femme, blasphème contre l'Esprit Saint", car Dieu seul sait ce qui se passe à l'intime de chaque liberté, Dieu seul mesure les conditionnements qui pèsent sur la foi ou l'espérance des hommes.
En revanche, chacun/e de nous peut dire, en toute loyauté : je suis capable, moi, de me fermer à Dieu, à sa parole, à son amour ; je sais où je pourrais dire "non" ; mais j'ai décidé de faire fond sur le Christ, parce qu'il est, en moi et pour moi, le plus fort.
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MessageSujet: Re: Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire    Jésus aujourd'hui : évangile et commentaire  - Page 12 EmptyMer 30 Jan - 14:30

Mercredi 30 janvier

Évangile (Mc 4,1-20): Jésus s'est mis une fois de plus à enseigner au bord du lac, et une foule très nombreuse se rassemble auprès de lui, si bien qu'il monte dans une barque où il s'assoit. Il était sur le lac et toute la foule était au bord du lac, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et il leur disait, dans son enseignement: «Écoutez! Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, il est arrivé que du grain est tombé au bord du chemin, et les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé. Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n'avait pas beaucoup de terre; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde; et lorsque le soleil s'est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché. Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l'ont étouffé, et il n'a pas donné de fruit. Mais d'autres grains sont tombés sur la bonne terre; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent pour un». Et Jésus disait: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende!».

Quand il resta seul, ses compagnons, ainsi que les Douze, l'interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait: «C'est à vous qu'est donné le mystère du royaume de Dieu; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous l'énigme des paraboles, afin que se réalise la prophétie: ‘Ils pourront bien regarder de tous leurs yeux, mais ils ne verront pas; ils pourront bien écouter de toutes leurs oreilles, mais ils ne comprendront pas; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon’».

Il leur dit encore: «Vous ne saisissez pas cette parabole? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles? Le semeur sème la Parole. Ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée, quand ils l'entendent, Satan survient aussitôt et enlève la Parole semée en eux. Et de même, ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux: ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie; mais ils n'ont pas en eux de racine, ce sont les hommes d'un moment; quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils tombent aussitôt. Et il y en a d'autres qui ont reçu la semence dans les ronces: ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, les séductions de la richesse et tous les autres désirs les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne: ceux-là entendent la Parole, ils l'accueillent, et ils portent du fruit: trente, soixante, cent pour un».

«Le semeur sème la Parole»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)



Aujourd'hui, nous écoutons des lèvres du Seigneur la "Parabole du semeur". La scène est totalement actuelle. Le Seigneur ne cesse de "semer". De nos jours aussi les foules écoutent Jésus par la bouche de son Vicaire le Pape, de ses ministres et… de ses fidèles laïques: à tous les baptisés le Christ a accordé de participer de sa mission sacerdotale. On a "faim" de Jésus. Jamais comme à présent l'Église n'avait été si catholique, puisque sous ses "ailes" s'abritent des hommes et des femmes des cinq continents et de toutes les races. Nous avons été envoyés dans le monde entier (cf. Mc 16,15) et, en dépit d'un panorama sombre, le commandement apostolique de Jésus-Christ a produit ses fruits.

La mer, les barques et les plages ont été remplacées par des stades, des écrans et les moyens modernes de communication et de transport. Mais Jésus reste le même. L'homme non plus n'a pas changé, avec son besoin d'enseignement pour aimer. Aujourd'hui aussi, il y en a qui -par grâce et en vertu d'un choix gratuit de Dieu: c'est un mystère!- reçoivent et entendent plus directement la Parole. Comme il y en a également beaucoup qui ont besoin d'une explication plus poussée de la Révélation.

Aux uns et aux autres, en tout cas, Dieu nous demande des fruits de sainteté. L'Esprit Saint nous aide, mais Il ne se dispense pas de notre collaboration. La diligence est d'abord requise. Si quelqu'un ne répond qu'à demi, s'il se maintient "à la lisière" du chemin sans y entrer pleinement, il sera une victime facile de Satan.

Ensuite, la constance dans la prière -le dialogue-, pour approfondir notre connaissance et notre amour de Jésus: «Un saint qui ne prie pas…? -Je ne crois pas à cette sainteté-là (Saint Josémaria).

Enfin, l'esprit de pauvreté et de détachement nous évitera de nous "noyer" en chemin. Pour le dire clairement: «Nul ne peut servir deux maîtres…» (Mt 6,24).


Chez sainte Marie, nous trouvons le meilleur modèle de réponse à l'appel de Dieu.



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