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 Evangile du dimanche et commentaire

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Espérance

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MessageSujet: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 29 Oct - 10:23

dimanche 29 octobre 2017

Matthieu (22, 34‑40)

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »


Aimer Dieu, c’est aimer ceux qu’il aime

Nous connaissons la manière dont Jésus lie les deux grands commandements :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». « Ils sont semblables» (cf. Mt 22, 39), dit-il.

Saint Jean développe :

« Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas » (1 Jn 4, 20).

Cette articulation mérite d’être creusée.

Que signifie aimer Dieu ?

La suite du premier commandement nous donne une première indication : « Vous observerez avec soin les commandements du Seigneur votre Dieu », puis : « Tu feras ce qui est droit et bon aux yeux du Seigneur » (Dt 6, 17. 18).

Il s’agit d’entrer dans le projet de Dieu. Aimer Dieu, c’est aimer ce qu’il aime et ce qu’il veut.

C’est épouser son dessein bienveillant. Ce dernier se révèle en Jésus Christ. Son incarnation, sa mort et sa résurrection nous disent la valeur inestimable qu’a tout homme aux yeux de Dieu, puisque tout homme est celui pour qui Jésus a livré sa vie.

En entrant, par un amour sincère, dans le dessein d’amour du Père, nous sommes conduits immanquablement, à cause de ce que l’on pourrait appeler un partage de vue, à regarder notre prochain dans l’amour que Dieu lui porte.

« L’amour du prochain […] consiste précisément dans le fait que j’aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n’apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela ne peut
se réaliser qu’à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu’à toucher le sentiment » (Deus caritas est n°18, Benoît XVI). 

Père Emmanuel Schwab, curé de la paroisse Saint-Léon (Paris)

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise

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MessageSujet: 1er Novembre : Fête de la Toussaint   Mar 31 Oct - 17:36

Fête de la Toussaint

(Mt 5,1-12a):

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

Regarder l’amour du Père

Nous ne fêtons pas les saints pour ce qu’ils ont d’unique et d’irremplaçable, mais pour leur universalité.

Leurs vies particulières sont les écrins d’un don que Dieu fait à tous les hommes : l’appeler Père. Les saints manifestent l’amour d’un Dieu qui nous appelle ses enfants.

« Bien aimés, dit saint Jean dans sa lettre, dès maintenant nous sommes enfants de Dieu mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. »

Nous sommes déjà fils et filles de Dieu, mais pas encore pleinement habités par son amour.

Les saints tournent notre regard vers le très grand amour du Père jusqu’au moment où « nous le verrons tel qu’il est ».

Et, voyant l’amour de Dieu pleinement, les saints lui sont semblables et deviennent ses enfants. La vie des ceux que nous fêtons aujourd’hui éclaire le face-à-face avec Dieu qui nous attend, manifestation des entrailles de l’amour du Père.

L’Apocalypse nous dévoile un pan de ce face-à-face. Il l’élargit à « une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer ».

Cette foule nous sort de nos particularismes et de notre désir d’intimité exclusive.

Par son regard tourné vers l’Agneau, elle nous ouvre à l’universel de « toutes nations, tribus, peuples et langues ».

Le Christ est venu pour sauver tous les hommes.

Heureux ceux qui l’accueillent ! Pauvre de coeur, doux, assoiffé de justice, miséricordieux ou artisan de paix, chaque saint creuse dans sa vie un sillon.

Il participe au bouquet des Béatitudes. La promesse qui leur est faite est notre aiguillon du jour :

« Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse. » Le Fils est l’aîné d’une multitude de saints.

Père Nicolas Tarralle, assomptionniste

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Mar 31 Oct - 17:39


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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 4 Nov - 19:45

Dimanche 5 novembre 2017

saint Matthieu 23,1-12.

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.

Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;

ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.

Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »


S’abaisser et devenir serviteur

Sommes-nous de ceux qui pensent qu’être chrétien, c’est suivre un catalogue de bonne conduite ? Cocher chaque case d’une liste de choses à faire ?

Les lectures de ce dimanche ouvrent un autre chemin.

À l’époque du prophète Malachie, il semble que la confusion règne autour de la Loi, au point d’avoir fait oublier que Dieu est l’unique, Père et Créateur. Au temps de Jésus, il apparaît urgent de rappeler aux foules et aux disciples qu’ils n’ont qu’un seul Père, Dieu, et qu’un seul Maître, le Christ, quitte à caricaturer les scribes et les pharisiens du moment.

L’Apôtre Paul identifie l’expérience spirituelle des chrétiens de Thessalonique : ils ont accueilli la parole de Dieu pour ce qu’elle est, une parole à l’œuvre chez les croyants.

Avec eux, il nous revient d’emprunter ce chemin, celui de l’accueil de la parole de Dieu, autrement dit, du Christ et par lui, du Père et de l’Esprit.

Ainsi, laisser agir la Parole en nous-mêmes équivaut à prendre le chemin du Fils : s’abaisser et devenir serviteur. « S’abaisser », c’est vivre pleinement notre condition humaine, avec ses conquêtes scientifiques et ses désirs de mieux-être, avec ses échecs et ses paradoxes.

Mais il n’y a pas d’abaissement sans l’humilité de reconnaître que la vie appartient à Dieu.

Aussi, « devenir serviteur », suppose de placer toutes les dimensions de notre vie – relationnelle, économique, socio-politique, écologique – dans l’espérance de l’accomplissement du royaume de Dieu.

Un « serviteur » s’informe, considère et assume l’impact de ses actions. Alors ? Un catalogue de bonne conduite ? Oui, mais s’il est le fruit de l’Esprit de Dieu.

Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-5-novembre

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 11 Nov - 19:57

dimanche 12 novembre 2017

saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :

« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :

les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.

Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”

Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”

Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”

Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »


Veillez !

Les veillées sont faites pour durer.

Souvenons-nous des feux de camp de notre jeunesse.Nous ne souhaitions pas en voir la fin.

Et les soirées en famille ou entre amis peuvent durer.

Veiller n’est pas un mot à la mode aujourd’hui.

Nous sommes plutôt dans l’immédiateté que dans l’attente. La communication est immédiate par Internet et les réseaux sociaux.

Les files d’attentes semblent interminables.

Dans la vie de la foi, veiller suscite l’espérance, une des plus belles vertus.

Elle nous fait tendre à la sagesse et implique une progression de la qualité de la vie spirituelle.

Mais elle demande un réel investissement de notre part et, en fait, une décision de nous engager dans cette durée.

L’espérance provoque un enracinement de plus en plus profond dans la relation au Christ, source de vie et de lumière.

Nous passons notre vie à rechercher la sagesse qui conduit à Dieu, à travers l’intériorité, la spiritualité, la prière et à travers nos actes qui témoignent, explicitement ou non, de notre proximité du Christ.

La sagesse donne de discerner et de nous rapprocher du Christ et des autres.

L’espérance se construit jour après jour, fondée déjà sur notre conviction intime que le Christ est mort et ressuscité. C’est le fondement de la vie chrétienne.

L’Évangile redit, à travers la parabole des jeunes filles invitées à la noce, la nécessité de prévoir l’arrivée de l’Époux.

Il vient certes. Il est déjà là. Nous avons le désir profond de vivre avec lui, parfois avec nonchalance parce que nous aimons l’immédiat.

Dans la relation humaine et spirituelle, rien n’est immédiat. Tout se reçoit et se donne.

Père Tommy Scholtes, jésuite, Prions en Église Belgique

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 26 Nov - 10:43

dimanche 26 novembre 2017

Solennité du Christ Roi de l'Univers


ÉVANGILE DU JOUR

(Mt 25, 31-46)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’  Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Voir et reconnaître

À l’écoute des lectures de ce jour, il est bien difficile de ne pas se sentir personnellement concerné. Serai-je compté parmi les brebis ou parmi les boucs, à l’heure du jugement ?

Chacun se questionne intérieurement.

Ce faisant, la culpabilité morbide qui sommeille en nous n’est pas loin.

Mais, plutôt que de comptabiliser les oeuvres de miséricorde que nous avons accomplies et de juger nous mêmes de notre salut personnel, il est bon de se rappeler que les Écritures saintes contiennent la parole révélatrice de Dieu.

Dieu se révèle, c’est-à-dire qu’il se communique lui même pour que nous soyons amenés à le reconnaître et à nous voir tels que nous sommes devant lui.

Voir et reconnaître ! Qu’ils aient pris soin des plus vulnérables ou qu’ils s’en soient détournés, les sujets des nations rassemblées n’ont pas vu. Ils n’ont pas vu que Dieu a élu domicile en chacun des plus petits. Ils ne l’ont reconnu ni dans le visage exsangue du malade accompagné, ni dans le migrant secouru ou abandonné sur le bord du chemin.

C’est pourtant dans la plus grande de ces fragilités que se révèle la royauté du Christ. Le roi de gloire est aux côtés de l’humanité oubliée, dans les fossés, aux périphéries de nos vies, là où l’amour a le pouvoir de sauver.

Si les lectures du jour disent avec force l’urgence des oeuvres de miséricorde, elles nous rappellent aussi que Dieu seul accueille en son royaume ceux qu’il a reconnus justes.

Renonçant à gagner notre salut, nous apprendrons à voir avec le regard du Christ et à agir en disciples. Alors nous lui appartiendrons.

Marie-Dominique Trébuchet, enseignante à l’Institut catholique de Paris

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-26-novembre-2017




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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 9 Déc - 20:09

Dimanche 10 décembre 2017

Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 1 : 1 à 8

« Rendez DROITS les SENTIERS du SEIGNEUR »

Commencement de l’Évangile de JÉSUS,
CHRIST, FILS de DIEU.
Il est écrit dans Isaïe, le Prophète :
Voici que J’envoie mon messager en avant de TOI,
pour ouvrir Ton CHEMIN.
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le CHEMIN du SEIGNEUR,
rendez DROITS ses SENTIERS.
Alors Jean, celui qui baptisait,
parut dans le désert.
Il proclamait un baptême de conversion
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,
en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau,
avec une ceinture de cuir autour des reins ;
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait :
« Voici venir derrière moi
CELUI qui est PLUS FORT que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de Ses Sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
LUI vous baptisera dans l’ESPRIT SAINT. »


Le Seigneur vient
Et alors, c’est pour quand ? Dans la deuxième lecture de ce dimanche, Pierre fait patienter les chrétiens de l’Église primitive pressés de voir accomplir la promesse du Seigneur.
En fait, soutient l’apôtre (2 P 3, 9), ce n’est pas le Seigneur qui tarde à revenir, mais eux-mêmes, les chrétiens, qui ne sont pas encore prêts à le recevoir.
Car le Seigneur attend d’être reçu par tous, au moment où toute la Création sera tournée vers lui. C’est cela qui hâte son retour glorieux.
Et l’apôtre rappelle à ses destinataires le psaume : « À tes yeux, mille ans sont comme hier, c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit » (Ps 89 [90], 4).
Autrement dit, ce n’est pas le décompte des jours ni des heures qui mesure l’attente du retour du Seigneur, mais la sainteté et la piété avec lesquelles le croyant avance dans la vie. Autre temps, mais toujours une même attente.
La liturgie nous plonge dans l’Avent, temps d’attente et de préparation à la naissance de Jésus. Cependant, ainsi que nous l’affirmons dans chaque eucharistie, le Christ est venu, il est là et il reviendra.
Avec la résurrection du Christ, nous sommes entrés dans une autre dimension du temps et de l’espace. La liturgie nous permet de faire mémoire de la longue attente messianique et de la naissance du Fils de Dieu.
Et en même temps, de cultiver, avec toute l’Église, l’espérance d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle. Au moment de dresser la crèche, de lire et méditer l’Écriture, de poser un geste de solidarité et de partage, d’organiser la fête et de trouver les cadeaux à offrir…
rappelons nous : le Seigneur vient. Il compte sur nous pour hâter sa venue.
Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église
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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 30 Déc - 21:01

dimanche 31 décembre 2017


La Sainte Famille 

Texte de l'Évangile (Lc 2,22-40): Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi: Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple». Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. —Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée—. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.




COMMENTAIRE

«Les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur»

Abbé Joan Ant. MATEO i García
(La Fuliola, Lleida, Espagne)


Aujourd'hui, nous fêtons la Sainte Famille. Notre regard s'étend à tout ce qui entoure le centre de la crèche —Jésus— afin de contempler tout près de Lui, Marie et Joseph. Le Fils éternel du Père passe de sa famille éternelle à sa famille terrestre composée par Marie et Joseph. Quelle importance doit avoir une famille aux yeux de Dieu pour que ce soit la première chose qu'il procure à son Fils sur terre!

Jean Paul II, dans sa lettre apostolique Le Rosaire de la Vierge Marie, a fait remarquer à nouveau l'importance capitale de la famille comme base de l'Église et de la société humaine, et nous exhortait à prier pour la famille et à prier le Rosaire en famille afin de revitaliser cette institution. Si la famille va bien, la société et l'Église iront bien.

L'évangile nous dit que l'Enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse. Jésus a ressenti la chaleur d'une famille qui se construisait à travers les relations réciproques de l'amour. Comme ce serait bon et profitable si nous nous engagions plus à construire notre famille!: en ayant plus d'esprit de sacrifice et de prière, avec amour réciproque avec une plus grande capacité pour comprendre et pardonner. Nous goûterions déjà —comme dans le foyer de Nazareth— le ciel et la terre! De nos jours, la reconstruction de la famille est une des tâches les plus urgentes. Les parents, comme le rappelle le Concile Vatican II, jouent un rôle irremplaçable: «Le rôle des parents est, en effet, de créer une atmosphère familiale, animée par l'amour et la piété envers Dieu et les hommes, qui favorise l'éducation intégrale, personnelle et sociale de leurs enfants». C'est dans le cercle de la famille que nous apprenons le plus important: à être des êtres humains.

Finalement, pour les chrétiens parler de la famille c'est parler de l'Église. L'évangéliste Saint Luc nous dit que les parents de Jésus l'amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Cette offrande est une image de l'offrande du sacrifice du Fils au Père, fruit duquel sont nés les chrétiens. L'approfondissement de cette bienheureuse réalité nous ouvrira l'esprit à une plus grande fraternité et nous conduira à aimer l'Église encore plus.

http://evangeli.net/evangile/jour/2017-12-31

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 6 Jan - 19:18

Dimanche 7 janvier 2018

Épiphanie du Seigneur, Solennité

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12.
[size=36]J
ésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem[/size]

et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »


En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.


Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »


Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »


Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.


Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.


Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.



Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Vie cachée et Epiphanie (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 245)



[ltr]« Le Christ est notre paix : d'Israël et des païens il a fait un seul peuple ; par sa chair il a fait tomber le mur de la haine qui les séparait » (Ep 2,14) [/ltr]


[ltr]       Les personnes réunies autour de la crèche nous offrent déjà une image de l'Église et de son déploiement. Les représentants de l'ancienne lignée royale à qui était promis le Sauveur du monde et les représentants du peuple croyant font le lien entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Les rois du lointain Orient figurent les peuples païens qui devaient recevoir le salut de Juda (Jn 4,22). Ainsi, « l'Église issue des Juifs et des païens » est déjà présente ici.

      À la crèche, les rois mages sont les représentants des chercheurs de Dieu de tous pays et de toutes nations. La grâce les a conduits avant même qu'ils n'appartiennent à l'Église visible. [/ltr]



[ltr]Un pur désir de la vérité les habitait, qui ne s'en tenait pas aux limites des enseignements et des traditions de leurs pays. Parce que Dieu est vérité et qu'il veut se laisser trouver par ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Jr 29,13), l'étoile devait tôt ou tard briller aux yeux de ces sages pour leur indiquer le chemin vers la vérité. C'est ainsi qu'ils se sont retrouvés devant la Vérité faite homme, qu'ils se prosternent en l'adorant et déposent à ses pieds leur couronne car, comparées à elle, toutes les richesses du monde ne sont qu'un peu de poussière. [/ltr]

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20180107

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 14 Jan - 18:09

Dimanche 14 janvier 2018

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,35-42.
[size=36]En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.[/size]


COMMENTAIRE

Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon à la louange de saint André, 4  ; PG 28,1105 (trad. Orval rev.)



[ltr]« Nous avons trouvé le Messie »[/ltr]



[ltr]      Prenant Pierre avec lui, André conduit au Seigneur son frère selon la nature et le sang pour qu'il devienne disciple comme lui ; c'est le premier exploit d'André. Il fait croître le nombre des disciples ; il y introduit Pierre, en qui le Christ trouvera le chef de ses disciples. C'est si vrai que lorsque, plus tard, Pierre aura une conduite admirable, il la devra à ce qu'André avait semé. La louange adressée à l'un rejaillit également sur l'autre, car les biens de l'un appartiennent à l'autre, et l'un se glorifie des mérites de l'autre.

      Quelle joie Pierre a procurée à tous lorsqu'il a répondu tout de suite à la question du Seigneur, rompant le silence embarrassé des disciples ! ... Pierre seul a prononcé ces paroles : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Il parlait au nom de tous ; en une phrase, il proclamait le Sauveur et son dessein de salut. Comme cette proclamation s'accorde bien avec celle d'André ! Les paroles qu'André avait dites à Pierre lorsqu'il l'avait conduit au Christ –- « Nous avons trouvé le Messie » — le Père céleste les confirme lorsqu'il les inspire lui-même à Pierre (Mt 16,17) : « Tu es le Messie, le Christ, le fils du Dieu vivant. »


[/ltr]


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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 14 Jan - 18:14


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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 27 Jan - 21:35

Dimanche 28 janvier 2018

Évangile (Mc 1,21-28): Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier: «Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu». Jésus l'interpella vivement: «Silence ! Sors de cet homme». L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient: «Qu'est-ce que cela veut dire? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent». Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


COMMENTAIRE

«Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité!»

Abbé Jordi CASTELLET i Sala
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le Christ nous adresse son cri énergique, sans doute et avec autorité: "Tais toi et sors de cet homme" (Mc 1,25). Il le dit aux esprits mauvais qui vivent en nous et qui ne nous laissent pas être libres, tels que Dieu nous a crées et voulus.

Vous avez peut-être remarqué que la première règle que les fondateurs des ordres religieux ont fixée dans la vie communautaire est le silence: dans une maison où on doit prier, le silence et la contemplation doivent régner. Comme le dit le proverbe: «le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien». C'est pour cela que le Christ ordonne à l'esprit du mal de se taire, car son obligation est de se rendre face à Celui qui est la Parole, qui «s'est fait chair, et a habité parmi nous» (Jn 1,14).

Mais il est certain qu'un sentiment de suffisance peut se mêler à l'admiration que nous éprouvons pour le Seigneur, de telle façon que nous arrivions à penser ce que Saint Augustin disait dans ses propres confessions: «Seigneur, rends-moi chaste, mais pas tout de suite». Car la tentation est forte de laisser notre propre conversion pour plus tard puisque maintenant elle ne cadre pas avec nos plans personnels.

L'appel à suivre Jésus-Christ sans concession est pour ici et maintenant, pour que son Règne qui a du mal à se faire un passage parmi nous devienne possible. Il connaît notre tiédeur, il sait que nous ne nous efforçons pas suffisamment pour suivre l'Evangile mais que nous voulons temporiser, aller comme ci comme ça, vivre sans rechigner et sans se presser.

Le mal ne peut pas cohabiter avec le bien. La vie sainte n'autorise pas le péché. «Nul ne peut servir deux seigneurs; car il haïra l'un et aimera l'autre» (Mt, 6,24) dit Jésus-Christ. Réfugions-nous dans l'arbre saint de la Croix afin que son ombre se projette sur notre vie, et laissons-Le nous consoler, nous faire comprendre le pourquoi de notre existence et nous concéder une vie digne d'Enfants de Dieu.

http://evangeli.net/evangile/jour/2018-01-28

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 3 Fév - 21:32

4 février 2018

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.
[size=36]E[/size]n ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.


COMMENTAIRE

aint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 1 pour l'Avent, 7-8 (trad. Orval)



[ltr] « Jésus la prit par la main et la fit lever »[/ltr]


[ltr]       Quelle condescendance de Dieu qui nous cherche, et quelle dignité de l'homme ainsi recherché ! ... « Qu'est-ce donc que l'homme, Seigneur, pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention ? » (Jb 7,17) Je voudrais bien savoir pourquoi Dieu a voulu venir lui-même à nous et pourquoi ce n'est pas plutôt nous qui sommes allés à lui. Car c'est notre intérêt qui est en cause. Ce n'est pas l'habitude des riches d'aller chez les pauvres, même quand ils ont l'intention de leur faire du bien. C'était à nous qu'il convenait d'aller vers Jésus. Mais un double obstacle nous en empêchait : nos yeux étaient aveugles et lui habite une lumière inaccessible ; nous gisions paralysés sur notre grabat, incapables d'atteindre la grandeur de Dieu. C'est pourquoi notre très bon Sauveur et le médecin de nos âmes est descendu de sa hauteur et a tempéré pour nos yeux malades l'éclat de sa gloire. Il s'est revêtu comme d'une lanterne, je veux dire de ce corps lumineux et pur de toute souillure qu'il a assumé. [/ltr]

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 7 Avr - 22:22

8 avril 2018




 



Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31.
[size=36]C
’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. [/size]


COMMENTAIRE

La foi, une grâce de la Divine Miséricorde


La vision idyllique de la première communauté chrétienne nous fait percevoir que notre foi en Jésus se nourrit de la foi de l’Église et, en retour, elle nourrit la foi de l’Église. Notre foi en Jésus, qui nous fait participer à la communion de l’Église, a besoin, pour s’approfondir et pour grandir, de la fréquentation de nos frères. Dans sa résurrection, le Christ nous entraîne dans l’édification de son corps mystique qu’est l’Église. C’est d’un même mouvement que le corps singulier de Jésus de Nazareth reçoit la vie plus forte que la mort et que son corps mystique, l’Église, est formé, grandit et se déploie dans toute l’humanité. Le baptême, par notre agrégation au corps mystique du Christ et par le don de la foi, nous fait entrer dans
le mouvement de cette résurrection. Thomas nous est précieux : il nous conduit à comprendre que nous sommes bienheureux de mettre en Jésus notre foi alors que nous ne l’avons pas vu. Il a voulu vérifier le dire des apôtres ; ce faisant, son hésitation s’est révélée être de l’ordre du péché : avec ses doigts et sa main, il réitère la crucifixion du Seigneur. Et le Seigneur se livre à Thomas pour l’arracher à sa non-foi. La grâce de la foi est Divine Miséricorde. C’est une grâce de
l’amour miséricordieux de Dieu que, malgré nos péchés et l’endurcissement de notre coeur, malgré notre entêtement, nous puissions cependant croire en Jésus, croire qu’il est le Christ, le Fils de Dieu. Par notre foi, nous accueillons la vie que Dieu veut nous donner, la vie plus forte que le péché et plus forte que la mort.

Père Emmanuel Schwab, curé de la paroisse Saint-Léon (Paris)

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 15 Avr - 13:44

dimanche 15 avril

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48.


En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »



COMMENTAIRE

Surprenant Jésus Christ
« Pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre coeur ? »

Le Ressuscité interpelle ses disciples dans le deuil et la déception.

Des hommes et des femmes désorientés devant ce qui semble être effectivement la résurrection du Maître, là, présent parmi eux.

Ceux qui rentrent d’Emmaüs en ont fait l’expérience mais manifestement, ils retombent dans le piège. Pourquoi ces pensées ?

Non, le Ressuscité n’est pas un esprit. Il a un corps, ils peuvent le toucher, il mange.
Autre temps autres moeurs, l’état d’esprit des disciples d’aujourd’hui n’est pas le même.

Le monde virtuel nous a habitués à des morts qui se relèvent. L’intelligence artificielle repousse chaque fois plus loin les limites du vivant. La technologie fait tellement de miracles !

Et pour nous, qu’éveille en nous la Résurrection ?

doute ? crainte ? indifférence ? lassitude ?

Car certains parmi nous sont pris dans la routine : routine de la pratique, de la célébration des sacrements, de l’assiduité à des sermons.

Toujours pareil. Nous sommes trop habitués à rencontrer le Christ dans la liturgie, la prière, la pastorale, le service des pauvres… et parfois nous oublions qu’il nous cherche aussi ailleurs.

Le Christ nous surprend comme il a surpris ses disciples.

Le pape François, au début de son pontificat, nous a beaucoup interpellés sur notre capacité à nous laisser dérouter par Dieu, à le laisser entrer dans nos vies, à nous laisser bouleverser par sa présence.

Avons-nous encore un coeur blessé, capable de pleurer avec celui qui pleure, capable de se réjouir avec celui qui est dans la joie ?

Le Ressuscité nous rend vivants.

Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Égl

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Aujourd'hui à 5:44

dimanche 22 avril 2018











L'ÉVANGILE DU JOUR



« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)



En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis. 


Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. 



Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. 



Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, 



comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. 



J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. 



Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau. 



Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. » 






MÉDITER AVEC LES CARMES









Jésus aimait à comparer ceux et celles qui venaient à lui à des brebis sans berger (Mc 6,34; Mt 9,32), égarées et retrouvées (Mt 18,12; Lc 15,3-7), ou encore à des brebis choisies, par opposition aux chèvres noires (Mt 26,32); et il se voyait lui-même comme le berger type, le berger modèle : le « bon berger ».


À ses yeux, le propre du vrai berger est qu'il est prêt à donner sa vie. C'est bien pourquoi, le soir du Jeudi Saint, sur la route de Gethsémani, Jésus, citant le prophète Zacharie (13,7), avertit ses disciples en disant : « Tous, vous allez tomber, car il est écrit : "Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées". Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée » (Mc 14,27-28. Mt 26,31).



Face au danger, Jésus ne fuira pas comme un mercenaire. Il mourra à son poste ; mais sa mort sera une victoire, et, de nouveau vivant, il rassemblera ses brebis un instant dispersées par le chagrin et le doute.
Même en dehors de ce moment d'héroïsme, Jésus conçoit son rôle d'une manière très personnalisée. Le vrai berger, en effet, « connaît ses brebis, et les brebis le connaissent », et cette réciprocité de connaissance est aussi une réciprocité d'amour, analogue à celle qui unit Jésus à son Père.



Jésus se décrit donc lui-même comme le Pasteur qui connaît toutes ses brebis et chacune par son nom. Toutes écoutent sa voix et reconnaissent sa voix.



Chacune est appelée, chacun reçoit son nom, chacune est conduite, mais parmi toutes. Il n'y a pas de laissées pour compte parmi les brebis de Jésus. Forte ou chétive, chacune aura, si elle le veut, « la vie en abondance ». Mais aucune ne pourra chercher la vie en dehors du troupeau.


Le troupeau de Jésus sera donc, pour chacune, le lieu de l'accueil et le lieu du devoir, le lieu de la liberté et le lieu de la responsabilité.


Assurée d'avoir tout son prix aux yeux du Pasteur, chaque brebis sera sans cesse réinsérée par lui dans le troupeau, le seul lieu où se trouvent celles qu'il aime, le seul lieu où l'on peut vivre quand on le suit et qu'on l'aime.



Un troisième trait du Bon Pasteur selon Jésus est qu'il est berger universel.



Certes, il repart tous les matins avec les brebis de l'enclos, mais il regarde sans cesse plus loin, vers d'autres brebis qui déjà lui appartiennent et qu'il veut, elles aussi, conduire à la vie.



Impossible, par conséquent, de réserver l'amour du pasteur aux seules brebis de l'enclos. On n'est digne de lui que si avec lui on regarde au loin, que si l'on fait place, en route et dans l'enclos, aux brebis inconnues dont il a dit le nom et qui sont accourues en écoutant sa voix.



Si l'on suit ce berger, il faut sans cesse accueillir, sans cesse apprendre d'autres noms, chemin faisant.



Si l'on aime ce berger, il faut le rejoindre dans le don de lui-même. Alors, dans les moments où l'on nous arrache notre liberté, notre honneur, notre temps, aux jours où il est dur d'aimer, de pardonner et de servir, le réflexe du Bon Berger nous rend la joie du premier jour :



« Ma vie, personne ne me la prend : c'est moi qui la donne ».



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