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 Evangile du dimanche et commentaire

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Espérance

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MessageSujet: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 29 Oct - 10:23

dimanche 29 octobre 2017

Matthieu (22, 34‑40)

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »


Aimer Dieu, c’est aimer ceux qu’il aime

Nous connaissons la manière dont Jésus lie les deux grands commandements :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». « Ils sont semblables» (cf. Mt 22, 39), dit-il.

Saint Jean développe :

« Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas » (1 Jn 4, 20).

Cette articulation mérite d’être creusée.

Que signifie aimer Dieu ?

La suite du premier commandement nous donne une première indication : « Vous observerez avec soin les commandements du Seigneur votre Dieu », puis : « Tu feras ce qui est droit et bon aux yeux du Seigneur » (Dt 6, 17. 18).

Il s’agit d’entrer dans le projet de Dieu. Aimer Dieu, c’est aimer ce qu’il aime et ce qu’il veut.

C’est épouser son dessein bienveillant. Ce dernier se révèle en Jésus Christ. Son incarnation, sa mort et sa résurrection nous disent la valeur inestimable qu’a tout homme aux yeux de Dieu, puisque tout homme est celui pour qui Jésus a livré sa vie.

En entrant, par un amour sincère, dans le dessein d’amour du Père, nous sommes conduits immanquablement, à cause de ce que l’on pourrait appeler un partage de vue, à regarder notre prochain dans l’amour que Dieu lui porte.

« L’amour du prochain […] consiste précisément dans le fait que j’aime aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n’apprécie pas ou que je ne connais même pas. Cela ne peut
se réaliser qu’à partir de la rencontre intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour aller jusqu’à toucher le sentiment » (Deus caritas est n°18, Benoît XVI). 

Père Emmanuel Schwab, curé de la paroisse Saint-Léon (Paris)

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise

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MessageSujet: 1er Novembre : Fête de la Toussaint   Mar 31 Oct - 17:36

Fête de la Toussaint

(Mt 5,1-12a):

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

Regarder l’amour du Père

Nous ne fêtons pas les saints pour ce qu’ils ont d’unique et d’irremplaçable, mais pour leur universalité.

Leurs vies particulières sont les écrins d’un don que Dieu fait à tous les hommes : l’appeler Père. Les saints manifestent l’amour d’un Dieu qui nous appelle ses enfants.

« Bien aimés, dit saint Jean dans sa lettre, dès maintenant nous sommes enfants de Dieu mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. »

Nous sommes déjà fils et filles de Dieu, mais pas encore pleinement habités par son amour.

Les saints tournent notre regard vers le très grand amour du Père jusqu’au moment où « nous le verrons tel qu’il est ».

Et, voyant l’amour de Dieu pleinement, les saints lui sont semblables et deviennent ses enfants. La vie des ceux que nous fêtons aujourd’hui éclaire le face-à-face avec Dieu qui nous attend, manifestation des entrailles de l’amour du Père.

L’Apocalypse nous dévoile un pan de ce face-à-face. Il l’élargit à « une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer ».

Cette foule nous sort de nos particularismes et de notre désir d’intimité exclusive.

Par son regard tourné vers l’Agneau, elle nous ouvre à l’universel de « toutes nations, tribus, peuples et langues ».

Le Christ est venu pour sauver tous les hommes.

Heureux ceux qui l’accueillent ! Pauvre de coeur, doux, assoiffé de justice, miséricordieux ou artisan de paix, chaque saint creuse dans sa vie un sillon.

Il participe au bouquet des Béatitudes. La promesse qui leur est faite est notre aiguillon du jour :

« Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse. » Le Fils est l’aîné d’une multitude de saints.

Père Nicolas Tarralle, assomptionniste

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Mar 31 Oct - 17:39


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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 4 Nov - 19:45

Dimanche 5 novembre 2017

saint Matthieu 23,1-12.

En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.

Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.

Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;

ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.

Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.

Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »


S’abaisser et devenir serviteur

Sommes-nous de ceux qui pensent qu’être chrétien, c’est suivre un catalogue de bonne conduite ? Cocher chaque case d’une liste de choses à faire ?

Les lectures de ce dimanche ouvrent un autre chemin.

À l’époque du prophète Malachie, il semble que la confusion règne autour de la Loi, au point d’avoir fait oublier que Dieu est l’unique, Père et Créateur. Au temps de Jésus, il apparaît urgent de rappeler aux foules et aux disciples qu’ils n’ont qu’un seul Père, Dieu, et qu’un seul Maître, le Christ, quitte à caricaturer les scribes et les pharisiens du moment.

L’Apôtre Paul identifie l’expérience spirituelle des chrétiens de Thessalonique : ils ont accueilli la parole de Dieu pour ce qu’elle est, une parole à l’œuvre chez les croyants.

Avec eux, il nous revient d’emprunter ce chemin, celui de l’accueil de la parole de Dieu, autrement dit, du Christ et par lui, du Père et de l’Esprit.

Ainsi, laisser agir la Parole en nous-mêmes équivaut à prendre le chemin du Fils : s’abaisser et devenir serviteur. « S’abaisser », c’est vivre pleinement notre condition humaine, avec ses conquêtes scientifiques et ses désirs de mieux-être, avec ses échecs et ses paradoxes.

Mais il n’y a pas d’abaissement sans l’humilité de reconnaître que la vie appartient à Dieu.

Aussi, « devenir serviteur », suppose de placer toutes les dimensions de notre vie – relationnelle, économique, socio-politique, écologique – dans l’espérance de l’accomplissement du royaume de Dieu.

Un « serviteur » s’informe, considère et assume l’impact de ses actions. Alors ? Un catalogue de bonne conduite ? Oui, mais s’il est le fruit de l’Esprit de Dieu.

Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-5-novembre

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 11 Nov - 19:57

dimanche 12 novembre 2017

saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :

« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.

Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :

les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.

Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”

Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.

Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”

Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”

Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.

Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »


Veillez !

Les veillées sont faites pour durer.

Souvenons-nous des feux de camp de notre jeunesse.Nous ne souhaitions pas en voir la fin.

Et les soirées en famille ou entre amis peuvent durer.

Veiller n’est pas un mot à la mode aujourd’hui.

Nous sommes plutôt dans l’immédiateté que dans l’attente. La communication est immédiate par Internet et les réseaux sociaux.

Les files d’attentes semblent interminables.

Dans la vie de la foi, veiller suscite l’espérance, une des plus belles vertus.

Elle nous fait tendre à la sagesse et implique une progression de la qualité de la vie spirituelle.

Mais elle demande un réel investissement de notre part et, en fait, une décision de nous engager dans cette durée.

L’espérance provoque un enracinement de plus en plus profond dans la relation au Christ, source de vie et de lumière.

Nous passons notre vie à rechercher la sagesse qui conduit à Dieu, à travers l’intériorité, la spiritualité, la prière et à travers nos actes qui témoignent, explicitement ou non, de notre proximité du Christ.

La sagesse donne de discerner et de nous rapprocher du Christ et des autres.

L’espérance se construit jour après jour, fondée déjà sur notre conviction intime que le Christ est mort et ressuscité. C’est le fondement de la vie chrétienne.

L’Évangile redit, à travers la parabole des jeunes filles invitées à la noce, la nécessité de prévoir l’arrivée de l’Époux.

Il vient certes. Il est déjà là. Nous avons le désir profond de vivre avec lui, parfois avec nonchalance parce que nous aimons l’immédiat.

Dans la relation humaine et spirituelle, rien n’est immédiat. Tout se reçoit et se donne.

Père Tommy Scholtes, jésuite, Prions en Église Belgique

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 26 Nov - 10:43

dimanche 26 novembre 2017

Solennité du Christ Roi de l'Univers


ÉVANGILE DU JOUR

(Mt 25, 31-46)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’ Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’ Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’  Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Voir et reconnaître

À l’écoute des lectures de ce jour, il est bien difficile de ne pas se sentir personnellement concerné. Serai-je compté parmi les brebis ou parmi les boucs, à l’heure du jugement ?

Chacun se questionne intérieurement.

Ce faisant, la culpabilité morbide qui sommeille en nous n’est pas loin.

Mais, plutôt que de comptabiliser les oeuvres de miséricorde que nous avons accomplies et de juger nous mêmes de notre salut personnel, il est bon de se rappeler que les Écritures saintes contiennent la parole révélatrice de Dieu.

Dieu se révèle, c’est-à-dire qu’il se communique lui même pour que nous soyons amenés à le reconnaître et à nous voir tels que nous sommes devant lui.

Voir et reconnaître ! Qu’ils aient pris soin des plus vulnérables ou qu’ils s’en soient détournés, les sujets des nations rassemblées n’ont pas vu. Ils n’ont pas vu que Dieu a élu domicile en chacun des plus petits. Ils ne l’ont reconnu ni dans le visage exsangue du malade accompagné, ni dans le migrant secouru ou abandonné sur le bord du chemin.

C’est pourtant dans la plus grande de ces fragilités que se révèle la royauté du Christ. Le roi de gloire est aux côtés de l’humanité oubliée, dans les fossés, aux périphéries de nos vies, là où l’amour a le pouvoir de sauver.

Si les lectures du jour disent avec force l’urgence des oeuvres de miséricorde, elles nous rappellent aussi que Dieu seul accueille en son royaume ceux qu’il a reconnus justes.

Renonçant à gagner notre salut, nous apprendrons à voir avec le regard du Christ et à agir en disciples. Alors nous lui appartiendrons.

Marie-Dominique Trébuchet, enseignante à l’Institut catholique de Paris

http://www.prionseneglise.fr/Dimanche-en-eglise/Dimanche-26-novembre-2017




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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 9 Déc - 20:09

Dimanche 10 décembre 2017

Évangile de JÉSUS-CHRIST selon Saint Marc 1 : 1 à 8

« Rendez DROITS les SENTIERS du SEIGNEUR »

Commencement de l’Évangile de JÉSUS,
CHRIST, FILS de DIEU.
Il est écrit dans Isaïe, le Prophète :
Voici que J’envoie mon messager en avant de TOI,
pour ouvrir Ton CHEMIN.
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le CHEMIN du SEIGNEUR,
rendez DROITS ses SENTIERS.
Alors Jean, celui qui baptisait,
parut dans le désert.
Il proclamait un baptême de conversion
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,
en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau,
avec une ceinture de cuir autour des reins ;
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait :
« Voici venir derrière moi
CELUI qui est PLUS FORT que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de Ses Sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
LUI vous baptisera dans l’ESPRIT SAINT. »


Le Seigneur vient
Et alors, c’est pour quand ? Dans la deuxième lecture de ce dimanche, Pierre fait patienter les chrétiens de l’Église primitive pressés de voir accomplir la promesse du Seigneur.
En fait, soutient l’apôtre (2 P 3, 9), ce n’est pas le Seigneur qui tarde à revenir, mais eux-mêmes, les chrétiens, qui ne sont pas encore prêts à le recevoir.
Car le Seigneur attend d’être reçu par tous, au moment où toute la Création sera tournée vers lui. C’est cela qui hâte son retour glorieux.
Et l’apôtre rappelle à ses destinataires le psaume : « À tes yeux, mille ans sont comme hier, c’est un jour qui s’en va, une heure dans la nuit » (Ps 89 [90], 4).
Autrement dit, ce n’est pas le décompte des jours ni des heures qui mesure l’attente du retour du Seigneur, mais la sainteté et la piété avec lesquelles le croyant avance dans la vie. Autre temps, mais toujours une même attente.
La liturgie nous plonge dans l’Avent, temps d’attente et de préparation à la naissance de Jésus. Cependant, ainsi que nous l’affirmons dans chaque eucharistie, le Christ est venu, il est là et il reviendra.
Avec la résurrection du Christ, nous sommes entrés dans une autre dimension du temps et de l’espace. La liturgie nous permet de faire mémoire de la longue attente messianique et de la naissance du Fils de Dieu.
Et en même temps, de cultiver, avec toute l’Église, l’espérance d’un ciel nouveau et d’une terre nouvelle. Au moment de dresser la crèche, de lire et méditer l’Écriture, de poser un geste de solidarité et de partage, d’organiser la fête et de trouver les cadeaux à offrir…
rappelons nous : le Seigneur vient. Il compte sur nous pour hâter sa venue.
Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église
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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 30 Déc - 21:01

dimanche 31 décembre 2017


La Sainte Famille 

Texte de l'Évangile (Lc 2,22-40): Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi: Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple». Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. —Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée—. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.




COMMENTAIRE

«Les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur»

Abbé Joan Ant. MATEO i García
(La Fuliola, Lleida, Espagne)


Aujourd'hui, nous fêtons la Sainte Famille. Notre regard s'étend à tout ce qui entoure le centre de la crèche —Jésus— afin de contempler tout près de Lui, Marie et Joseph. Le Fils éternel du Père passe de sa famille éternelle à sa famille terrestre composée par Marie et Joseph. Quelle importance doit avoir une famille aux yeux de Dieu pour que ce soit la première chose qu'il procure à son Fils sur terre!

Jean Paul II, dans sa lettre apostolique Le Rosaire de la Vierge Marie, a fait remarquer à nouveau l'importance capitale de la famille comme base de l'Église et de la société humaine, et nous exhortait à prier pour la famille et à prier le Rosaire en famille afin de revitaliser cette institution. Si la famille va bien, la société et l'Église iront bien.

L'évangile nous dit que l'Enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse. Jésus a ressenti la chaleur d'une famille qui se construisait à travers les relations réciproques de l'amour. Comme ce serait bon et profitable si nous nous engagions plus à construire notre famille!: en ayant plus d'esprit de sacrifice et de prière, avec amour réciproque avec une plus grande capacité pour comprendre et pardonner. Nous goûterions déjà —comme dans le foyer de Nazareth— le ciel et la terre! De nos jours, la reconstruction de la famille est une des tâches les plus urgentes. Les parents, comme le rappelle le Concile Vatican II, jouent un rôle irremplaçable: «Le rôle des parents est, en effet, de créer une atmosphère familiale, animée par l'amour et la piété envers Dieu et les hommes, qui favorise l'éducation intégrale, personnelle et sociale de leurs enfants». C'est dans le cercle de la famille que nous apprenons le plus important: à être des êtres humains.

Finalement, pour les chrétiens parler de la famille c'est parler de l'Église. L'évangéliste Saint Luc nous dit que les parents de Jésus l'amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. Cette offrande est une image de l'offrande du sacrifice du Fils au Père, fruit duquel sont nés les chrétiens. L'approfondissement de cette bienheureuse réalité nous ouvrira l'esprit à une plus grande fraternité et nous conduira à aimer l'Église encore plus.

http://evangeli.net/evangile/jour/2017-12-31

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Sam 6 Jan - 19:18

Dimanche 7 janvier 2018

Épiphanie du Seigneur, Solennité

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2,1-12.
[size=36]J
ésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem[/size]

et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »


En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.


Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
‘Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël.’ »


Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »


Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.


Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.


Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.



Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Vie cachée et Epiphanie (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 245)



[ltr]« Le Christ est notre paix : d'Israël et des païens il a fait un seul peuple ; par sa chair il a fait tomber le mur de la haine qui les séparait » (Ep 2,14) [/ltr]


[ltr]       Les personnes réunies autour de la crèche nous offrent déjà une image de l'Église et de son déploiement. Les représentants de l'ancienne lignée royale à qui était promis le Sauveur du monde et les représentants du peuple croyant font le lien entre l'ancienne et la nouvelle Alliance. Les rois du lointain Orient figurent les peuples païens qui devaient recevoir le salut de Juda (Jn 4,22). Ainsi, « l'Église issue des Juifs et des païens » est déjà présente ici.

      À la crèche, les rois mages sont les représentants des chercheurs de Dieu de tous pays et de toutes nations. La grâce les a conduits avant même qu'ils n'appartiennent à l'Église visible. [/ltr]



[ltr]Un pur désir de la vérité les habitait, qui ne s'en tenait pas aux limites des enseignements et des traditions de leurs pays. Parce que Dieu est vérité et qu'il veut se laisser trouver par ceux qui le cherchent de tout leur cœur (Jr 29,13), l'étoile devait tôt ou tard briller aux yeux de ces sages pour leur indiquer le chemin vers la vérité. C'est ainsi qu'ils se sont retrouvés devant la Vérité faite homme, qu'ils se prosternent en l'adorant et déposent à ses pieds leur couronne car, comparées à elle, toutes les richesses du monde ne sont qu'un peu de poussière. [/ltr]

http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20180107

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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 14 Jan - 18:09

Dimanche 14 janvier 2018

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,35-42.
[size=36]En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus.
Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.[/size]


COMMENTAIRE

Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque
Sermon à la louange de saint André, 4  ; PG 28,1105 (trad. Orval rev.)



[ltr]« Nous avons trouvé le Messie »[/ltr]



[ltr]      Prenant Pierre avec lui, André conduit au Seigneur son frère selon la nature et le sang pour qu'il devienne disciple comme lui ; c'est le premier exploit d'André. Il fait croître le nombre des disciples ; il y introduit Pierre, en qui le Christ trouvera le chef de ses disciples. C'est si vrai que lorsque, plus tard, Pierre aura une conduite admirable, il la devra à ce qu'André avait semé. La louange adressée à l'un rejaillit également sur l'autre, car les biens de l'un appartiennent à l'autre, et l'un se glorifie des mérites de l'autre.

      Quelle joie Pierre a procurée à tous lorsqu'il a répondu tout de suite à la question du Seigneur, rompant le silence embarrassé des disciples ! ... Pierre seul a prononcé ces paroles : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16,16). Il parlait au nom de tous ; en une phrase, il proclamait le Sauveur et son dessein de salut. Comme cette proclamation s'accorde bien avec celle d'André ! Les paroles qu'André avait dites à Pierre lorsqu'il l'avait conduit au Christ –- « Nous avons trouvé le Messie » — le Père céleste les confirme lorsqu'il les inspire lui-même à Pierre (Mt 16,17) : « Tu es le Messie, le Christ, le fils du Dieu vivant. »


[/ltr]


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MessageSujet: Re: Evangile du dimanche et commentaire   Dim 14 Jan - 18:14


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